La fenêtre, source d’énergie de demain ?

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Active, la fenêtre l’est à plus d’un titre et contribue à l’optimisation de la consommation d’énergie par le bâtiment. Pourrait-elle en produire ?



La réponse relève du choix industriel. Si certains produits existent déjà, les avis des différents acteurs du marché restent mitigés.

 

La fenêtre est-elle devenue un élément actif de la transition énergétique ? « La fenêtre au sein d’une façade est un élément majeur de la transition énergétique car en hiver, elle fait entrer la chaleur et la retient, et l’été, elle limite les apports grâce à son vitrage et au facteur solaire », répond Julien Meynadier, chef de produit chez AluK. En ce sens, elle participe à la réduction des consommations d’énergie liées au chauffage et à la climatisation. « Les fenêtres contribuent à capter l’énergie gratuite du soleil. Ces apports sont formellement valorisés depuis la RT 2012 avec la prise en compte des facteurs Sw et TLw. Une fenêtre à ouvrant caché – comme la frappe K-Line – est particulièrement optimale avec la maximisation de la surface vitrée », confirme Olivier Simonin, responsable marketing K-Line. Son rôle, résume Franck Abram, directeur marketing de Gimm Menuiseries et LMF, consiste à « offrir une excellente isolation thermique, une maîtrise des apports solaires, une perméabilité à l’air, une étanchéité durable et une capacité à laisser entrer un maximum de lumière naturelle ». Mais ce n’est pas tout. Pour aller plus loin, suggère-t-il, « l’association de la fenêtre avec un volet roulant intégré et motorisé, (comme la solution Hermétik), transforme l’ensemble en une solution bloc-baie très performante. Ce type d’intégration répond à plusieurs besoins essentiels du confort thermique : isolation améliorée (coefficient d’isolation du coffre pouvant atteindre jusqu’à Uc ≈ 0,68 W/m²·K), protection solaire efficace (les volets peuvent être pilotés automatiquement via des capteurs solaires ou des programmations tenant compte de l’ensoleillement du moment), étanchéité renforcée, confort d’usage et domotique (la performance thermique peut être ajustée en permanence) ».

 


 INTERVIEW 

© SNFA - Nicolas Loppin, directeur technique du SNFA

 

« La véritable transformation réside dans la généralisation de l’automatisation »

 

Nicolas Loppin, directeur technique du SNFA, revient sur le rôle de la fenêtre dans la captation de l’énergie solaire et sur l’importance des solutions intelligentes pour la rendre active. 

 

Quel est le rôle de la fenêtre en matière d’optimisation des consommations énergétiques ?

Les fenêtres jouent un rôle unique car ce sont les seuls composants de l’enveloppe capables de capter gratuitement les apports solaires, qu’il s’agisse de chaleur ou de lumière. 

C’est pourquoi le choix des performances énergétiques et optiques des vitrages est crucial. Il faut trouver le point d’équilibre en considérant les besoins de confort hiver (chauffage), le confort été (refroidissement) et l’accès à la lumière naturelle. Les parois vitrées sont un paramètre important à la diminution des besoins de chauffage, et d’éclairage du bâtiment. Suivant les types de bâtiment, les postes de consommation les plus importants diffèrent, en habitation, c’est le chauffage, et l’éclairage pour les bureaux.

La fenêtre joue également un rôle majeur pour le confort d’été grâce aux protections mobiles extérieures. Par exemple, une fenêtre peut afficher un facteur solaire (Sw) élevé de 0,55 pour capter un maximum d’énergie en hiver, et bénéficier en été, une fois la protection baissée, d’un facteur global (Sw) de 0,15, bloquant ainsi la chaleur à l’extérieur.

En automatisant ces protections solaires à des capteurs de température (extérieure/intérieure) et de luminosité, le bâtiment "réagit" tout seul. Cela garantit une efficacité énergétique maximale sans que l’utilisateur n’ait à y penser.

Une étude du SNFA de 2024 l’a prouvé : sans parois vitrées bien conçues, il est impossible d’atteindre les objectifs de besoin bioclimatique (Bbio) et de confort d’été (seuils DH) de la RE2020. Que ce soit par le choix du vitrage, le type d’ouvrant ou la gestion motorisée des protections.

 

Comment le produit peut-il se transformer pour répondre au mieux aux enjeux : la fenêtre peut-elle produire de l’énergie ? Avec des panneaux photovoltaïques ?

Le rendement d’une paroi vitrée pour produire de la chaleur est très largement supérieur à un système photovoltaïque. En réalité, une fenêtre apporte déjà de l’énergie naturellement par les apports solaires. Intégrer du photovoltaïque au vitrage n’est donc pertinent que si l’on a un surplus de surface vitrée par rapport aux besoins de lumière et de chauffage. Dans ce cas, on utilise des "vitrages photovoltaïques", principalement sur des verrières ou des pergolas.

 

Certains produits apparaissent équipés de vitrage chauffant ?… Quel avenir ?

C’est une technologie pointue qui vise un confort très spécifique. L’idée peut surprendre car on chauffe une paroi en contact direct avec l’extérieur, mais l’avantage est radical : on supprime totalement l’effet de "paroi froide". Cela permet d’augmenter la température ressentie et donc de baisser la consigne de chauffage global de la pièce. Cependant, pour que ce soit réellement efficace, il faut équiper la majorité des vitrages, ce qui rend cette solution aujourd’hui très onéreuse par rapport à un usage classique.

 

Le secteur doit-il se transformer pour accompagner ces innovations ? 

Le défi n’est plus d’inventer de nouvelles solutions, car elles existent déjà, mais de savoir les mettre en œuvre intelligemment. Chaque fenêtre doit être choisie en fonction de l’orientation de la façade et des besoins spécifiques du bâtiment, qu’il s’agisse de bureaux ou de logements.

La véritable transformation réside dans la généralisation de l’automatisation. Nous devons cesser de considérer les fenêtres et les protections solaires comme des éléments passifs. En automatisant l’ouverture des fenêtres pour le rafraîchissement nocturne ou le pilotage des protections solaires selon la course du soleil, on transforme la paroi vitrée en un véritable thermostat intelligent. Le secteur doit donc intégrer ces compétences numériques et de gestion technique du bâtiment (GTB) pour transformer chaque projet en une réussite énergétique concrète.


 

Des innovations restées à la marge

 

Rappelant le rôle initial de la fenêtre et les gains en performance, Maxime Boileau, directeur marketing communication et prescription Rehau Windows Solutions, l’assure : « après l’optimisation des profilés, et fort des résultats, nous revenons aujourd’hui aux fondamentaux en essayant de consommer moins de matière pour les produire. Par essence, la fenêtre est un produit actif ! Le marché se dirigera vers des fenêtres plus autonomes, mais si les nouvelles technologies progressent rapidement, toutes n’atteignent pas le même niveau de maturité ».

 

La fenêtre pourrait-elle devenir elle-même source d’énergie, Olivier Simonin n’y croit pas : « À date, les solutions plus techniques – vitrages photovoltaïques par exemple – restent anecdotiques en raison de leur positionnement et prix élevé, et de la complexité forte à proposer du sur mesure notamment ». 

 

© Bochassy - Fenêtre aluminium Premium Bochassy

 

Les solutions existantes seraient peu utilisées. « Le vitrage photovoltaïque reste une technologie élitiste, il peut se développer dans le tertiaire, mais pas dans le logement collectif. En outre, à l’heure de la décarbonation, générer de l’électricité par le vitrage interroge », estime Maxime Boileau. Il y aurait trop de prérequis, selon lui. En outre, quid de la ventilation ? Éventuellement, « le vitrage photovoltaïque serait envisageable pour des verrières, mais les prix des panneaux intégrés dans des vitrages simples ou isolants sont bien trop onéreux par rapport aux panneaux des ombrières par exemple. Nous sommes sensibles aux vitrages actifs qui adaptent leur facteur solaire et sur l’effet pariétodynamique, cependant, l’absence de référentiels freinent le développement », indique Julien Meynadier. Il semble que le marché ne réponde pas – encore ? – favorablement à ce type d’innovations. Et ce, pour deux raisons, selon Aurélien Forest, président de Bochassy, « un, le coût, le vitrage chauffant existe depuis plusieurs années mais reste trop cher et deux, l’esthétique, ainsi l’intégration des panneaux photovoltaïques à la fenêtre semble disgracieuse ». En revanche, il se dit convaincu par l’avenir « des nouvelles technologies de vitrages de type Eclaz© de Saint-Gobain qui permet de préserver la chaleur à l’intérieur et d’éviter la fournaise l’été, et par l’efficacité de la domotique et des fenêtres connectées ».

 

© Sergio Grazia-Michel Beauvais - Ouvrant Technal de ventilation passif Hôpital de Lyon

 

Chez Technal, Kristel Bariolet, responsable marketing, évoque également les tarifs comme frein au développement des fenêtres chauffantes : « nos châssis peuvent accueillir des vitrages chauffants pour répondre à de nouveaux usages et remplacer les radiateurs, mais il s’agit de systèmes hyper techniques, dont le développement a été freiné par les coûts ». Elle préfère mettre en avant des solutions comme « la gestion intelligente du bâtiment, qui grâce à des détecteurs d’ouverture et fermeture, favorisent la juste consommation : le chauffage se coupe lorsque la fenêtre est ouverte ». Ou encore « la motorisation des châssis à soufflet, permettant une ventilation naturelle (Soleal Next) ». Autre solution proposée par Technal, l’intégration d’un store toile dans la fenêtre : « Le système existe pour une ouverture à la française ou du basculant, et contribue au confort d’été », précise Kristel Bariolet. Enfin, « l’ouvrant "Flap" qui se combine avec un grand fixe, permet de réaliser des projets en grandes dimensions sans compromettre les apports solaires », ajoute-t-elle.

 


Roto fait le pari de la fenêtre chauffante

© Roto® La fenêtre de toit (DST) - Fenêtre de toit chauffante “Designo Heat“

 

C’est à l’occasion du Salon Artibat 2025 que Roto® La fenêtre de toit a dévoilé en avant-première sa fenêtre de toit chauffante "Designo Heat". Innovante, elle transforme la vitre en une source de chaleur. La technologie Designo Heat est disponible sur les châssis en PVC blanc. Elle est proposée sur les modèles Designo R8 et Designo i8. Le dispositif est très simple à installer puisqu’il suffit de le brancher à une prise.

Pour Jérémy Caron, directeur général de Roto® La fenêtre de toit, la fenêtre ne manque pas d’avantages et devient donc multifonctions : « La fenêtre résiste aux intempéries, isole l’habitation, filtre la lumière, permet de réaliser des économies d’énergie grâce aux coefficients thermiques de plus en plus performants, et s’invite même chez Roto à chauffer une pièce grâce au vitrage chauffant ». La Roto Designo Heat s’impose comme une innovation qualitative. « La fenêtre à vitrage chauffant est une solution très innovante et technologiquement très aboutie », déclare-t-il. Le fabricant la présente comme répondant à des cas d’usage pour chauffer des chambres sous combles ou des salles de bains, des pièces dans lesquelles l’espace disponible pour installer des radiateurs traditionnels est limité et où le phénomène de condensation est important. Le système fonctionne grâce à une technologie infrarouge de pointe. Un revêtement invisible appliqué sur la vitre intérieure diffuse, en environ 5 minutes, une chaleur radiante dans toute la pièce. La puissance de chauffage varie selon les dimensions et peut atteindre 363 W. Les caractéristiques techniques de la fenêtre lui permettent également d’être performante au niveau thermique (le coefficient d’isolation thermique de la fenêtre est de 0,99 W/m².K) et acoustique (l’isolation acoustique atteint 38 dB).

« La fenêtre 100 % PVC, avec une part de PVC recyclé, est un produit que nous souhaitons mettre en avant car il est fiable et sans réelle concurrence à ce jour. Prendre la décision d’extruder des vrais profilés 100 % PVC a été un challenge car le marché actuel ne propose pas vraiment ce type de produit ! Mais nos clients le découvrent maintenant et l’accueil est excellent », explique-t-il.

Jérémy Caron considère par ailleurs que les autres suggestions actuelles pour rendre la fenêtre active sont « encore un peu prématurées et nécessitent davantage d’études et d’analyses pour estimer leur fiabilité dans la durée ».

Multifonction ? La fenêtre l’est aussi lorsqu’elle est enrichie par des solutions smarthome. « Il est important de pouvoir proposer aujourd’hui le pilotage de la fenêtre, comme du volet, de réguler le chauffage... même si nous constatons que les habitudes tardent à changer, malgré la qualité des produits », commente-t-il.


 

Des produits plus durables

 

© Caste Industrie - Gamme aluminium

 

Enfin, les préoccupations des industriels semblent se situer ailleurs. « Aujourd’hui, le rôle de la fenêtre dans la transition énergétique passe d’abord par l’utilisation de profils issus de matières recyclées », affirme Matthieu André, directeur commercial de Castes Industrie. « Notre gamme Aluminium, par exemple, est composée à 70 % de matière recyclée, faisant de nos produits une véritable référence en la matière. Nous travaillons également à l’amélioration continue de nos performances thermiques afin d’offrir à nos clients une isolation optimale. L’intégration de vitrages spécifiques sur l’ensemble de nos gammes contribue, entre autres, à renforcer le confort d’été et à limiter le recours à la climatisation », poursuit-il.

 

Un objectif que semble partager les industriels du PVC qui défendent également une fenêtre plus durable…

 


3  questions à 

© Proferm - Léopoldine Dubois, chargée de communication chez Proferm

 

Comment Proferm envisage la fenêtre de demain ?

La fenêtre de demain est celle qui transforme le bâti existant en lieu de vie économe. Notre rôle est de proposer des produits techniquement irréprochables pour maximiser des gains immédiats. La fenêtre est le premier rempart contre le gaspillage énergétique. L’urgence est à la sobriété. Le remplacement des menuiseries constitue un levier majeur : selon l’UFME, changer ses fenêtres permet de réaliser jusqu’à 80 % d’économies d’énergie en appartement et 55 % en maison individuelle.

L’innovation se joue aussi en amont, dès la sélection de la matière. La fenêtre du futur doit être vertueuse de sa naissance à sa fin de vie. Proferm intègre cette dimension écologique en PVC, avec l’utilisation du PVC Greenline Kommerling, une matière stabilisée, certifiée sans plomb et grâce au partenariat avec Technal pour un aluminium bas carbone, composé à 75 % de matières recyclées et 100 % recyclable.

 

© Proferm - Gamme Hybride76

 

Quelles sont vos priorités en matière d’innovation ? 

Notre priorité industrielle cible la performance thermique absolue et accessible. L’innovation chez Proferm se concentre sur l’atteinte des standards de la Maison Passive.

Nos gammes, équipées spécifiquement (notamment en triple vitrage), répondent déjà aux exigences de la Fédération Française de la Construction Passive (FFCP).

L’objectif : une fenêtre si isolante qu’elle rend le besoin de chauffage quasi nul.

La technique : cela passe par des profilés plus épais, des joints d’étanchéité supplémentaires et une maîtrise parfaite de la rupture de pont thermique, comme sur nos gammes Perform et Hybride.

 

Comment positionner l’offre dans un contexte d’incertitudes ?

Dans un contexte économique fluctuant, le consommateur cherche à sécuriser son investissement. L’avenir de la fenêtre ne réside pas dans le gadget, mais dans la pérennité. Proferm y répond par deux engagements forts :

  • le rapport performance/prix : offrir le meilleur coefficient thermique possible pour réduire durablement les factures des ménages ;
  • la longévité : nous combattons l’obsolescence. La structure de nos fenêtres est garantie 15 ans.

 

Quelle fenêtre choisir en 2026 ? 

 

Les offres s’actualisent pour faire davantage place à la transmission lumineuse et au facteur solaire, tout en soignant l’esthétisme et sans négliger les matériaux durables. Tour d’horizon des nouveautés.

 

© Oknoplast - Fenêtre PVC Pilar Oknoplast, vantail dissimulé, poignée centrée et triple joint

 

L’UFME (Union des Fabricants de Menuiseries) a publié un communiqué début février 2026 pour soutenir l’éligibilité aux aides publiques des menuiseries double vitrage de première génération dans le cadre de la rénovation énergétique des logements. L’UFME s’appuie sur une étude menée par TBC Innovations en 2025, selon laquelle plus de 30 % des logements seraient équipés de fenêtres à double vitrage de première génération, installées majoritairement avant les années 2000, et qui possédent des coefficients thermiques Uw compris entre 3 et 4,5 W/m².K, ne répondent plus aux exigences actuelles. « La fenêtre est devenue un composant structurant de l’habitat, au croisement de trois attentes fortes : la performance énergétique, le confort réel au quotidien et l’esthétique de logements plus ouverts et plus lumineux », souligne François Chappuis, responsable marketing et communication d’Oknoplast. « La rénovation énergétique accélère cette évolution. Le remplacement des menuiseries n’est plus un geste isolé, mais une décision qui doit s’inscrire dans une logique globale d’enveloppe du bâtiment, en lien avec l’isolation, la ventilation et la protection solaire », soutient-il. Le secteur innove pour rendre la fenêtre efficace. Et globalement, malgré le contexte, les acteurs du marché semblent confiants. « L’année 2026 risque d’être assez similaire à 2025, même si le marché devrait reprendre un peu de couleurs dans le neuf au second semestre, notamment grâce à la construction de maisons individuelles. L’activité en rénovation semble relativement stable malgré des dispositifs d’incitation moins avantageux », observe Aurélien Forest, président de Bochassy. Ce fabricant lance d’ailleurs plusieurs nouveautés cette année, un coulissant XXL présenté à Artibat, des finitions laquées uniformisées, des paumelles invisibles, des embases minimalistes et annonce une offre de menuiserie connectée avec Somfy (frappe et coulissant) qui devrait être disponible au second trimestre.

 


3  questions à 

 

© Kawneer - Audrey Noguera, responsable marketing produits de Kawneer France

 

© Kawneer - Cécile Houvert, responsable communication de Kawneer France

 

En quoi la fenêtre en aluminium est-elle devenue un élément actif de la transition énergétique ?

La fenêtre n’est plus un simple élément de fermeture : elle devient un acteur majeur de la performance énergétique du bâtiment. Grâce à l’aluminium et aux technologies actuelles, elle contribue activement à réduire les consommations et à améliorer le confort hiver/été.

Les profilés aluminium à rupture de pont thermique, associés à des vitrages haute performance, limitent fortement les déperditions en hiver et protègent de la chaleur en été. C’est essentiel pour diminuer les besoins de chauffage et de climatisation, et respecter l’environnement.

Ensuite, la fenêtre joue un rôle dans la gestion passive de l’énergie : elle maximise les apports solaires gratuits, optimise la lumière naturelle et réduit le recours à l’éclairage artificiel. Notre fenêtre respirante à ouvrant visible Kalory’R en est un bon exemple grâce à ses stores intégrés dans le vitrage.

Enfin, l’aluminium est un matériau durable et recyclable à l’infini, ce qui inscrit nos solutions dans un cycle vertueux à faible impact carbone. Nous sommes en mesure de communiquer sur le taux de recyclage de nos profilés aluminium pour un chantier spécifique et à la demande du client. Nous pouvons fournir une information précise sur la part d’aluminium recyclé utilisée dans les barres mises en œuvre ou à venir.

La fenêtre devient un véritable levier de la transition énergétique : elle améliore l’efficacité du bâtiment, réduit son empreinte environnementale et contribue au confort thermique et lumineux des occupants.

 

© XB - Kawneer - Kalory R 

 

Quid des façades autonomes ?

Kawneer met en avant plusieurs solutions. Tout d’abord, nos solutions pour la gestion des apports solaires, tels que le brise-soleil Kalumen et les volets coulissants et battants Kanisse, viennent effectivement apporter un plus à une façade nue. D’autre part, dans une façade, la fenêtre respirante Kalory’R permet de gérer la ventilation et la qualité de l’air intérieur.

 

Quelles innovations présentez-vous en 2026 ?

En deuxième partie de l’année, nous compléterons notre offre de coulissants Kasting, Special K et Kaptiv avec un galandage mono, bi et tri-rails.

Après avoir lancé notre porte Kanada XXL un vantail, nous lancerons au deuxième semestre sa version en deux vantaux.


 

Sections de profilés réduites 

 

© AluK - Porte repliable PR F80

 

Pour répondre aux attentes de clients exigeants, les industriels orientent leurs efforts vers des fenêtres toujours plus performantes, lumineuses et plus esthétiques. « La nouvelle variante de la frappe Cuzco qui sera disponible à la fin du premier trimestre, bénéficie d’une réduction des sections de profilés, afin de favoriser la surface vitrée », indique Aymeric Reinert, directeur général de Profils Systèmes. Ce gammiste s’est, l’année dernière, prêté au même exercice pour le coulissant. AluK présente sa nouvelle porte repliable PR F80 avec la réduction des masses (bilan CO2 réduit) ainsi que différentes évolutions et améliorations de ses produits.

 

© Prefal - Vision Allure

 

Préfal a communiqué en octobre 2025 sur le lancement de la menuiserie Vision Allure, dont la version Exigence est équipée en standard du bouclier thermique et du vitrage Eclaz Zen (Ug = 1,1 ; transmission lumineuse : 80 % ; chaleur rentrante : 53 %), et affiche les performances suivantes en termes d’isolation et d’étanchéité : Uw jusqu’à 1,4W/m².K ; A*4 E*AE1 200 V*C3. 

 

© Pierret - Levant coulissant Sumtih

 

Pierret est dans les starting-block avec le nouveau Sumith Alu, son levant-coulissant aluminium : « Il atteint un niveau d’étanchéité supérieur à une frappe », promet Jean-François Touillaux, directeur commercial (A4, E750A, VC4). « Ce produit, esthétique, a été développé pour l’exigeant marché luxembourgeois qui est attentif aux économies d’énergie et recherche des baies de grandes dimensions (le standard architectural se situant à 3 m de haut x 5 m de large), tout en étant régi par des normes plus exigeantes que dans les pays limitrophes. Aujourd’hui, nous proposons le meilleur du meilleur en le rendant accessible à des marchés plus traditionnels », argumente-t-il.

 


Dzao® de Profils Systèmes, des menuiseries pour résister aux vents cycloniques

© Profils Systèmes - Dzao®, gamme conçue par Profils Systèmes pour résister aux vents cycloniques

 

La gamme de fenêtres à frappes et coulissants aluminium Dzao®, sans rupture de pont thermique, répond aux exigences réglementaires, issues de l’arrêté du 5 juillet 2024 – entré en vigueur le 1er janvier 2026 – relatif à la classification et à la prise en compte du risque de vents cycloniques pour les bâtiments en Guadeloupe et Martinique.


 

© profine - Warmcore (26 coloris en standard) 

 

Ce qui vaut pour l’aluminium, vaut pour les offres hybrides et le PVC. profine attaque le marché avec Kömmerling Warmcore qui associe un cœur en PVC à des parements intérieur et extérieur en aluminium. « Cette gamme représente une petite révolution, car le cœur PVC est soudé et l’aluminium vient en jonction bord-à-bord », explique Claude Lickel, directeur commercial et marketing profine France. « Les barres sont livrées avec les parements intérieur et extérieur clippés, la fabrication est plus rapide, la fenêtre bénéficie de l’esthétique de l’aluminium et de la performance de son cœur PVC (Uw = 1,3) », argumente-t-il. Après la porte disponible depuis le 1er janvier, l’ouvrant caché devrait l’être en septembre 2027 avec un coulissant. 

 

© Rehau - Titanium Kaledio Cover développée par Rehau

 

Disponible dès le mois de janvier, Titanium Kaleido Cover de Rehau offre une finition aluminium d’une grande finesse (capotage) et cherche à transformer la fenêtre PVC en un ensemble esthétique, moderne et durable. « Ce produit hybride conjugue effet premium et efficacité thermique », se félicite Maxime Boileau. De son côté, Oknoplast lance la commercialisation de Pilar, sa nouvelle fenêtre PVC. « Pilar répond à une attente très marquée du marché : disposer de grandes surfaces vitrées, d’une esthétique minimaliste et de performances élevées, y compris sur des formats de grande dimension. La fenêtre a été conçue pour associer finesse visuelle et stabilité. Sa conception vise à garantir rigidité, étanchéité et durabilité sur des surfaces vitrées ambitieuses. En configuration de référence, ses performances la positionnent dans le segment des fenêtres PVC à haute efficacité énergétique, avec une montée en gamme assumée », commente François Chappuis. Pilar embarque le vitrage 4XGlass et bénéficie d’un coefficient Ug de 0,5. « Cette solution de vitrage, déjà disponible sur Prismatic a été développée pour améliorer le confort thermique ressenti à l’intérieur, en supprimant la sensation de parois froides à proximité des surfaces vitrées. Dans les maisons très ouvertes et fortement vitrées, cette approche permet une température perçue plus homogène dans la pièce et répond à une attente croissante des occupants sur le confort réel, au-delà des seuls indicateurs réglementaires », précise François Chappuis. Avec son design carré et ses angles droit, un vantail dissimulé derrière le dormant (une parclose plate ne dépasse du dormant que de 5 mm), sa poignée centrée, Pilar affiche un style industriel. « Nous réservons Pilar à nos partenaires premium, ce produit leur permettra de se différencier et de se positionner face à l’aluminium », assure-t-il. 

 


3  questions à 

© Deceuninck - Christelle Eckert, responsable marketing et communication Deceuninck

 

Comment la fenêtre Elegant Infinity Thermofibra répond-elle aux enjeux environnementaux ?

Par son design et sa conception, la fenêtre Elegant Infinity Thermofibra a tout pour répondre aux attentes de protection environnementale et de transition énergétique. Suivant son équipement en vitrage, le coefficient thermique Uw d’une menuiserie 1 250 x 1 480 mm peut atteindre 0.7 W/m².k. La menuiserie est isolante, elle permet ainsi une baisse de consommation de chauffage, d’où une préservation des ressources. Menuiserie hybride, composée de fibre de verre dans l’ouvrant (200 000 mètres de fibres de verre par mètre de profilé) et de renfort thermique dans le dormant, elle évite toute recours à des renforts métalliques et réduit son empreinte carbone. D’autant qu’elle est plus légère qu’une menuiserie standard, elle est plus facile à transporter et à manipuler. 

D’autre part, les profilés de cette gamme sont coextrudés. 

Deceuninck a la particularité de fonctionner en circuit fermé. Grâce à son entité de recyclage belge, les chutes de production et anciens châssis sont collectés, rebroyés, recyclés et la matière ainsi obtenue est réintroduite dans les profils. C’est l’économie circulaire dans toute sa splendeur ! 

En 2025, les sites français et belge ont obtenu la certification Recyclass ; preuve de notre qualité de recyclage et de sa traçabilité.

 

© Deceuninck - Elegant Infinity Thermofibra 

 

Quel avenir pour les innovations dans un contexte d’incertitudes économiques & géopolitiques ? 

Les incertitudes sur l’accès aux matières premières, leur coût, leur origine géopolitique transforment l’économie circulaire en levier de souveraineté industrielle. Les industriels recherchent notamment une augmentation des taux de recyclé et travaillent une écoconception dès la phase R&D. Ils s’interrogent également sur la démontabilité et la fin de vie des produits. À court terme, l’innovation ne sera pas "100 % biosourcée", mais plus locale, plus sobre, plus traçable. Les industriels capables de prouver (et non seulement déclarer) ces engagements garderont un avantage compétitif, notamment auprès des acteurs publics et des majors du bâtiment.

 

Quelle est votre feuille de route pour 2026 ?

En 2026, nous allons pouvoir communiquer sur les résultats de la fiche FDES de la gamme Elegant

Nous continuons notre focus sur la nouvelle Elegant Infinity Thermofibra, prometteuse. Nous le constatons au quotidien avec les témoignages clients qui utilisent cette gamme. Certains en font leur "cheval de bataille". Enfin, toute menuiserie couleur fabriquée est en version fibrée.


 

Du bois et de l’aération

 

© Castes Industrie - Menuiserie bois, nouvelle gamme F60.2 (poignée centrée en option) conçue par Castes Industrie

 

Chez Castes Industrie, « la fin d’année 2025 et le début de l’année 2026 sont marqués par le lancement de la nouvelle gamme Bois qui améliore l’apport de luminosité et permettra d’augmenter la garantie de laquage à 10 ans. Nous prévoyons également, au cours du premier semestre, le lancement d’une nouvelle gamme aluminium ouvrant caché, dotée de meilleures performances thermiques et d’une garantie de laquage étendue à 20 ans. Parallèlement, nous préparons une nouvelle gamme mixte afin de répondre aux attentes du marché », déclare Matthieu André, directeur commercial de Castes Industrie.

 

© Gimm Menuiseries - Frappe Arbella pin lasuré clair extérieur Gimm Menuiseries

 

Gimm LMF aussi met en avant le bois comme matériaux : « la fenêtre Arbella incarne notre vision d’une menuiserie bois durable, alliant performance énergétique, apport maximal de lumière naturelle et exigence esthétique. Historiquement centrée sur la luminosité, la conception bois a été repensée avec des dormants et ouvrants plus cossus, garantissant rigidité, stabilité et qualité de finition. Cette évolution permet de proposer des fenêtres de grandes dimensions, adaptées aux usages contemporains. Un travail approfondi sur l’étanchéité à l’air, notamment par l’augmentation du nombre de joints, améliore les performances », indique Franck Abram. La gamme s’inscrit dans une démarche d’écoconception, avec l’utilisation de bois issus de forêts gérées durablement. « Fabriquée en France, Arbella bénéficie des certifications NF et Origine France Garantie. Pensée pour durer, elle est réparable grâce à des profils démontables. Cette conception responsable prolonge la durée de vie du produit et réduit son impact environnemental », poursuit-il.

 

© Pierret - Ligne Patrimoine en bois signée Pierret

 

Pierret a lancé ses modèles bois Patrimoine au mois de novembre dernier. « Cette ligne répond aux exigences des Bâtiments de France, et apporte un produit traditionnel, de très bon niveau en termes d’étanchéité, avec la possibilité de disposer d’une esthétique contemporaine à l’intérieur », précise Jean-François Touillaux. Autant d’initiatives qui valident le retour du bois sur le devant de la scène.

 


PRIX RÉHABILITER LOGEMENTS INDIVIDUELS

MAISON Z, Yerres (91) 

 

Parmi les lauréats de la 21e édition du Palmarès Architecture Aluminium Technal, la Maison Z à Yerres (91), a conquis le jury lui attribuant le Prix Réhabiliter Logements Individuels lors de la remise des prix officielle en Île-de-France le 5 février dernier.

 

© Technal - Photographe Philippe Ruault  - Agence Benoît Rotteleur Architecte

 

Métamorphose contemporaine 

À l’origine du projet, les propriétaires avaient pour volonté de détruire cette maison des années 1970 et d’en reconstruire une nouvelle plus grande et énergétiquement performante. Ils se sont rapprochés de l’agence Benoît Rotteleur Architecte qui les a convaincus d’entreprendre une rénovation globale. Les travaux ont entièrement redessiné la maison en créant des espaces traversants et en optimisant les combles. Le sous-sol a été décaissé afin d’y intégrer de nouvelles fonctions, notamment une salle de musique. Une extension bois a été réalisée pour accueillir la cuisine, ouverte sur le jardin. Le volume habitable a été maximisé (180 m² dont 4 chambres) et s’organise sur trois niveaux. Il s’ouvre davantage sur son environnement naturel, et gagne en durabilité et en confort, notamment grâce aux menuiseries et au mur-rideau Technal. Fabriquées par l’Aluminier Agréé Technal Cfim, ces solutions en aluminium naturel anodisé et aux lignes épurées participent à l’identité de la maison. 

Dans une volonté de réinterpréter le langage pavillonnaire tout en respectant les codes traditionnels imposés par la réglementation, l’agence a revisité les quatre chiens-assis. Les fenêtres Soleal (L 1,30 x H 2 m), posées en applique sur l’ossature bois, limitent leur impact visuel et allègent ainsi les façades. Élancées et dotées de lignes fines, ces menuiseries apportent une écriture à la fois minimaliste et contemporaine à la maison. Le clair de vitrage est maximisé, baignant de lumière les pièces, et ouvrant de larges vues sur les coteaux et le paysage. 

Toutes les autres fenêtres Soleal sont également installées à fleur de façade afin de s’effacer au maximum. Elles intègrent de grands châssis fixes et des petits ouvrants Flap (L 1,60 x H 1,50 m et L 1 x H 1,50 m) afin de faciliter la ventilation sans se soucier des questions de sécurité. Sur cette enveloppe aux tonalités monochromes, seuls deux éléments se font écho : les fenêtres Technal en aluminium naturel anodisé qui créent différents tableaux au fil de la journée et l’enduit de teinte claire. 

Côté jardin, l’extension en ossature bois accueille une cuisine largement ouverte sur l’extérieur. Bien qu’orientée au Nord, cette façade vitrée en mur-rideau Technal, et équipée de triple vitrage, garantit un confort thermique en toute saison. Mis en œuvre en applique extérieure, ce mur-rideau s’efface depuis l’intérieur, laissant apparaître uniquement la charpente. La pièce, baignée de lumière naturelle, semble posée au milieu du jardin, comme si la limite entre intérieur et extérieur avait disparu. 

 

Le mot du Jury : 

Une grande finesse dans l’écriture architecturale : des interventions sobres, sans superflu, mais toujours justes. Les détails d’assemblage sont d’une précision remarquable sur l’ensemble du projet. Le retour de la feuille de zinc sur le châssis est tout simplement sublime. La gestion des volumes est très bien travaillée, et la colorimétrie générale est magnifique. 

 

Fiche Chantier 

  • Maître d’ouvrage privé (91) 
  • Agence d’architecture Benoît Rotteleur Architecte (85) 
  • Aluminier Agréé Technal Cfim (77) 
  • Solutions Technal : 12 fenêtres dont certaines avec solution flap intégrée, portes et coulissants Soleal, 16 m² de murs-rideaux Tental, et Juliet Balcony (garde-corps vitrés) 
  • Livraison du bâtiment mai 2024 
  • Durée du chantier 11 mois

 

— Véronique Méot


Photo ouverture © K.Line - Fenêtre oscillo-battante un vantail


Source : verre-menuiserie.com

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