Une étude de finalcad pointe les capacités numériques insuffisantes dans la construction

Une étude de finalcad pointe les capacités numériques insuffisantes dans la construction

Selon une étude internationale de Finalcad, 97 % des sociétés de construction reconnaissent avoir des difficultés pour travailler de façon collaborative.






Finalcad, éditeur de logiciels leader du secteur de la construction, publie aujourd'hui les résultats de son étude menée auprès de 400 dirigeants de la construction en France, en Espagne, à Singapour et au Japon dédiée à l'avenir de la construction et de la digitalisation. Cette étude révèle que près de la moitié (47 %) des personnes interrogées estime que le secteur de la construction ne dispose pas des capacités numériques suffisantes pour répondre aux exigences de la ville intelligente.

 

Ce résultat interpelle alors que le développement intelligent ne cesse de prendre de l’ampleur à travers le monde. À titre d'exemple, en prévision des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024, le gouvernement français a déclaré que les nouvelles constructions et installations devraient être durables et « intelligentes ». Pour répondre à cette exigence, les sociétés de construction doivent combler leurs lacunes numériques et, en raison de l'incidence actuelle du COVID-19, accélérer leur transformation digitale dès maintenant, au risque de passer à côté d'importantes opportunités.

 

Le défi de la transformation digitale du secteur de la construction

 

Aujourd’hui, le secteur semble relativement prêt à affronter le défi de la digitalisation : en effet, 95 % des répondants indiquent que leur entreprise est « assez préparée » en matière de collecte de big data et d'adoption des technologies numériques.

 

Des freins qui persistent

 

Certaines barrières demeurent cependant, ainsi 68 % des personnes interrogées affirment que leur principale difficulté, en termes de développement intelligent, est leur incapacité à collecter les données en temps réel. Dans ce domaine, plus d'un quart d'entre elles (28 %) pointe également son inaptitude à créer l’ « empreinte » numérique d'un bâtiment ou d'un actif.

 

Surmonter ces obstacles sera essentiel pour le développement intelligent, mais aussi pour la construction « verte ». Par exemple, la Commission européenne met actuellement en place Level(s), une nouvelle structure qui permettra d'ici fin 2020 d'adopter une nouvelle approche de développement des bâtiments durables. Level(s) encourage les constructeurs, les architectes et les autorités publiques à réfléchir au cycle de vie d'un bâtiment, depuis l'achat des matériaux jusqu'à son éventuelle déconstruction et au recyclage des matériaux. Toutefois, l'étude conclut que les sociétés de construction ne sont pas encore prêtes à adopter ce type d'approche. En effet, nombre d'entre elles ne peuvent pas collecter et communiquer les données concernant la provenance des matériaux (32 %) ni le pourcentage de déchets de matériaux recyclés sur un chantier (42 %).

 

« Le COVID-19 a durement touché le secteur de la construction, et le chiffre d'affaires des entreprises a absorbé le plus gros de l'impact », explique Franck Le Tendre, PDG de Finalcad. « Notre étude montre que les marges bénéficiaires stagnaient déjà à environ 2 % avant le COVID-19. Même si l'extrême difficulté qu'affronte le secteur ne fait aucun doute, elle offre aux sociétés de construction l’opportunité de passer au digital afin d'assurer leur avenir. En privilégiant une digitalisation immédiate, elles seront en mesure de tirer parti des futures tendances telles que les villes intelligentes et la construction verte. Ce faisant, elles pourront jouer leur rôle en contribuant à un futur plus durable, tout en accédant à de nouvelles sources de revenus essentielles à leur relance. »

 

L'étude révèle également que les lacunes de compétences digitales constituent un frein à la transformation digitale pour la plupart des entreprises de construction : 96 % des personnes interrogées estiment que leurs collaborateurs ne disposent pas des aptitudes nécessaires pour utiliser les applications et les outils digitaux dans une certaine mesure.

 

Vers une accélération de la digitalisation pour plus de productivité et d’efficacité

 

Pour relever ce défi, les sociétés de construction doivent investir dans des solutions intuitives privilégiant l'expérience utilisateur et la simplicité d'utilisation. Tous les collaborateurs pourront ainsi utiliser ces nouveaux outils, quelles que soient leurs compétences actuelles. En promouvant l'adoption des outils digitaux grâce à cette approche, la digitalisation s'accélèrera, à l'instar de la productivité, de l'efficacité et de la collaboration entre projets. Compte tenu du fait que 97 % des dirigeants de la construction reconnaissent avoir certaines difficultés pour travailler de façon collaborative et partager facilement des informations, il est particulièrement important de catalyser ce changement.

 

« La réduction des lacunes de compétences digitales jouera un rôle crucial pour contribuer à une collaboration et une communication efficaces dans le secteur de la construction », poursuit Franck Le Tendre. « Il est par ailleurs essentiel de nous remettre des bouleversements causés par le COVID-19, qui a considérablement modifié le fonctionnement des entreprises, dans les bureaux comme sur les chantiers. La création de la première workplace digitale permettra aux sociétés de construction de jeter les bases digitales de leur future réussite. Point crucial, l'environnement de travail digital est de surcroît bien plus attrayant pour les jeunes collaborateurs, étant donné que d'ici 2025, 75 % des professionnels seront des millénials. Cette approche permettra aux entreprises de tirer parti des tendances et des opportunités commerciales post-COVID-19. »

 

Étude Dirigeants Finalcad 2020 : « L'avenir numérique de la construction internationale » est la deuxième partie du rapport qui  vise à analyser la digitalisation de la construction. Pour consulter les résultats complets et télécharger le rapport, cliquez ici.


L'étude a été menée en février et mars 2020 pour Finalcad et réalisée par Coleman Parkes, société indépendante d'études de marché auprès de 400 personnes travaillant dans des entreprises de construction commerciale et résidentielle avec un chiffre d'affaires supérieur à 51 millions de dollars par an en France, en Espagne, à Singapour et au Japon. Au total, 200 responsables de site/directeurs gérant en moyenne 10 sites, et 200 responsables/directeurs de siège ont été interrogés. Sur les chantiers, les répondants étaient des chefs de projet, responsables d'un chantier ; aux sièges, il s’agissait de directeurs d'unité opérationnelle chargés de la construction. (Pour plus de détails, consultez la section « Informations démographiques »).

 


Source : verre-menuiserie.com

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