VMA 291

36 I OCTOBRE - NOVEMBRE 2020 I www.verre-menuiserie.com L’évolution des bâtiments répon- dra toujours à une adaptation réciproque entre les courbes démographiques, sociales, économiques… reflétant des attentes et un parc immobilier existant qui doit y répondre ou qui n’y parvient pas, entraî- nant la nécessité de nouvelles constructions » . De fait, le Comité ne travaille pas seulement sur les aspects quantitatifs – pour identifier uniquement le nombre de mètres carrés utiles. Il s’inter- roge aussi pour savoir com- ment les bâtiments du futur vont réussir à jouer leur rôle consistant à abriter l’activité humaine, quelle que soit la façon dont celle-ci va évoluer. Le périmètre d’études ne concerne pas uniquement le logement : « il y a des porosités entre le logement et le tertiaire, sur l’hébergement, la transfor- mation de bureaux en loge- ments…Notre réflexion se situe à l’échelle de l’ensemble du Les 15 personnes constituant le Comité ne sont pas repré- sentatives de l’intégralité de la filière, celle-ci étant extrême- ment diverse, l’idée n’étant pas de faire une instance représen- tative de chacun des acteurs. « Les 15 membres participent au comité en leur nom propre et non en tant que représentant de la structure qui les emploie. L’Ademe et le CSTB ont mené un travail commun pour recruter des experts qui nous semblaient pouvoir apporter des points de vue suffisamment diversifiés sur l’avenir et qui ont une appé- tence à travailler sur la prospec- tive, car tout le monde n’a pas envie de se projeter en 2050. Le travail de composition du comité a duré plusieurs mois. Nous avons été attentifs à une repré- sentation équilibrée en termes de genres et d’âges » , explique Albane Gaspard. Le comité est l’un des aspects du dispositif qui contient aussi des étapes de consultation des Nous sommes dans une période où l'avenir n’a jamais été plus incertain. Nous nous préparons à des changements climatiques, à une société de plus en plus vieillissante, à des bouleverse- ments potentiellement techno- logiques… », pointe Albane Gaspard. Problème : chaque acteur voit un peu le futur depuis sa porte, en regardant ce qui l’a affecté par le passé et en se disant : « Le futur devrait ressembler à ça » . Pour Albane Gaspard, « il est probable que le futur soit tout autre de ce que chacun imagine et il va falloir s’y préparer. Pour cela, il y avait un intérêt certain à mettre en place un processus de réflexion qui aide les acteurs à se projeter dans des devenirs très différents. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce process appa- raissant sous la forme du Comité autour duquel gravite la concer- tationentre acteurs : tout n’est pas issu du seul travail du Comité » , indique Albane Gaspard. acteurs de la filière. « Le travail est préparé par les participants. Ensuite, peuvent collaborer des acteurs de la filière souhaitant se joindre à nos travaux. Une première étape de consultation a déjà eu lieu en avril dernier. Et il y aura une deuxième étape en fin d’année. Tout ne se fait pas en chambre : nous préparons des éléments pour consultation » , détaille Albane Gaspard. Au démarrage de ses travaux, le Comité a constaté que le nombre de logements neufs et le taux de natalité en France croissent tous deux de 1,1 % entraînant des évolutions prévi- sibles sur les besoins de loge- ments d’aujourd’hui, d’où l’importance de préparer l’avenir. « La statistique de 1,1 % que nous présentons nous permet de démontrer que l’enjeu pour le futur est bien celui d’une adaptation réciproque entre les résidents qui vont travailler et vivre dans les bâtiments et les bâtiments en tant que tels. Actualités I Point de vue V&MA n° 291 Les 15 membres du Comité : une démarche de prospective collective pour imaginer les bâtiments de demain et qui projette en 2030 les nouveaux enjeux de la construction autour de 22 sujets traités dans une approche transversale. Leur analyse, toujours en cours, permettra d’élaborer des scénarios d'anticipation au cours des 30 prochaines années Crédit Photo :Ademe-CSTB

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