VMA 325

JUIN - JUILLET 2026 | V&MA 325 | www.verre-menuiserie.com 28 Actualités | Point de vue e bâtiment représente 25 % des émissions de CO 2 , un constat qui rend la réduction de son empreinte carbone indispensable, voire incontournable, selon Mickael Labrosse, président du Groupe VIT. L’entreprise s’est fixée des objectifs ambitieux : « nous voulons aller dès 2028 vers des bâtiments neufs à émission nulle », explique-t-il. Dans cette logique, le Groupe a défini en 2023 une feuille de route régénérative et a choisi de mettre en avant des verres plus respectueux de l’environnement. « Nous avons donc abandonné depuis trois ans les verres basiques pour promouvoir aminima des verres à couche faible émission, ainsi que des verres à contrôle solaire. Nous travaillons notamment avec le verre Miraï TM de Pilkington qui contient 52 % de carbone incorporé en moins par rapport au verre float standard », précise Mickael Labrosse. En parallèle, VIT mène un travail de sensibilisation auprès des prescripteurs pour valoriser ces solutions techniques. Le Groupe a également mis en place d’autres actions, notamment la revalorisation des chutes de production dans un circuit vertueux. Chaque année, cette démarche permet à Saint-Gobain de récupérer 385 tonnes de calcin recyclé, soit une économie de 248 tonnes de CO 2 . Mickael Labrosse souligne toutefois que « l’engouement pour le verre bas carbone reste encore assez limité, mais petit à petit nous allons migrer vers 30, 40 puis 50 % de la production en bas carbone ». Le bas carbone est incontournable Une évolution progressive qui témoigne, selon Maxime Virot, chef de projet marketing produits chez Sepalumic, d’une prise de conscience désormais globale : « Le bas carbone est devenu incontournable. Aujourd’hui, les clients attendent un produit au juste prix, techniquement performant et respectueux de l’environnement », résume-t-il. Pour y répondre, Sepalumic mise sur des approvisionnements de proximité et sur l’optimisation de sa production. « Nous avons déployé plusieurs leviers pour réduire l’empreinte carbone de notre usine d’extrusion de Genlis (21), notamment avec l’installation de panneaux solaires pour alimenter une partie de la production. Nous réduisons aussi en continu nos besoins énergétiques grâce, par exemple, à une presse hybride moins énergivore ». L’entreprise a également installé un four de dernière génération capable de récupérer une partie de la chaleur pour la réinjecter dans le process. Le recyclage fait lui aussi partie de la démarche, avec la réutilisation des excédents de poudre dans l’usine de thermolaquage, une centrale de traitement des eaux et la valorisation des chutes d’extrusion renvoyées au producteur de billettes pour être réemployées. Pour Maxime Virot, cette stratégie doit rester globale : « Nous avons aussi intégré le transport à notre démarche bas carbone en mutualisant les livraisons sur certains secteurs ». Même conviction chez Claude Lickel, directeur commercial et marketing de Kömmerling France : « Nous sommes enclins à nous orienter dans cette voie vertueuse, nos clients ayant besoin de prouver la réduction de l’empreinte carbone sur les chantiers. Nous menons à ce titre une stratégie bas carbone intensive depuis quatre ans ». L Stratégie bas carbone, passer du discours à la preuve Dans les années à venir, la réduction de l’empreinte carbone des bâtiments s’impose comme une nécessité. L’industrie de la menuiserie a déjà engagé cette transition en modernisant ses outils de production pour développer des produits moins carbonés. Une réponse aux attentes d’un marché qui ne se satisfait plus des discours et exige désormais des preuves concrètes de l’impact carbone des solutions techniques. La Tour Keïko, siège du Groupe Aéma à Issy-les-Moulineaux (92), culmine à 66 m et marque l’entrée ouest de la ville. Sa façade simple peau, à la fois frugale et performante, intègre pour la première fois en France une protection solaire par sérigraphie numérique sur la face extérieure des vitrages.Adaptée selon l’orientation et l’inclinaison, cette solution régule efficacement l’apport solaire, évite le recours à une double peau et permet 15 % d’économies d’énergie, avec un gain financier à la clé

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