Les outils de manutention et d’aide à la pose, incontournables

Les outils de manutention et d’aide à la pose, incontournables

Les baies de grandes dimensions ? Les outils de manutention et d’aide à la pose leur disent merci. Parce que les industriels et les poseurs installateurs ont besoin de matériel adapté.



Pour Mélanie Chauvet, chargée d’affaires, de marketing et de communication chez Axitec, « le marché de la pose sur chantier est assez dynamique car les fenêtres, plus grandes et lourdes, sont difficiles à manoeuvrer ».

 

Triple innovation cette année pour Axitec qui lance le palonnier autonome Bartec, une potence mobile ainsi qu’un chariot lève-vitrage destiné à la pose de petits
volumes en rez-de-chaussée. Principales caractéristiques : châssis rotatif muni de deux ventouses à pompe, levée précise grâce à un treuil manuel, faible encombrement, pose de vitrages jusqu’à 150 kg © Axitec

 

Un avis que partage Xavier Le Lay, responsable du département manutention chez GK Techniques, spécialisée dans l'outillage et le matériel de levage des métiers du verre, qui célèbre ses 40 ans cette année. « En plus de la généralisation des verres feuilletés, le dynamisme de ce marché s’explique par l’évolution des normes et des vitrages de plus en plus grands, donc de plus en plus lourds, que ce soit en neuf ou en rénovation », précise-t-il.

 

Aujourd’hui en effet, architectes et constructeurs privilégient les très grandes surfaces vitrées contemporaines qui favorisent les apports solaires et les économies d’énergie. A charge pour les industriels et poseurs de s’équiper pour faire face à cette tendance lourde.

 

Syam, l'atout sécurité

 

Le Système d’Ancrage Mobile de Syam assure les interventions au bord du vide. Avantages : il résiste à plus de deux tonnes et permet de travailler les deux mains libres. « Son utilisation dépend de la société et de l’impulsion
des dirigeants », explique Erwan Thomas, directeur opérationnel chez Syam. « L’information doit passer par toutes les strates de l’entreprise et toucher tous les salariés. Le plus difficile étant de casser les habitudes pendant
les premières semaines pour que son utilisation devienne automatique. Le fait de préconiser l’utilisation du Syam sur le devis favorise son utilisation. Malheureusement, les poseurs ne le prennent pas pour les petites interventions. Alors que ce devrait être la première chose qui sort du camion et la dernière à y être rangée ». Syam, qui vend annuellement 600 Systèmes d’Ancrage Mobile, est en phase de recrutement pour doubler son effectif actuel de trois formateurs/commerciaux et deux sédentaires.

 

Le système d’ancrage temporaire et transportable de Syam permet aussi de dériver l’ancrage vers l’extérieur grâce à l’option Syam +SP © Syam

 

Des attentes précises

 

Toutefois, les attentes divergent selon les professionnels. « Nous enregistrons de fortes demandes de matériel polyvalent », indique François Ausset, PDG de Covadis. « Par exemple, on décroche le palonnier de l’atelier et on l’accroche à une grue. Ce n’est pas systématique, tout dépend de l’organisation des entreprises. Celles qui travaillent uniquement sur les chantiers sont équipées. En revanche, pour les PME et celles assurant des chantiers occasionnels, c’est une solution intéressante ».

 

Idem pour les batteries de plus en plus petites ou le matériel, pas trop lourd, aisément transportable et manipulable. Des attentes confirmées par Sabine Nadeau- Cunin, gérante de Dumatek (représentant RBB depuis 2006) et d’ATG. « Aujourd’hui, la demande est clairement tournée vers la modularité et l’autonomie », souligne-t-elle. « Auparavant, les clients possédaient un palonnier, équipement indispensable pour l’atelier, et un autre pour les chantiers. Aujourd’hui, ils veulent disposer d’un outil pour les deux applications ».

 

De son côté, Mélanie Chauvet indique que « les utilisateurs recherchent à la fois, gain de productivité et confort au travail. Mais aussi, ergonomie et automatisme ». Mais ils ne peuvent avoir tous les modèles. Pour Xavier Le Lay, « les outils ne sont pas les mêmes pour les chantiers et les ateliers. Ce sont deux mondes différents. Ainsi en atelier, l’environnement est confortable, sans les problèmes climatiques ni les contraintes rencontrées sur les chantiers ».

 

Des outils informatiques aident à la pose

 

Dévoilé lors de la dernière édition d’Equipbaie, le carnet de chantier numérique de CAIB simplifie la prise de cotes et de notes sur les chantiers de rénovation. Mais surtout, il évite les erreurs et alerte l’artisan en cas d’incohérences lors de cette opération souvent anxiogène. Il a été lancé officiellement en février dernier. « Il s’agit de délaisser le stylo et le carnet pour la prise de cotes et de notes au profit du Smartphone et de la tablette numérique, mais surtout d’accompagner les artisans et de limiter les erreurs », résume Edith Choisnet, responsable marketing et communication chez CAIB. « Avec plus de 200 téléchargements début avril, nous sommes plutôt contents. D’autant que les retours sont très positifs, même si les utilisateurs attendent la seconde étape ». Au second semestre 2019, le carnet de chantier communiquera donc avec le configurateur business (logiciel de gestion). « Cette interconnexion évitera toute ressaisie pour les devis, commandes, etc », complète Edith Choisnet.

 

Le carnet de chantier numérique de CAIB simplifie les relevés de cotes et les prises de notes sur chantier. Les données saisies permettent au configurateur de proposer les types de dormants et les habillages (cornières, seuil, appui, etc.) les mieux adaptés à l’environnement de pose © CAIB

 

De son côté, Heco Schrauben dispose du logiciel de calcul HCS 4.0. « Indispensable pour la visserie technique, surtout dans la partie structurelle du bâtiment, il permet d’obtenir une étude précise pour certaines applications », indique Thierry Constant, directeur commercial Heco Schrauben France. Il s’enrichit de nouvelles fonctions : les planificateurs et artisans pourront désormais effectuer des calculs pour des dimensions importantes. De plus, le programme tient compte des zones de charges dues à la neige et au vent.

 

Désormais, le logiciel de calcul HCS 4.0 d’Heco Schrauben assure le calcul d'assemblages et de renforcements à l'aide de vis partiellement filetées et de vis à filet total, notamment dans le domaine de l'ingénierie de la construction en bois © Heco Schrauben

 

Du matériel adapté

 

Résultat, devant une demande accrue d’équipements pointus, les industriels peaufinent leur offre. Ainsi, Bohle propose Liftmaster, un appareil de levage équipé d’un palonnier à ventouses à double utilisation. « Très compact et aisément démontable, il s’utilise à la fois en atelier et sur les chantiers », précise Jean-Marc Auger. « Mieux, le palonnier peut se démonter et s’utiliser séparément ». Outre les potences à rotation, Covadis, le distributeur de l’italien Elephant spécialisé dans les appareils de levage et de manutention, commercialise le palonnier à ventouses pour le verre GP10Rebetta. « Très polyvalent, il s’utilise sur site de façonnage du vitrage (alimenté en électricité) ou sur un chantier (alimenté par batterie) », ajoute François Ausset.

 

Le palonnier à ventouses GP10Rebetta de Covadis peut basculer ou tourner la feuille de verre. ll peut aussi être suspendu à une grue pour assurer la pose du vitrage sur chantier © Covadis

 

De son côté, Dumatek distribue le palonnier RBB 6/12 PGMBM tout électrique pouvant passer de six jusqu’à douze ventouses  avec les bras escamotables pour s’adapter à des dimensions et poids plus importants, ainsi que le 4 PS.G.B., un modèle de chantier léger et maniable avec quatre ventouses en ligne.

 

ATG a sorti une potence sur fût en 2018 qui se déplace dans un atelier et équipe autant les miroitiers que les menuisiers (visuel ci-dessus). Autre nouveauté, le mini-palonnier VC-F2 qui se fixe sur une grue et fonctionne sur batterie pour la pose sur chantier © ATG

 

 

Enfin, GK Techniques commercialise pour les ateliers, des potences et palonniers compacts et ergonomiques, et pour les chantiers, une gamme beaucoup plus variée. « Elle va de la ventouse manuelle en passant par le palonnier ventouse sur batterie au chariot de levage, robot de pose et minigrues araignées », indique Xavier Le Lay. « Nous devons faire face à une énorme diversité de poses et de chantiers. C’est sûr, le verre, matière noble qui apporte lumière et confort, est utilisé partout ».

 

Innovation chez GK Techniques qui distribue la grue araignée C30 du néerlandais Hoeflon. D’un poids de neuf tonnes, elle soulève une charge de 1 600 kg à 22 m verticalement et 400 kg à 20 m horizontalement © GK Techniques

 

Riou Glass participe aux chantiers

 

Avec Assistance Pose Vitrage (APV), le verrier propose un véritable partenariat à ses clients. Il s’agit d’un service complet de livraison et de manutention des vitrages volumineux, lourds ou spéciaux, directement sur le lieu d’installation ; la société mettant à disposition un transport adapté, le matériel nécessaire à la pose du verre (grues, mini-grues, palonniers à ventouses...) ainsi qu’un professionnel habilité à conduire ces engins de levage. « Aujourd’hui, les volumes vitrés sont de plus en plus grands et lourds », constate Alain Lainé, responsable Aide à la pose chez Riou Glass. « Or nos clients ne sont pas tous habitués à manipuler ce type de vitrage et craignent la casse. C’est un métier dans le métier. Nous leur apportons une vraie sécurité »

 

Honfleur Normandy Outlet, Honfleur (14) © Riou Glass

 

M.L.

Source : verre-menuiserie.com

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