Stratégie bas carbone, passer du discours à la preuve

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Dans les années à venir, la réduction de l’empreinte carbone des bâtiments s’impose comme une nécessité.



L’industrie de la menuiserie a déjà engagé cette transition en modernisant ses outils de production pour développer des produits moins carbonés. Une réponse aux attentes d’un marché qui ne se satisfait plus des discours et exige désormais des preuves concrètes de l’impact carbone des solutions techniques.

 

© Arthur Weidmann - Signé par l’architecte Françoise Reynaud et porté par l’expertise de Sefri-Cime, l’ensemble assume un geste architectural fort, à la hauteur de son emplacement stratégique entre la Seine, la station Issy-Val de Seine et face à la halle Biltoki, nouveau lieu de convivialité du quartier. L’opération a été réalisée pour le compte d’AXA IM Alts, acteur majeur de la gestion d’actifs immobiliers au niveau international

 

Le bâtiment représente 25 % des émissions de CO2, un constat qui rend la réduction de son empreinte carbone indispensable, voire incontournable, selon Mickael Labrosse, président du Groupe VIT. L’entreprise s’est fixée des objectifs ambitieux : « nous voulons aller dès 2028 vers des bâtiments neufs à émission nulle », explique-t-il. Dans cette logique, le Groupe a défini en 2023 une feuille de route régénérative et a choisi de mettre en avant des verres plus respectueux de l’environnement. « Nous avons donc abandonné depuis trois ans les verres basiques pour promouvoir a minima des verres à couche faible émission, ainsi que des verres à contrôle solaire. Nous travaillons notamment avec le verre MiraïTM de Pilkington qui contient 52 % de carbone incorporé en moins par rapport au verre float standard », précise Mickael Labrosse. En parallèle, VIT mène un travail de sensibilisation auprès des prescripteurs pour valoriser ces solutions techniques. Le Groupe a également mis en place d’autres actions, notamment la revalorisation des chutes de production dans un circuit vertueux. Chaque année, cette démarche permet à Saint-Gobain de récupérer 385 tonnes de calcin recyclé, soit une économie de 248 tonnes de CO2. Mickael Labrosse souligne toutefois que « l’engouement pour le verre bas carbone reste encore assez limité, mais petit à petit nous allons migrer vers 30, 40 puis 50 % de la production en bas carbone ». 

 

© Profils Systèmes - Profils Systèmes a contribué dès la phase conception en avril 2021 à la labellisation Bâtiment Durable Occitanie niveau Bronze, d’un immeuble de bureaux de la ZAC Cambacérès à Montpellier (34). Le brise-soleil aluminium Tanagra® offre une protection solaire efficace et esthétique. Ses lames fixes ou orientables modulent la lumière, tout en proposant une solution durable, personnalisable et alignée avec l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 – FDI Promotion Tissot Holding Architecte C. Fontes

 

Le bas carbone est incontournable

 

Une évolution progressive qui témoigne, selon Maxime Virot, chef de projet marketing produits chez Sepalumic, d’une prise de conscience désormais globale : « Le bas carbone est devenu incontournable. Aujourd’hui, les clients attendent un produit au juste prix, techniquement performant et respectueux de l’environnement », résume-t-il. Pour y répondre, Sepalumic mise sur des approvisionnements de proximité et sur l’optimisation de sa production. « Nous avons déployé plusieurs leviers pour réduire l’empreinte carbone de notre usine d’extrusion de Genlis (21), notamment avec l’installation de panneaux solaires pour alimenter une partie de la production. Nous réduisons aussi en continu nos besoins énergétiques grâce, par exemple, à une presse hybride moins énergivore ». L’entreprise a également installé un four de dernière génération capable de récupérer une partie de la chaleur pour la réinjecter dans le process. Le recyclage fait lui aussi partie de la démarche, avec la réutilisation des excédents de poudre dans l’usine de thermolaquage, une centrale de traitement des eaux et la valorisation des chutes d’extrusion renvoyées au producteur de billettes pour être réemployées. Pour Maxime Virot, cette stratégie doit rester globale : « Nous avons aussi intégré le transport à notre démarche bas carbone en mutualisant les livraisons sur certains secteurs ». Même conviction chez Claude Lickel, directeur commercial et marketing de Kömmerling France : « Nous sommes enclins à nous orienter dans cette voie vertueuse, nos clients ayant besoin de prouver la réduction de l’empreinte carbone sur les chantiers. Nous menons à ce titre une stratégie bas carbone intensive depuis quatre ans ».

 

Une approche globale indispensable

 

Des gammistes qui ont pris le virage depuis plusieurs années déjà et qui profitent des exigences réglementaires pour accélérer encore dans ce domaine. Pour autant, cela appelle une vision globale du bâtiment, explique Thomas Selin, chef de marché façades et du développement durable chez Reynaers Aluminium. « L’impact carbone du bâtiment est clairement un objectif de la RE 2020. Il faut cependant avoir un concept économiquement viable qui prend en compte trois paramètres distincts : le carbone incorporé dans le matériau, la performance et l’aspect économique. Chez Reynaers, nous avons une vision à 360° car nous ne devons pas décarboner seulement l’aluminium, mais le bâtiment dans sa globalité. Il ne s’agit pas de décarboner chacun de son côté ». La vision est la même pour Maxime Boileau, directeur marketing-communication & prescription France de Rehau Window Solutions France, pense que la prise de conscience est là : « Nous sommes passés d’un sujet de communication à un système de preuve. Il est important de s’interroger sur la signification du bas carbone. C’est une approche globale du cycle de vie d’un produit prenant en compte la production, la durabilité, l’usage, la dépose et le recyclage ».

 

© Reynaers Aluminium France

« Nous sommes passés du monde du déclaratif au monde où il faut donner un chiffre précis de l’impact carbone d’un bâtiment. »

— Thomas Selin, chef de marché façades et du développement durable chez Reynaers Aluminium

 

L’utilisation de recyclés

 

Pour y parvenir, quatre leviers sont essentiels : l’écoconception, la circularité des approvisionnements, la recyclabilité des matériaux et la traçabilité, notamment via les FDES. L’écoconception consiste à utiliser moins de matière à performance égale et à intégrer du recyclé dès que possible. Le vitrage joue aussi un rôle clé, avec des réductions déjà significatives grâce aux vitrages bas carbone recyclés. Chacun avance toutefois avec ses propres solutions. « Chez Reynaers, l’approche bas carbone repose sur l’aluminium recyclé, un primaire bas carbone et un barrettage 100 % recyclé. Nous optimisons aussi nos gammes pour les rendre durables et réparables », explique Thomas Selin. Cette montée en puissance des matières recyclées exige néanmoins de lourds investissements. « Depuis 2015, nous avons investi 65 M€ en Europe et 20 M€ en France dans la coextrusion, qui permet d’intégrer de la matière recyclée à l’intérieur du profil et de la matière vierge à l’extérieur. Aujourd’hui, 65 % de notre production repose sur ce procédé, avec un objectif de neutralité carbone en 2040 », souligne Maxime Boileau. Même dynamique chez Kömmerling, où Claude Lickel annonce le renouvellement de plus de 50 % du parc industriel grâce à 8,5 M€ d’investissements. Objectif : porter à près de 30 % la part de production intégrant du recyclé d’ici 2026.

 

© Rehau Recyclage - Véritable défi des prochaines années, la récupération et le recyclage des menuiseries démontées doit permettre d’augmenter le taux de recyclé dans les produits

 

Toucher la prescription

 

© Reynaers Aluminium France - Avec Reyna’Track, Reynaers met à disposition de ses clients un configurateur de Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) dédié aux menuiseries en profilés aluminium. Il permet de calculer et délivrer des données environnementales sur mesure à partir des FDES de Reynaers

 

Des solutions qui existent mais qui doivent maintenant toucher les prescripteurs, remarque Thomas Selin, lequel se félicite de pouvoir leur offrir un véritable outil d’aide à la décision avec un configurateur de FDES, le Reyna’track. « Nous sommes passés du monde du déclaratif au monde où il faut donner un chiffre précis de l’impact carbone d’un bâtiment ». Avec un impératif : réduire le carbone sans dégrader la performance. Il faut donc non seulement une optimisation sur l’aluminium utilisé, mais aussi sur les accessoires. La prise de conscience est évidente avec des clients qui parlaient auparavant de coût, de délais, de qualité, mais qui maintenant ajoutent l’impact carbone à leur desiderata. Reste à faire comprendre au marché qu’il s’agit de raisonner à l’échelle d’un bâtiment sur toute sa vie. Avec une grande importance de la mise en œuvre des produits qu’il faut donc faciliter en proposant des concepts simples à mettre en œuvre. « Tous les acteurs doivent être mobilisés pour que cela fonctionne », confirme Marion Villard, directrice marketing et communication de Wicona France. « Nous en parlons beaucoup au sein de notre centre de formation. Depuis 2018, nous leur présentons notre offre bas carbone Circal et constatons que l’approche a évolué et que l’intérêt a été bien compris ». 

 

© Rehau-Window-Solutions_FF2026 - Investir dans des machines de coextrusion est devenu indispensable pour intégrer du recyclé dans les profilés. Ces machines permettent en effet de réaliser le cœur du profilé en matériau recyclé et l’extérieur, visible en matériau vierge

 


POINT DE VUE

 

Julie Müller, architecte fondatrice de l’agence Ovation

© Ovation

 

« C’est valorisant pour tout le monde »

 

« Les menuiseries ont un impact significatif sur le bilan carbone. Qu’il s’agisse du PVC ou de l’aluminium dans leurs formes les plus standards, le résultat n’est pas satisfaisant. Nous travaillons avec une clientèle variée, notamment des bailleurs sociaux, et nous privilégions les industriels engagés dans une démarche bas carbone. Dans cette logique, aucun matériau n’est à exclure d’emblée : c’est la démarche industrielle qu’il faut évaluer. Nous avons aussi un vrai défi de performance pour aller vers le passif avec des Uw inférieurs à 1 et une bonne étanchéité à l’air. Les promoteurs immobiliers s’y sont sérieusement mis dans le neuf, avec une logique de prix, alors que sur les marchés publics, les subventions peuvent encore faciliter le passage à l’acte. Le bas carbone représente un coût, mais le réemploi constitue aussi une vraie alternative dans laquelle des industriels comme Sepalumic se sont engagés.
Il faut toutefois garder à l’esprit que le réemploi n’a pas l’impact principal sur la performance du châssis : c’est le système dans son ensemble qu’il faut considérer. Je crois beaucoup au rôle des industriels sur ce sujet, car ils sont organisés et portent une vision d’avenir. Ils doivent garantir la bonne application de ces démarches. Cela suppose aussi une mise à jour des compétences et des outils. C’est le sens de l’histoire : nous ne reviendrons pas en arrière. Sur les chantiers comme chez les fabricants, cette évolution redonne aussi une raison d’être au travail, ce qui est valorisant pour tous ».


 

Multiplier les chantiers exemplaires

 

© Wicona - En intégrant des QR Code sur ses châssis, Wicona facilite la traçabilité de ses produits et met à disposition les informations techniques, notamment durant tout le cycle de vie du produit

 

C’est en ce sens que les chantiers exemplaires jouent leur rôle de locomotive en démontrant le bien-fondé de la démarche bas carbone. Chez Wicona, aujourd’hui 95 % des matériaux des nouvelles gammes sont recyclables, alors que 75 % de matériaux sont recyclés. « En travaillant sur des solutions durables, nous valorisons le bâtiment, tout en le rentabilisant. Nous avons pu le vérifier auprès de plusieurs investisseurs. C’est souvent ce qui fait pencher la balance », note Marion Villard. Rappelons que la façade représente environ 15 % de l’empreinte carbone d’un bâtiment et en utilisant des vitrages bas carbone, celle-ci baisse de 50 %. « Le secret, c’est vraiment de réfléchir ensemble », relève Marion Villard. « Nous avons pu voir sur les chantiers exemplaires que la foncière, le BET, le client et l’industriel doivent être engagés dans une démarche commune dès en amont. C’est une fierté collective pour chaque acteur, une aventure humaine qui permet de grandir ensemble et d’en tirer les bénéfices conjointement ». L’enjeu étant maintenant que les promoteurs deviennent davantage prescripteurs. « Parallèlement, nous travaillons beaucoup sur les solutions de démontabilité sans dégradation de la performance », ajoute Marion Villard. « Il faut travailler dans le sens de la durabilité, de la facilité du SAV. Nous avons ainsi mis un QR Code dans nos châssis. Véritable fiche d’identité de la menuiserie qui va permettre avec un scan d’accéder à toutes les infos pour simplifier la maintenance ».

 

© Franck Deletang - La rénovation de l’immeuble de bureaux The Line (Paris 8e) s’est inscrite dans le cadre du décret tertiaire. Il s'agit du premier chantier 100 % circulaire de dépose-repose réalisé par Wicona en France, intégrant des profilés en aluminium Hydro Circal 100R, fabriqués à partir de 100 % d’aluminium recyclé post-consommation, et des vitrages bas carbone Low-Carbon Thermobel Top d’AGC. Cette rénovation en boucle fermée des fenêtres a permis d'économiser 31,8 tonnes de CO2 par rapport à une solution aluminium conventionnelle européenne

 


TÉMOIGNAGES

 

Les ateliers Dewerpe sont sensibilisés au bas carbone

Kaled Belage, fondateur des ateliers Dewerpe avoue « être très sensibilisé au bas carbone. C’est une continuité et cela implique de travailler avec des produits naturels et de synthèse sans matière dangereuse. Nous ne sommes qu’au début de l’histoire, il y a une vraie prise de conscience et la réglementation est un accélérateur de celle-ci ». Les ateliers Dewerpe s’engagent notamment dans la maintenance des façades avec sa marque Djyms. « Nous avons mis en place un procédé nommé Rainuglass qui permet de restaurer la couche technique du verre sans l’altérer. Ils sont ainsi restaurés à l’image de leur état en sortie d’usine. Nous sommes de plus en plus interrogés sur le réemploi des façades », note Kaled Belage. Le constat est fait d’une prise de conscience des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre. « Il y a une volonté de la maîtrise d’ouvrage de valoriser ses actifs. Un immeuble se valorise par les labels qu’il obtient. Depuis 10 ans, la sensibilisation à ces problématiques s’est généralisée chez les maîtres d’ouvrage », constate Kaled Belage, lequel souhaitant la reconnaissance des ateliers Dewerpe « comme une entreprise qui a compris l’intérêt du recyclage, du bas carbone et du réemploi ». 

 

Pour Loci Anima, le bâtiment est un être vivant 

« Le calcul du bas carbone ajoute des contraintes à l’acte de construire, mais va dans le bon sens pour concevoir des bâtiments plus résilients face au climat », se félicite Jonathan Thornhill, architecte associé chez Loci Anima. « La menuiserie bas carbone est un sujet qui nous tient à cœur. Nous menons en France et en Europe des projets intégrant notamment de l’aluminium et du bois recyclés ». Il cite la Tour Keiko, un IGH de 50 m à Issy-les-Moulineaux (92), doté d’une façade sérigraphiée favorisant la protection solaire et réalisée en menuiserie aluminium recyclé. Pour Jonathan Thornhill, l’intérêt des bâtiments bioclimatiques ne fait plus aucun doute : « Cette approche est indispensable. Le bon sens ne se limite pas à appliquer la réglementation ; il repose sur une vision globale, environnementale, bioclimatique et bas carbone ». Selon lui, l’enjeu est désormais d’aller vers des bâtiments réellement autonomes en énergie. « La peau extérieure joue un rôle majeur, et nous développons des systèmes intelligents capables de s’adapter au climat pour optimiser la consommation énergétique tout en intégrant la modularité des éléments ». Chez Loci Anima, conclut-il, « Òcette vision globale repose sur l’idée que les bâtiments sont des êtres vivants auxquels l’architecture donne une âme ».


 

Des freins demeurent 

 

Maxime Virot identifie encore plusieurs freins, à commencer par la disponibilité de la matière 100 % recyclée, alors que certaines filières restent à structurer, notamment pour les pièces de fonderie ou les joints EPDM. « Il faut réussir à rester en boucle fermée dans l’univers de la menuiserie et continuer à aller de l’avant », souligne-t-il. De son côté, Aymeric Reinert, directeur général de Profils Systèmes, rappelle que l’enjeu est d’augmenter la part de recyclé dans les produits, cela suppose disposer de volumes suffisants issus des déposes. Il insiste également sur la nécessité de trouver le bon équilibre entre baisse de l’empreinte carbone et compétitivité économique. Même constat chez Claude Lickel, qui observe que la méfiance envers la matière recyclée a reculé, mais que son coût et sa disponibilité restent des obstacles majeurs. Le faible nombre de fenêtres PVC démontées ne permet pas encore de couvrir les besoins, même si la situation devrait progressivement s’améliorer dans les prochaines années.

 


Warmcore, la nouveauté signée Kömmerling

© Benjamin Hincker - Claude Lickel, directeur commercial et marketing de Kömmerling France

 

Avec son système Warmcore, Kömmerling souhaite associer le meilleur du PVC et de l’aluminium, explique Claude Lickel : « il s’agit d’une fenêtre en aluminium, mais avec un cœur PVC, permettant d’utiliser moins de carbone car le PVC est moins énergivore et affiche une meilleure performance thermique que l’aluminium. Ceci, en bénéficiant de l’esthétique de l’aluminium grâce au profilé extérieur en alu ». Avec Warmcore, Kömmerling annonce ainsi incorporer jusqu’à 90 % de matière recyclée dans le cœur PVC.

 

© Kömmerling - Le centre de recyclage de Kömmerling à Pirmasens (Allemagne)


 

Accélérer la réparabilité

 

Quant au futur de la fenêtre, il est fort à parier sur châssis qui ne se remplace pas, mais se démonte et se répare.  Avec pourquoi pas un dormant qui reste en place et un vitrage qui évolue. Pour Thomas Selin, « la fenêtre doit être évolutive ». De son côté, Claude Lickel ajoute quelques pistes : « Au niveau du Groupe Kömmerling, des avancées spectaculaires ont été faites avec une fenêtre à base de 100 % recyclés, mais qui n’est pas commercialisée en France pour l’instant. Nous avons de plus, remplacé une partie du PVC par des matériaux renouvelables comme l’huile de Tall permettant d’avoir des profilés qui minimisent le recours aux ressources fossiles au profit d’un biosourcé, pour l’instant, distribué aux Pays-Bas. Autre innovation mondiale développée par le Groupe, le Kömmerling Print Flow, cordon d’impression 3D en PVC qui permet grâce à un filament, de reconstituer du PVC qui devient alors réparable. Ceci sera commercialisé en France en fin d’année ».

 

— Franck Guidicelli


Photo ouverture © Jared Chulski - Sefri-Cime - La Tour Keïko, siège du Groupe Aéma à Issy-les-Moulineaux (92), culmine à 66 m et marque l’entrée ouest de la ville. Sa façade simple peau, à la fois frugale et performante, intègre pour la première fois en France une protection solaire par sérigraphie numérique sur la face extérieure des vitrages. Adaptée selon l’orientation et l’inclinaison, cette solution régule efficacement l’apport solaire, évite le recours à une double peau et permet 15 % d’économies d’énergie, avec un gain financier à la clé


Source : verre-menuiserie.com

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