Actibaie dresse le bilan 2022 du marché de la fermeture

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Dans une étude de marché, le groupement Actibaie dresse le bilan pour les filières stores, volets, portes automatiques piétonnes, portes industrielles et de garage et portails, totalisant 3,1 Mds € en 2022.




Dans son étude, Actibaie dévoile un marché 2022 des stores, volets, portes et portails représentant 3,1 milliards d’euros pour la fabricaiton en France, qui malgré une hausse du chiffre d’affaires conséquente ces dernières années, fait face à des incertitudes en raison du manque de visibilité. Dans ce contexte, les petites et moyennes entreprises sont les plus fragiles. 
 
 

Des filières très dynamiques

Stores, volets, portes automatiques piétonnes et industrielles, portails et portes de garage, toutes les filières, à l’exception des stores intérieurs, ont vu leur chiffre d’affaires augmenter. En valeur, les progressions sont très importantes en raison de l’intégration des prix des matières premières et de l’énergie. Un constat en trompe l’œil puisque les volumes tendent à se stabiliser après 2 années très intenses post-covid.
  
Après une légère chute en 2020 en raison de la crise sanitaire, le marché des volets et stores extérieurs a été très dynamique depuis 2020, boosté notamment par l’engagement de travaux par les ménages après la pandémie et l’épargne accumulée durant cette période. Le marché des stores intérieurs (sont comptabilisés uniquement les stores sur mesure) est globalement sur une tendance baissière en raison notamment de la forte dépendance de ce secteur aux marchés de bureau qui a connu une crise ces dernières années.

Côté portes automatiques piétonnes, le marché est en légère progression depuis ces dernières années, boosté en partie par la réglementation sur l’accessibilité des bâtiments. Enfin, les marchés des portes de garage et portails, ont également progressé sur le résidentiel, suite à la pandémie, une tendance qui se stabilise. Le secteur industriel (portes sectionnelles, portes rapides) a, quant à lui, été fortement porté par le développement de sites logistiques fort consommateur de portes et d’équipements d’accès.
 

Les TPE et les PME fragilisées

Malgré cette hausse d’activité, le coût de l’énergie et des matières premières menace directement la pérennité des entreprises, qui ont du mal à répercuter cette inflation sur leur tarif. « C’est particulièrement le cas chez des petites et moyennes entreprises, qui doivent faire face à l’envolée des prix de l’acier, de l’aluminium et des composants électroniques. Contrairement aux grandes entreprises qui ont la trésorerie et l’agilité pour y faire face, les TPE/PME subissent de plein fouet les fluctuations du marché. Beaucoup d’entreprises ont eu recours au Prêt garanti par l’Etat durant la crise sanitaire et se retrouvent aujourd’hui avec des difficultés pour les rembourser. Le paradoxe, c’est que l’activité n’a jamais été aussi intense avec un chiffre d’affaires qui explose, mais les résultats eux stagnent, voire diminuent », déplore Yannick Michon, président du groupement Actibaie. 
 

Un secteur qui recrute

Face à cette hausse d’activité, le secteur recrute en masse sur tous les postes, mais peine à trouver des profils qualifiés, notamment sur les métiers techniques. Pour Yannick Michon, « le rapport au travail a grandement évolué depuis la crise sanitaire : de nombreux secteurs d’activité ont vu leurs métiers dévalorisés et nos filières ne sont pas en reste. Pour les filières des portes, portails, volets et stores, c’est le même constat. Aujourd’hui, les entreprises qui souhaitent se développer doivent se limiter car elles ne savent pas si elles pourront honorer leurs commandes. Pour les cinq à dix ans à venir, nous sommes sur une gestion de crise pour faire face aux problématiques de recrutements. Ce manque de personnel se répercute sur le dirigeant, qui va devoir assumer plusieurs fonctions ». 
 

L’urgence du confort d’été, un enjeu climatique et de santé publique

Aujourd’hui, bien considéré dans la construction neuve avec la RE2020, le confort d’été reste un sujet totalement absent sur la rénovation. Et pourtant, dans une étude réalisée par le groupement Actibaie et l’IFOP durant l’été 2022, 7 Français sur 10 souffriraient de la chaleur dans leur logement. Requalifié de "souffrance thermique" par le syndicat, le confort d’été est devenu une urgence sanitaire pour pallier la hausse des températures prévues, encore annoncées dans le dernier rapport du GIEC ce mois-ci. 
 
Hervé Lamy, délégué général du groupement Actibaie, relève :« c’est également une urgence écologique et un vrai sujet de société. Nous savons que les périodes caniculaires vont être de plus en plus fréquentes et intenses et nous connaissons les solutions qui permettent de combiner habitabilité des logements et sobriété énergétique. Il est temps que les pouvoirs publics se saisissent de cette question et l’intègrent dans les politiques de rénovation énergétique. C’était l’objet de la lettre ouverte adressée à Elisabeth Borne en octobre dernier et qui a été cosignée par 14 autres organisations professionnelles qui partagent avec nous cette préoccupation ».
 
Pour le syndicat, il s’agit également en parallèle de former les professionnels à ces enjeux. En direct avec les utilisateurs, ils sont prescripteurs pour garantir une utilisation optimale de ces solutions. L’automatisation et la domotique permettent en outre d’optimiser les performances des protections solaires. « Aujourd’hui il nous faut abandonner le discours technique pour que les professionnels s’assurent de la bonne utilisation des solutions. En première ligne, ce sont eux qui se chargent de promouvoir les avantages écologiques apportés par les solutions de nos adhérents », précise le délégué général.
 

Faire de l’automatisation des portes la norme dans le tertiaire

En octobre 2022, alors que le prix de l’électricité s’envole, le gouvernement vote un décret sur l’obligation de fermeture des ouvrants des bâtiments à usage tertiaire, chauffés ou refroidis. Si le groupement Actibaie salue cette mesure, sa mise en œuvre reste encore mitigée. Pour s’assurer que les commerçants, restaurateurs et autres acteurs ferment bien leurs ouvertures, il faut généraliser l’automatisation des accès pour limiter au maximum les déperditions d’énergie.

 

© Hörmann/GP Portail 


Source : verre-menuiserie.com

L'auteur de cet article

photo auteur Anne BOULAY
Journaliste et consultante en développement durable depuis 1996, Anne Boulay est passionnée par le débat des idées et des mutations sociétales et environnementales de l’entreprise et des territoires pour relier, transmettre, brasser les cultures professionnelles et les interdisciplinarités. Son expérience s’est étoffée depuis Nantes, puis à Paris auprès de grands groupes d’édition. Aujourd’hui Rédactrice en chef du bimedia VMA, elle conduit et valorise la ligne éditoriale au service d’une information inspirante et fédératrice destinée à tous les acteurs - dirigeants, prescripteurs, architectes…. - du marché du verre, de la menuiserie et de la protection solaire.
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