VMA 291

PTZ ET LOI PINEL Le pôle Habitat de la FFB (la branche des constructeurs, promoteurs et aménageurs de la FFB (ex LCA-FFB) a salué le maintien du prêt à taux zéro (PTZ) et du "Pinel" jusqu'à fin 2021, ainsi que l’ouverture d’une concertation avec les professionnels et les élus afin d’améliorer ces dispositifs à l’horizon 2022. Mais il ne consi- dère pas que ces annonces puissent répondre à court terme aux difficultés rencon- trées par les entreprises du secteur. Il appelle donc d’une part, à rétablir, dès 2021, une quotité de PTZ à 40 % sur tou- tes les zones du territoire (au lieu de 20 % actuellement en zones B2 et C) et à restaurer l’APL Accession pour les ména- ges jeunes modestes désireux d’accéder à la propriété. Et pour séduire les ménages disposant d’une épargne abondante, le Pôle Habitat FFB réclame le renforcement du dispositif Pinel. De son côté la FPI, qui regroupe les promoteurs immobiliers de France, estime dans un communiqué publié dès le 19 septembre, que le plan de relance laisse de côté l’immobilier neuf. Sa présidente Alexandra François-Cuxac, déclare : « l’avenir de la construc- tion est très sombre et, si rien n’est rapidement entrepris pour que de nouveaux projets voient le jour, les résultats de 2021 seront très mauvais. Ne repro- duisons pas les erreurs des années 80, quand nous cons- truisions moins de 100 000 logements collectifs par an : nous en payons encore le prix ! Le neuf n’est pas un problème, c’est une solution, pour loger les français et leur donner le cadre de vie sain, confortable et durable auquel ils aspirent » . La fédération des Offices Publics de l’Habitat (OPH) note « qu’une enveloppe de 500 M € de subventions pour les années 32 I OCTOBRE - NOVEMBRE 2020 I www.verre-menuiserie.com Actualités I Construction V&MA n° 291 & P r o m o t i o n Immobilière LOI ÉNERGIE-CLIMAT : LE SEUIL DE "DÉCENCE" EN DÉBAT Adoptée le 8 novembre 2019, la loi énergie-climat fixe les objectifs de la politique climatique et énergétique de la France et des décrets ont d'ores et déjà déterminé un calendrier pour les atteindre. « 7 millions de logements sont potentiellement concernés, car ils pourraient dépasser un seuil d'indécence énergétique », estime Yann Darwin, cofondateur d'EnfinRentable, formation en ligne pour optimiser son projet immobilier. Les enjeux sont importants : pour en finir avec les passoires énergétiques, dont la consommation relève des classes F et G, l'État devrait désormais arbitrer le marché de l'immobilier locatif. À ce propos, le ministère de la Transition écolo- gique a publié la synthèse de la consultation publique sur le projet de décret fixant un premier seuil « d’indécence énergétique » en France métropolitaine. Le seuil de 500 kWh/m 2 .an, dont l’entrée en application est prévue en 2023, n’est pas assez ambitieux pour 97 % des contributeurs, qui proposent les adaptations suivantes : abaisser ce seuil (entre 50 kWh/ m 2 .an et 450 kWh/m 2 .an), interdire a la location les passoires thermiques, c’est-à-dire les logements dont le diagnostic de performance énergétique indique un classement F ou G, différencier le seuil selon l’énergie utilisée, exprimer le seuil en énergie primaire plutôt que finale, tenir compte du coût des énergies pour que la mesure soit équitable. Source : Infographie EnfinRentable Thierry Delhommeau, gérant de Loire Menuiseries Services (LMS) Crédit Photo : LoireMenuiseriesServices CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE : LES ENSEIGNEMENTS DU CONFINEMENT Le monitoring des bâtiments comme clé de succès pour réduire le gaspillage, voilà ce que l’étude du cabinet Deepki confirme… Un mal pour un bien ? La crise de la Covid-19etsaphasedeconfinement a permis de révéler les gaspillages énergétiques, notamment dans le secteur du bâtiment tertiaire. Ainsi, une étude menée par Deepki et publiée au mois de juin met en lumière des sites mal régulés. Au total sur plus de 3 500 bâtiments étudiés,40%auraientétémalcoupés, soit 123 K € /semaine d’économies potentielles.L’études’estconcentrée sur le talon – c’est-à-dire la consom- mation enregistrée entre 2 h et 5 h du matin – le mois précédent le confinement. Des plages horaires pouvant servir de référence pour la période du confinement puisque les bâtiments ne reçoivent pas de public. Les résultats sont éloquents : malgré leur inoccupation, les bâti- ments continuent de consommer de l’énergie ! Deuxième enseigne- ment : les sites bien régulés ont réussi à faire baisser leur niveau de talon pendant la crise. Si certaines actions mises en place pour réduire la consommation énergétique sont contingentes à la crise, d’autres peu- vent être maintenues et permettre une redéfinition des standards de la consommation des bâtiments. Enfin, un pilotage et monitoring énergétiques précis permettent à 60 % des sites d’adapter leur niveau de consommation durant le confinement, voire à atteindre de nouveaux standards. À l’heure du décret tertiaire – qui oblige les bâtiments tertiaires de plus de 1000m 2 àréduire leurconsommation énergétique de 40 % d’ici 2030 – c’est une bonne nouvelle constatent les auteurs de cette étude.

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