Maison Cadiou : une belle saga familiale du granit à l’aluminium
Née en 1973 à l’initiative de Ronan Cadiou, Maison Cadiou emploie aujourd’hui plus de 700 personnes à Locronan (29), à la pointe du Finistère, pays granitique.
Voici l’histoire du numéro 1 du portail aluminium en France… Parole est donnée à Emmanuelle Cadiou, présidente de l’entreprise familiale.

© JAE - En un peu moins de 20 ans, Emmanuelle Cadiou, présidente de Maison Cadiou, et ses collaborateurs, ont réussi la performance de passer de 130 à 700 salariés, hissant Maison Cadiou au statut de numéro 1 français du portail
Emmanuelle Cadiou, l’an prochain vous fêterez les 20 ans de la succession de votre père à la tête de l’entreprise. En 2007, Cadiou comptait 130 salariés.
En 2026, on en dénombre plus de 700. Comment fait-on pour grandir ainsi en près de 20 ans ?
Quelques dates résument notre progression. Entre 2007 et 2012, le développement est dû uniquement à la croissance commerciale. Puis, de 2012 à 2019, la transformation industrielle prend le relais avec la mise en œuvre du lean manufacturing, l’organisation en flux tirés lissés, le respect des indicateurs de production. Cette métamorphose s’est avérée vraiment très forte pour nous.
Ensuite, en 2020, il y a eu le Covid, période immédiatement suivie de l’après-Covid : un moment très fort, très intense et même étourdissant. Notre chiffre d’affaires était de 62 M€ en 2020. Il a bondi à 110 M€ en 2023. Nous avons vécu des années incroyables, avec une réelle croissance. Cadiou prenait des parts de marché dans un contexte faste. Aujourd’hui, le marché est plutôt orienté vers la rénovation. Et il n’y a plus de neuf. Il n’est pas évident de continuer à progresser sur un marché mature. J’ai toujours eu beaucoup d’énergie pour croître en pensant que les arbres montent jusqu’au ciel. Là, je sens que la réglementation – la loi ZAN, les mises en place des PLU – nous freine. Nous allons donc nous orienter davantage vers la rénovation premium en jouant sur la finesse des lignes de nos produits, sur la justesse de l’utilisation des matières premières. L’heure est davantage marquée par la frugalité.
Comment l’année 2025 s’est-elle passée pour vous ?
L’an dernier, nous avons développé deux nouveaux produits mais j’ai décidé de renoncer à l’un des deux : le garde-corps de chantier. Nous commencions à faire du chiffre d’affaires mais, globalement, notre organisation et nos forces ne sont pas celles attendues dans le marché de l’appel d’offres. Donc, je me suis résolue à ne plus répondre aux appels d’offres en garde-corps d’immeuble. En revanche, Cadiou a réalisé du CA supplémentaire en entrant dans le monde de la pergola et du carport. Je vais intensifier mes efforts pour résister, progresser et m’améliorer dans cet univers, car nous avons vraiment notre rôle à jouer.

© Maison Cadiou - D.R. - Emmanuelle Cadiou a été décorée de l’insigne d’Officière de l’ordre du Mérite. Nous la découvrons ici en compagnie de ses enfants à qui elle souhaite transmettre l’entreprise : Corentin Legault Cadiou, 24 ans ; Mathis, 22 ans et Bérénice, 18 ans.
Comment votre activité portail se porte-t-elle ?
Toutes les activités de Cadiou touchant le portail, la clôture, le barreaudage et le garde-corps de maison sont toujours en croissance. Le marché de la rénovation, en premium, est plutôt bien actif. Notre qualité chez Cadiou reste vraiment de prendre en charge tous les projets de A à Z. Pour chacun d’eux, nous réalisons un plan détaillé sous Autocad en ajoutant des vues 3D en cas de besoin. Dans le cadre du suivi de chantier, nous pouvons produire une dizaine de plans s’il le faut avant d’arriver à nos fins. Notre service autour du projet est très élaboré, il répond à la demande du marché d’aujourd’hui. Nous bénéficions d’un bon positionnement vis-à-vis de la demande du particulier et du professionnel. Et c’est très positif. La difficulté à laquelle nous faisons face concerne les hausses de matières premières. Elles sont difficiles à répercuter sur un particulier qui ne comprend pas pourquoi il devrait payer un produit plus cher pour un même usage ou une même fonction.

© VMA/J.L.C. - Dans l’atelier de soudure des portails traditions, imitation fer forgé, chaque portail est construit de A à Z par un opérateur qui accomplit toutes les opérations de soudure
En 2022 Cadiou a choisi de totalement abandonner le PVC au profit de l’aluminium. Depuis, vous êtes donc en permanence dépendants des cours de ce métal ?
Nous sommes effectivement très exposés. Nous travaillons beaucoup sur nos organisations internes, sur le stockage de matières premières, sur l’optimisation des lancements de production. Avant, nous considérions les chutes d’aluminium comme des copeaux. Désormais, ce sont presque des copeaux d’or. Chaque millimètre d’aluminium devient une ressource. Nous revalorisons nos chutes de découpes, mais avons encore des efforts à faire. Je vais investir encore dans trois machines de débit d’usinage Dubus. Et nous allons nous équiper d’un deuxième transstockeur de 900 alvéoles auprès de Tecauma (NDLR : le contrat a été signé le lundi 16 février dernier). Cette société française nous avait déjà fourni un premier transstockeur de 1 100 cases que nous utilisons pour entreposer les profilés destinés à nos garde-corps. Nous ferons la même chose pour rationaliser le stockage des profilés pour nos portails. Nous allons vraiment moderniser l’atelier pour optimiser l’entreposage de l’aluminium et renforcer la production en y consacrant plus de 6 M€ : une partie pour les rénovations de bâtiments, l’autre pour l’acquisition des machines. Cela représente un gros investissement, mais nous y sommes obligés car il faut rester en France. Il faut s’équiper, il faut s’industrialiser, il faut économiser la matière, enlever les manutentions inutiles, améliorer l’ergonomie des postes de travail. Nous revoyons tout dans le détail.
2025 a-t-elle été une bonne année pour Cadiou ?
Oui, finalement 2025 a été une bonne année, quoique un peu compliquée au niveau de la matière première. La société Cadiou est lancée comme un train. Elle est difficile à freiner. Nous intégrons beaucoup de main-d’œuvre mais aussi beaucoup de charges de main-d’œuvre. Et pour autant, nous poursuivons notre chemin…

© VMA/J.L.C. - Maison Cadiou dispose de sa propre unité de laquage, appelée Serens. Peintre, Baptiste Lormeau a revêtu ce portail soudé d’un RAL 8001, colori rarement utilisé mais dont le rendu à de l’allure. Une fois peint, le portail est passé au four, d’abord à 220°C puis à 200°C durant 20 minutes. Maison Cadiou garantit ses laquages durant 30 ans
Quel a été votre chiffre d’affaires 2025 ?
Nous clôturons notre exercice financier au 31 août. Sur l’exercice 2024?2025, nous avons déclaré 120 M€ bruts. Après avoir payé les commissions des réseaux et des centrales d’achat, notre CA net atteint 112 M€. Et nous anticipons près de 115 M€ cette année. Cadiou va bien. Mais nous nous refocalisons sur la maison individuelle et sur les projets de rénovation premium plutôt que sur les gros appels d’offres. Nous revenons à notre cœur de métier.
Quels sont les relais de croissance identifiés ?
Outre la véranda et le carport, il y a encore énormément de travail à faire sur la clôture, le barreaudage… Et il y a aussi des améliorations à apporter dans le domaine des portails. C’est un monde très innovant, très créatif. Il y a beaucoup d’esthétisme et de fonctionnalités à trouver encore : donc, nous allons continuer en ce sens. Et puis nous allons nous intéresser à la rénovation de maisons, car de plus en plus de gens ne pourront plus construire et vont devoir rénover. Et comme les entrées vont être contraintes, particulièrement les petites entrées et celles qui sont en pente, Cadiou pourra tirer son épingle du jeu avec ses portails sur mesure.

© VMA/J.L.C. - Imaginé par le designer Frédéric Sofia pour Fermob, le décor Lorette peut orner les portails et le mobilier de jardin fabriqués par Maison Cadiou. L’entreprise détient aussi la licence des couleurs Fermob
En visitant votre usine, j’ai découvert que vous utilisez le décor Lorette de Fermob.
Comment avez-vous convaincu cette société de vous laisser le reproduire ?
Grâce à la persévérance. J’adore le design des meubles de jardin Fermob et toutes leurs couleurs. En fait, j’ai envoyé plusieurs courriers à Bernard Reybier, le PDG de Fermob. Et l’un d’eux a fait mouche : il m’a appelée et il m’a laissé le droit d’utiliser un décor. Le choix s’est porté sur Lorette, le plus utilisé chez Fermob, dont le designer est Frédéric Sofia. Puis, par ricochet, j’ai rencontré Catherine Sofia, son ex-femme. Elle m’aide beaucoup dans la charte graphique de nos produits Kostum.
Malheureusement, Fermob n’a pas d’autres découpes laser car l’entreprise fabrique plutôt du mobilier plein. Il est donc difficile de tisser une autre collaboration. C’est un peu dommage…
Cependant, Cadiou a le droit d’utiliser les couleurs Fermob car nous avons le contrat de licence. Si l’un de nos clients possède une table Fermob, par exemple teinte Cactus, l’une de leurs couleurs de référence, nous pouvons harmoniser la teinte de son portail et de ses clôtures avec sa table.
Nous travaillons également beaucoup avec le brodeur breton Pascal Jaouen. Il a une créativité débordante. Chaque fois qu’il nous propose un dessin, Pascal s’inspire de la broderie traditionnelle bretonne.
Pascal Jaouen met en place un nouveau défilé intitulé “Métamorphose”. Il le présentera cet été lors du prochain Festival Interceltique de Lorient. Cadiou va s’inspirer des créations de ce défilé pour en décliner les motifs dans des collections exclusives que l’on pourrait retrouver en 2027.
Cadiou veut aussi poursuivre les mariages entre l’aluminium et le bois pour créer des produits tournés vers le jardin. Actuellement, nous travaillons beaucoup avec les fabricants locaux de bois pour trouver une essence que l’on puisse traiter dans un portail ou une clôture. Il s’agit de prendre le meilleur des deux mondes : l’aluminium comme ossature et élément de connexion avec le mur, les roulettes et la quincaillerie. Et le bois pour habiller l’ensemble et incarner la biodiversité. Nous allons essayer de ramener plus de bois dans le monde du portail. Nous nous intéressons à plusieurs essences : l’accoya, le red cedar, le peuplier, le châtaignier… Ce dernier a un inconvénient : son tannin. Il faut savoir le récolter dans un larmier pour ne pas qu’il abîme les murs, mais ça vaut le coup de s’y intéresser. J’aime bien les choses qui se recyclent facilement.

© VMA/J.L.C. - Fragments aluminium après découpe laser – Une partie de l’aluminium utilisé par Maison Cadiou est achetée en bas carbone, l’autre partie étant constituée d’aluminium recyclé. Toutes les chutes d’aluminium repartent au recyclage. « Il n’y a actuellement pas assez d’aluminium recyclé sur le marché alors que nous aimerions renforcer nos achats dans ce sens », relève Katell Gaïffas, responsable communication et marketing de Maison Cadiou
Avez-vous programmé des opérations de croissance externe dans les temps qui viennent pour vous développer plus vite ?
Je ne cherche pas à aller plus vite. Je cherche peut-être à aller plus loin. Je viens de racheter une petite ferronnerie d’art : Reignoux Création, localisée à Rivarennes (36), elle réalise 1,4 M€ de CA. Labellisée “Entreprise du patrimoine vivant”, elle fabrique des portails de châteaux et des grilles de manoirs, constructions patrimoniales sur lesquelles veillent les Bâtiments de France. Étant très intéressée par l’amour du métier et des belles choses, je souhaitais intégrer dans notre offre, des portails en ferronnerie d’art. Le dirigeant de Reignoux Création va continuer à diriger l’entreprise, et nous lui apportons l’appui de notre réseau.
Chez Reignoux Création, tous les dessins sont effectués à la main, c’est magnifique. Chaque volute est réalisée sur un gabarit en carton, à l’ancienne. Les métiers d’art, les métiers manuels, font la force de la France, et sont bien ancrés dans notre territoire. La fierté, l’amour, la passion sont pour moi des qualités intrinsèques qu’il faut transmettre. Et l’éloge de la lenteur. Me poser sur des métiers qui me plaisent réellement, où je me sens utile et qui sont vraiment liés avec mes valeurs, me nourrit plus que de vouloir faire de la croissance à tout prix.
Du reste, j’ai constaté une grosse tendance nostalgique lors de ma dernière visite au Salon Maison et Objets, avec une orientation vers la Riviera italienne, entre Menton, San Remo et Imperia… Tous les transats étaient en fer avec une grande rondeur, de grosses rayures de 10 cm affichant des couleurs jaune et blanc, beige et blanc ; donc vraiment le retour à la nostalgie de la Belle Époque.
Je trouve précieuse l’action des Bâtiments de France qui protègent notre patrimoine, il y a eu tellement d’erreurs par le passé, où tout est allé trop vite en cédant au “pas cher”, au “facile à entretenir”. Cela a délibérément impacté et gâté notre environnement paysager…

© VMA/J.L.C. - L’artisan monteur assemble un seul portail à la fois. Ici, Nelly. Une fois celui-ci terminé, un logisticien l’apporte à l’emballage. L’artisan monteur commence à construire le portail suivant
Comment imaginez-vous l’avenir de Maison Cadiou ?
Je pense beaucoup à l’avenir de l’entreprise, à sa pérennité, à l’impact qu’elle aura sur l’environnement. J’aimerais beaucoup faire des économies sur nos emballages et ne plus avoir de plastique et de polystyrène ; ce serait le rêve. Nous utilisons des palettes à chevalet pour transporter nos produits. Et nos clients les utilisent dans leur camion. Il y a tout un travail d’accompagnement à mener.
Je réfléchis aussi au fait que l’entreprise soit gouvernable par de jeunes dirigeants. Je ne compte pas la vendre au plus offrant, j’ai envie de la transmettre à mes enfants.
Vos enfants s’intéressent-ils à l’entreprise ?
Corentin, l’aîné de mes deux fils, a 24 ans. Il a déjà rejoint Maison Cadiou. Il est commercial export et s’occupe de l’Angleterre, de l’Irlande et du Nord de l’Espagne.
Mathis, mon deuxième fils, a 22 ans. Il a fait l’EDHEC, une bonne école de management. Il finit par un master 2 en logistique interne pour apprendre à diriger les ateliers. Il s’intéresse à la production et au transport. Mes deux fils sont bilingues et très à l’aise dans un monde plus international. Ils sont intéressés par l’entreprise : ils apprennent beaucoup. Je les fais participer au comité stratégique de Cadiou. Ils se familiarisent avec les analyses de bilan, les finances, les résultats, les diagnostics du système d’information. Je leur explique tout. Et ma petite dernière, Bérénice, 18 ans, suit les cours de Skema à Lille (59). Elle s’intéresse aussi à l’entreprise. Elle est incroyable : elle aime bien les projets, le digital et l’organisation. Je les imagine bien tous les trois poursuivre l’aventure familiale de Maison Cadiou puisqu’ils en incarnent la troisième génération. Chez nous, c’est le projet d’entreprise qui compte.
Maison Cadiou : l’histoire d’une entreprise familiale

© JAE - En 2007, Ronan Cadiou, le fondateur, a transmis la société à sa fille Emmanuelle. Celle-ci est désormais actionnaire majoritaire de Maison Cadiou
Dans la famille Cadiou, il y a d’abord le grand-père, Guillaume. Artisan menuisier, il est installé dans le village de Locronan, une petite cité de caractère de Bretagne du Sud Finistère (29).
Ensuite, il y a le père, Ronan Cadiou. En 1973, âgé de 24 ans, il reprend l’entreprise de menuiserie bois de son père et a un jour l’idée de la transférer dans l’ancienne École des Frères, dans le bourg de Locronan. Il retape le bâtiment, y installe son atelier et loge sa famille à proximité.
Aujourd’hui quadragénaire, Emmanuelle Cadiou se remémore son enfance : « Je voyais mes parents travailler tout le temps et allais les rejoindre après l’école. J’ai toujours vécu dans l’entreprise ».
Bientôt, Ronan Cadiou voit ses efforts récompensés : sa société se développe. Mais il manque de place. Il achète donc des terrains au lieu-dit Manerlac, à la sortie de Locronan, dans la direction de Douarnenez (où Maison Cadiou continue de grandir aujourd’hui), et y développe l’entreprise.
À partir de 1980, Ronan Cadiou s’oriente vers la menuiserie PVC et ses tous premiers portails de jardin en PVC.
En 1990, il se diversifie en lançant l’activité de chaudronnerie plastique. Cette même année, il commence à fabriquer des portails et des clôtures en aluminium.
En 2007, à 58 ans, Ronan Cadiou décide de passer le flambeau à Emmanuelle Cadiou, sa fille, Jean-François Legault et Anthony Bihan, ses gendres. Une codirection supplémentaire se met en place. Inscrites dans les gènes de l’entreprise, l’innovation et le design se perpétuent.
En 2014, Emmanuelle Cadiou devient actionnaire majoritaire de l’entreprise et lance une nouvelle organisation. Il s’agit d’intégrer les codes du mode de vie outdoor. Cette année-là, Cadiou lance aussi une nouvelle gamme de garde-corps aluminium.
À partir de 2015, Cadiou commence sa mutation numérique qui va progressivement l’amener à s’intéresser à la transformation des prospects (leads) en clients en répondant à chaque sollicitation.
2017 marque une nouvelle étape avec l’intégration d’une unité de thermolaquage dans l’entreprise. Elle apporte à Cadiou une connaissance qui renforce son dialogue avec ses fournisseurs d’aluminium. « Nous sommes devenus des spécialistes. Nous avons des chimistes dans l’entreprise qui connaissent les épaisseurs de laquage, les différents bains, la résistance, la brillance… », souligne Emmanuelle Cadiou.
Intégrer le thermolaquage permet aussi beaucoup plus de souplesse en termes de capacité et de stock car la peinture est effectuée sur demande. « On ne laque que ce que l’on consomme et la rotation du stock est bien plus importante. Mais ce n’est pas suffisant. Nous avons en projet, dans les trois ans, d’aménager également un atelier de thermolaquage pour les petites couleurs à proximité de la production. Il nous faudra pour cela investir encore 8 M€. Cela nous permettra vraiment de ne laquer que ce que l’on consomme », informe la présidente de Cadiou.
Une autre étape industrielle est franchie en 2018 avec la mise en place de la découpe laser intégrée. « Auparavant, nous la sous-traitions, mais cela désorganisait nos flux de production », évoque Emmanuelle Cadiou. Un investissement de 550 000 € a permis d’acquérir une machine en propre. Elle tourne aujourd’hui en 3 x 8. « Nous allons devoir en acheter une seconde. La dépendance à une seule machine, ce n’est pas bon ». Aujourd’hui, Cadiou est le numéro 1 du portail en France. 53 ans après le début de l’aventure familiale, la saga se poursuit. À Locronan, plus de 700 collaborateurs, artisans qualifiés, assemblent les produits à la main.
« Cadiou s’impose comme la référence dans la structuration d’espaces de vie harmonieux à l’extérieur : c’est la raison d’être de notre entreprise », conclut Emmanuelle Cadiou.
Photo ouverture © fraisse - Installée en Bretagne, à Locronan (29), en bordure de route vers Douarnenez, la société Maison Cadiou occupe plusieurs bâtiments couvrant un total de plus de 30 000 m2
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