VMA 326

SEPTEMBRE - OCTOBRE 2026 | V&MA 326 | www.verre-menuiserie.com 167 Marché | Enquête b â t i m e n t s e t 60 000 logements ont été construits ou réhabilités en hors-site avec la capacité d’en livrer le double d ’i c i 5 ans se l on l ’as soc i a t i on Filière hors site France – créée en novembre 2023 – qui regroupe à ce jour 150 acteurs de la construction (aménageurs, promoteurs, bailleurs sociaux, architectes, ingénieurs, etc.). « Aujourd'hui, l’industrialisation de la construction s’inscrit en neuf comme en rénovation comme un moyen de passer à l’échelle, en particulier pour des produits comme le logement étudiant, les hôtels, mais aussi pour la rénovation énergétique par l’extérieur (via la pose de panneaux), la densification/surélévation/traitement des dents creuses, la transformation urbaine, le report de trait de côte, les secteurs en fort développement (à l’exemple des EPR2), Mayotte… au final, le hors site répond à une pluralité d’enjeux », assure cette association dans un communiqué daté de mars 2026. En octobre 2023, douze acteurs (3F, GPA, SGP, EPA Marne, SNCF Immobilier, RATP immobilier, Polylogis, CDC Habitat, Adoma, EPFIF, EPA Saclay, ADP) se sont engagés à produire 50 % de leurs constructions à horizon 2031. Deux ans plus tard, les avancées seraient tangibles, toujours selon Filière hors site France. De son côté, le réseau Le Campus Hors Site, organise, entre autres formations et voyages d’études, trois fois par an, une matinée réservée à ses membres – des entreprises – pour interroger les pratiques du secteur de la construction hors-site. L’occasion de s’inspirer de retours d’expérience, d’identifier de nouvelles clés de succès et de construire des trajectoires de progression vers le hors-site… Unmarché en devenir « La construction hors-site est de plus en plus présente en France, la tendance se confirme », note Christophe Lombardot, responsable commercial chez Louineau. Comme il s’agit d’une transformation significative du mode constructif, son adoption demande du temps. « Nous sommes convaincus que le hors-site représente le modèle du futur, mais à date, le marché français est encore loin de se l’approprier, contrairement aux pays anglo-saxons et aux pays du nord », estime Baptiste Barreau, directeur général de Rénoval Menuiseries. Le hors-site sou rirait d’une mauvaise image de marque. « La filière est récente, elle se construit et va se faire entendre, mais des sujets sont encore à régler, notamment enmatière de normalisation de la construction », ajoute-t-il. Pour autant, « ce mode constructif pourrait répondre aux besoins des jeunes générations qui pourraient privilégier la location à l’achat… », avance-t-il. Car le hors-site ne manque pas d’avantages, que Christoph Lombardot rappelle : « Amélioration de la qualité de la réalisation, réduction des délais de chantier, maîtrise des coûts, réponse au manque de main d’œuvre, simplification de la logistique… ». En attendant, indique Ludovic Faugier, responsable menuiserie et industrie chez SFS France, spécialiste des techniques de fixation pour l’enveloppe du bâtiment, « le hors-site a connu un engouement important il y a quelques années, puis certaines entreprises ayant subi des déconvenues, faute demodèle économique solide, son développement a ralenti. Le village des JOP lui o re une belle vitrine ». SFS propose ses systèmes de fixation à ce marché. Chez Brit’Alu (Groupe BAM), « l’étude d’un concept intégrant un châssis aluminiuma pris du retard », confie Morgane Lefeuvre, responsable de communication. Pour que la menuiserie hors-site émerge, « il faut que les di érents métiers se coordonnent, et c’est peut-être là le principal défi », poursuit-elle. 6000

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