"Green market" : un écosystème qui progresse
Bien que le développement durable disparaisse quelque peu des feux de l’actualité, le marché en devenir s’organise et, entre recyclage et économie circulaire, s’applique à fermer la boucle.
« L'engagement des citoyens en faveur d’une consommation plus durable s’essouffle, même si leur inquiétude vis-à-vis de l’avenir de la planète reste forte ». Tel est le premier enseignement livré par le Baromètre Green-Flex Ademe de la consommation responsable dont les résultats ont été rendu public au mois de juin 2025. D’autres préoccupations s’imposent aux consommateurs : santé, bien-être, coût de la vie, sécurité, etc. Ce Baromètre révèle aussi que la consommation responsable peine à mobiliser le collectif. Depuis quelques mois, l’actualité se focalise sur la crise géopolitique et sur l’endettement notamment.

© Reynaers - Configurateur Reynaers de fiches FDES Reyna’Track
Le greenwashing (ou “écoblanchiment“ selon le dictionnaire Larousse, qui consiste en “une utilisation fallacieuse d’arguments faisant état de bonnes pratiques écologiques dans des opérations marketing ou de communication“), agite de nombreux secteurs d’activité. D’ailleurs dans celui du bâtiment, observe Maxime Runtz, directeur marketing de Reynaers, « les présentations des projets évoluent – plus question de montrer des villes de demain agrémentées de forêts et d’espaces verts –, l’effet de mode est passé, aujourd’hui les prescripteurs s’intéressent à des projets de restructurations, de réhabilitations et de rénovations, des démarches beaucoup plus vertueuses et plus concrètes ». Et ce qui prime c’est le carbone opérationnel, qui tient compte du cycle de vie du bâtiment…
La stratégie "green©" de NSG Group, par Marc Anah, responsable technique et marketing Pilkington-NSG Group

© K. Khalfi - Pilkington - Serre de la Saline royale d’Arc-et-Senans (Doubs) fabriquée avec le verre moins carboné Pilkington Mirai™
Au sein de NSG Group, nous avons l’ambition de réduire les émissions de CO2 dans nos processus de fabrication. En diminuant l’utilisation des ressources naturelles et en minimisant les déchets sous toutes leurs formes, nous pouvons contribuer à la construction d’une économie circulaire. Cela se concrétise par l’offre de produits verriers moins carbonés, comme nous l’avons initié avec Pilkington Mirai™ lancé fin 2023, verre dont la part de carbone incorporé est réduite de 52 % en comparaison d’un verre classique Pilkington Optifloat™ clair fabriqué en Europe.
Ce résultat est obtenu par l’utilisation combinée d’un carburant alternatif pour alimenter nos fours, d’une électricité verte, mais aussi d’un apport important de calcin, verre recyclé, dans la composition des matières premières, permettant des économies d’énergie grâce à une température de fusion plus basse du verre. Le recyclage occupe donc une place importante dans ce projet, puisque réutiliser une tonne de verre en fin de vie permet d’économiser jusqu’à 700 kg d’émissions de CO2. Pourtant, d’après un rapport du Forum Economique Mondial de 2023, moins de 1 % du verre float dans le monde est recyclé.

© NSG Group - Calcin
En 2025, nous avons lancé à l’échelle européenne renew:glass, une initiative qui a pour objectif de réduire la quantité de verre plat se retrouvant dans les décharges et de récupérer un calcin pré- et post-consommateur de qualité, pouvant être réenfourné dans nos floats de fabrication de verre. Ces derniers étant principalement basés en Allemagne, Pologne, Italie et Angleterre, cette démarche concerne, pour l’instant, les transformateurs verriers et les chantiers situés près de ces sites. À notre échelle nationale, Pilkington Glass Service, filiale française de NSG Group, est signataire de la charte UFME/FERVAM, qui a pour but de mobiliser les professionnels de notre secteur d’activité et de promouvoir la nécessité d’améliorer le recyclage et la valorisation des portes et fenêtres vitrées.
La sensibilisation quant aux bonnes pratiques de collecte et de séparation des menuiseries en fin de vie reste un élément clef pour garantir la qualité, la sécurité et la performance des futurs verres plats qui seront fabriqués sur la base de produits recyclés.
Aluminium recyclé
« En tant que gammiste, nous avons un vrai rôle à jouer car l’impact du bâtiment ne se limite pas à la décarbonation de l’aluminium, nous devons porter une vision globale », assure Thomas Selin, chef de marché façades chez Reynaers. Pour cet expert, le marché doit s’articuler autour de trois axes : la lutte contre les passoires thermiques, la réduction de la consommation énergétique du bâtiment et le carbone incorporé dans les matériaux. À ses yeux, la fiche FDES apparaît comme le seul outil qui vaille : « Nous avons mis au point un configurateur de FDES dédié aux menuiseries en profilés aluminium, Reyna’Track, afin d’apporter un véritable outil d’aide à la décision », annonce-t-il.
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© Wicona - Rénovation du siège de la CFDT à Paris : un chantier en économie circulaire avec les menuiseries Wicona
Le green reste-il un argument de vente ? « Oui », répond Christophe Estival, directeur grands comptes grands projets de Wicona, « nous portons ce discours que nous faisons évoluer grâce à nos produits décarbonés, à l’aluminium recyclé, au rachat des anciennes façades à recycler, activité que nous développons car nous sommes bien placés pour identifier les gisements et faire des propositions…Nous avons d’ailleurs recruté une circularity manager dont c’est le job ! ». Si certains maîtres d’ouvrage considèrent encore les déchets de curage comme des déchets et donc comme une charge, « d’autres sont attentifs à notre démarche, la réglementation oblige les acteurs. La taxonomie européenne, le décret tertiaire et la CSRD contribuent au verdissement du secteur. Nous assistons à une belle prise de conscience », poursuit-il. Dans le neuf, la RE2020 se veut contraignante et fixe des seuils à ne pas dépasser suivant la destination du bâtiment. Pour rappel, l’Ic construction est mesuré en kg d’équivalent CO2 émis dans l’environnement par m² (kg éq. CO2/m²). Par exemple, pour les logements collectifs, il s’établit à 650 en 2025, 580 en 2028, pour atteindre 490 en 2031 (contre 740 en 2022). L’impact de chaque lot sur le bilan carbone compte ! « Aujourd’hui certains promoteurs et certaines foncières se fixent de vrais objectifs en la matière. Même si elle n’est pas encore perçue comme tel, la façade représente un gros levier, notamment grâce à notre aluminium Hydro Circal 100 R, qui a vocation à devenir le futur standard. Certes, sa production démarre et occasionne à date un léger surcoût, mais le lot façade – sans le vitrage – ne renchérit que de 4 à 5 % le prix fourni-posé en Alu 100 R, c’est peu », complète Christophe Estival. Wicona mène des chantiers en économie circulaire. Dernier en date, la rénovation du siège de la CFDT à Paris : les menuiseries y ont été déposées, triées, séparées du vitrage par les équipes de Blanchet Groupe, puis acheminées chez un partenaire de Wicona (Raffineria Metalli Cusiana en Italie) pour recyclage. Au total, huit tonnes d’aluminium ont été récoltées pour être valorisées. Ce chantier a nécessité l’installation de 443 châssis posés en applique intérieure, 280 châssis posés en applique extérieure et quelque 830 m2 de murs-rideaux. Le recours à des menuiseries et façades Wicona en aluminium composées à 75 % de matériaux recyclés et 95 % de matériaux recyclables a permis d’éviter l’émission de 116 tonnes de CO2 versus l’aluminium primaire utilisé en Europe.
Somfy poursuit sa décarbonation

© Anthony Micallef - Somfy SAS - Le siège de Somfy
Quatre ans après le lancement de sa stratégie de développement durable, Somfy dévoile des résultats significatifs dans la réduction de son empreinte carbone et réaffirme son ambition : - 50 % en valeur absolue pour les scopes 1et 2, - 50 % en intensité pour le scope 3 (par moteur vendu) d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Un objectif qui avait été validé dès 2021 par la Science Based Target Initiative (SBTi) – et désormais bien engagé.
Par rapport à 2019, Somfy déclare avoir réduit ses émissions de 44 % sur les scopes 1 et 2 (émissions directes et indirectes issues de la consommation d’électricité et des réseaux de chaleur/froid), de 23 % sur le scope 3 (émissions sur l’ensemble du cycle de vie du produit).
Près de 90 % de l’empreinte carbone de Somfy provient de ses produits, notamment à leur consommation électrique. Le Groupe vise une réduction de 40 % de cette consommation d’ici 2030. Depuis 2019, les consommations ont ainsi baissé de 30 %.
L’entreprise s’est également engagée dans l’écoconception et travaille en étroite collaboration avec ses fournisseurs pour augmenter la part de matériaux recyclés.

© Profils Systèmes - Un profil sort de presse chez le gammiste montpelliérain Profils Systèmes
Les acteurs se mobilisent et verdissent leurs offres. « L’objectif est la suppression de l’aluminium primaire produit avec de l’énergie fossile, mais dès maintenant nous comptons 77 % d’aluminium bas-carbone (44 % d’aluminium recyclé et 33 % d’aluminium primaire produit grâce à de l’énergie verte) dans notre offre », rapporte Thomas Selin. « L’aluminium a pour avantage d’être un des rares matériaux à ne pas devenir un déchet en fin de vie », remarque Aymeric Reinert, directeur général de Profils Systèmes, « 70 % de l’aluminium produit est toujours en circulation, il représente une valeur. Dans notre entreprise, 100 % des chutes de production sont traitées en boucle fermée. En revanche, nous devons progresser sur la collecte des produits sur les chantiers ». Ce gammiste améliore chaque paramètre entrant en ligne de compte : « Nous avons commencé par obtenir le label Alu+C- et participé à l’élaboration de FDES collectives, puis nous avons multiplié les initiatives avec le recours au ferroutage, des investissements dans des lignes d’extrusion et de laquage pour réduire l’impact carbone, la révision des process (emballage), etc. Nous vivons une petite révolution dans notre industrie, qui nous amène à rendre l’entreprise la plus vertueuse possible », rapporte-t-il.
INTERVIEW

David Tachon, Architectural Design Manager chez Guardian Glass
Guardian présente son approche Stewardship
L’approche Stewardship exprime la vision?du verrier qui consiste à innover pour créer de la valeur de manière responsable tout en consommant moins de ressources. Cette approche décrit également les priorités de l’entreprise en matière d’ESG (Environnement, Social et Gouvernance) : les priorités environnementales englobent la gestion responsable des ressources (depuis la sélection et l’approvisionnement des matières premières jusqu’à la recherche constante d’amélioration de la performance énergétique des produits durant leur utilisation, et jusqu’à leur fin de vie), les priorités sociales concernent la construction d’un environnement sûr et inclusif pour les employés, fournisseurs, clients, communautés locales et autres parties prenantes. Les priorités en matière de gouvernance reflètent l’engagement de l’entreprise à mener toutes ses activités avec intégrité et en pleine conformité avec les lois.
Au cours de la dernière décennie, Guardian Europe a investi de manière significative dans ses actifs européens pour améliorer leur efficacité énergétique et réduire leur intensité carbone. Avec par exemple : les réparations de la majorité de ses fours européens, y compris le dernier au Luxembourg, qui a introduit une nouvelle technologie pour Guardian (utilisation de l’oxygène), améliorant l’efficacité énergétique du four et réduisant ses émissions directes de carbone, l’installation de panneaux solaires sur deux sites, l’augmentation du taux de calcin, etc.
Côté produit, Guardian a lancé une gamme à plus faible empreinte carbone (Guardian NEXATM). « Sur le marché français, on constate un vif intérêt pour les solutions telles que le verre à faible teneur en carbone Guardian Nexa, qui peuvent contribuer à réduire le carbone incorporé et opérationnel de l'environnement bâti. Nous observons également un intérêt croissant pour le recyclage des vitrages de façade, qui est également un domaine d'intérêt pour Guardian Glass, mais de nombreux acteurs évaluent encore la manière d'intégrer de telles initiatives, car celles-ci peuvent augmenter le coût global du projet et nécessiter une évaluation minutieuse du retour sur investissement », explique David Tachon, Architectural Design Manager chez Guardian Glass.
PVC et matériaux biosourcés

© Geplast - Le Loryza®, la matière biosourcée de Geplast
« Actuellement, 40 % de nos produits disponibles à la vente contiennent des matériaux recyclés, avec une forte progression de leur intégration au cours des 5 à 6 dernières années », déclare Laurine Sorin, chargée de communication de Geplast, « sachant que Geplast utilise également une matière biosourcé, le Loryza® ». Geplast multiplie les arguments pour convaincre les professionnels : « nous communiquons sur des procédés innovants tels que la coextrusion, combinant une couche de base recyclée et une couche extérieure vierge pour garantir les performances techniques du produit, nous réalisons les ACV de chaque produit afin que nos clients puissent les intégrer dans leur propre bilan carbone, nous fournissons des FDES pour certains de nos produits », avance Laurine Sorin. Des arguments techniques qui tiennent la route. Car une chose est sûre, « si le développement durable apparaît comme une priorité pour les industriels du PVC, tous les discours volontairement green représentent une menace », admet Sylvain Gaudard, responsable communication du SNEP (Syndicat National de l’Extrusion Plastique).
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© Bouvet - FullSun, une conception Bouvet
Précurseur dans ce domaine, Bouvet, qui a commencé à recycler les chutes de PVC dès 1998, a depuis longtemps initié une démarche très structurée. « La transition s’opère progressivement, nos clients professionnels suivent la tendance, nous avons développé des outils dédiés à l’économie circulaire (notamment des vidéos pour expliquer notre fonctionnement, nous abordons également la question dans nos catalogues) », indique Guillaume Le Goff, directeur marketing et commercial. Extrudeur et fabricant, Bouvet maîtrise la chaîne dans sa totalité et réincorpore de la matière recyclée dans la production des fenêtres en PVC depuis 2007. « Nous avons noué un partenariat avec Paprec en 2018 pour traiter la collecte de nos chutes et des menuiseries en fin de vie. Dans la pratique, cela nécessite un changement d’habitudes, mais nos clients commencent à en percevoir les atouts », ajoute-t-il. Surtout, « cela exige une organisation logistique des tournées et des ajustements, c’est pourquoi nous travaillons sur un outil logistique afin d’optimiser les flux et à faciliter les échanges d’information ». Au niveau des volumes, se félicite Guillaume Le Goff, « nous pouvons réincorporer en moyenne 13 % de PVC recyclé sur l’ensemble de nos gammes, et avons développé une gamme très performante qui comprend 76 % de matière recyclée (FullSun PVC), et aligne la meilleure fiche FDES du marché ». Un produit séduisant qui n’a pas généré de surcoût notable, selon Guillaume Le Goff.

© SNEP - Matière recyclée
Quid des approvisionnements ? « Nous achetons des matières recyclées issues de produits recyclés que nous transformons en nouveaux produits », affirme Laurine Sorin chez Geplast. Et pas seulement. Elle précise : « nous privilégions les fournisseurs locaux, et nous leur demandons de s’engager sur la traçabilité de leurs produits et services afin de garantir leur provenance et leur conformité avec nos critères responsables (certification de nos matières premières, système de boucle fermée…), ainsi que dans une démarche de performance environnementale : réduction de l’impact écologique, respect des principes de l’économie circulaire et obtention de certifications environnementales ».
Au total, « avec la RE2020, nous avons entamé une réflexion globale qu’il ne faudrait pas sacrifier sur l’autel des matériaux biosourcés, qui ne représentent qu’une réponse à une question beaucoup plus large. Ne plus utiliser du PVC neuf s’impose comme une évidence, d’où les investissements colossaux des industriels pour intégrer du PVC recyclé dans leur production. Sachant néanmoins que la fenêtre 100 % PVC recyclé, qui existe dans certains pays européens, ne répond pas en France aux exigences normatives », conclut Sylvain Gaudard.
Repan ferme une boucle

© Isosta - Repan traite la déconstruction des panneaux sandwich
Avec 250 tonnes recyclées en 2024 (90 % des flux réorientés vers des filières de recyclage, dont 150 tonnes d’aluminium et 35 tonnes de polystyrène expansé), Repan s’impose comme une réponse concrète aux enjeux de recyclage des panneaux.
Lancé en 2022 par Isosta, concepteur et fabricant français de panneaux sandwich de remplissage de menuiseries, panneaux isolants pour l’habitat et de façades, Repan, un service de déconstruction de panneaux sandwich, sépare les composants des panneaux dans le but de les réintroduire dans le cycle de recyclage auprès des filières établies. En deux ans, cette unité a prouvé la pertinence de son modèle écologique, économique et technique. Capable de traiter jusqu’à 500 tonnes par an, elle valorise 90 % de la matière reçue.
En 2025, afin de boucler la boucle, Repan amorce une nouvelle étape : la production d’un isolant de réutilisation en cours de certification ACERMI. Avec un double enjeu : requalifier un sous-produit issu de la déconstruction en une nouvelle matière première normalisée, et s’inscrire dans une boucle fermée en réinjectant dans la production d’Isosta des matériaux issus de ses propres déchets.
L’engagement RSE d’Isosta se traduit aussi par le choix d’implanter l’unité sur un ancien site industriel en friche, réhabilité selon les principes du Zéro Artificialisation Nette (ZAN), conciliant ainsi déploiement industriel et préservation des sols.
Déconstruction des panneaux
Le service proposé par Repan consiste à séparer les composants des panneaux comme les parements en aluminium et le polystyrène extrudé (XPS) de l’isolant. Les matières sont ensuite valorisées dans les filières de recyclage dédiées.
Le marché des panneaux sandwich collés atteint aujourd’hui un volume annuel estimé à 2,5 millions de mètres carrés, indique Repan. Ces éléments sont principalement utilisés dans les menuiseries extérieures – portes, fenêtres, volets – ainsi que pour les toitures de vérandas.
Grâce au processus mis en place, ces panneaux, jusque-là considérés comme des déchets industriels banals (DIB), peuvent désormais être requalifiés en matières premières valorisables.
Cette transformation permet non seulement de réduire l’empreinte carbone du secteur, mais elle s’avère également plus avantageuse sur le plan économique : Repan déclare reprendre les panneaux à déconstruire à un coût inférieur (de 20 à 60 %) à celui généralement facturé pour le traitement des DIB. Le service reprend également les chutes de production de ses clients conformément à un cahier des charges rigoureux. Depuis 2024, Repan traite les flux des panneaux extérieurs au périmètre d’Isosta, son objectif étant de limiter les déchets ultimes à moins de 10 %.

© Isosta - Repan est installé depuis janvier 2025 sur une friche industrielle de 12 000 m²
— Véronique Méhot
Photo ouverture © Antoine Mercusot - Ilot Telecom Paris Tech (Paris, 13e) - Reynaers









