VMA 324

AVRIL - MAI 2026 | V&MA 324 | www.verre-menuiserie.com 40 Actualités | Face-à-face Ainsi, ils ne doivent pas être mélangés avec d’autres déchets du bâtiment (isolation, sols en PVC…). Point essentiel : les vitrages doivent être intègres et non brisés avant démantèlement pour éviter toute contamination du verre plat. Ils ne doivent pas non plus contenir de joints amiantés, ni de peinture au plomb. Enfin, il est nécessaire d’entreposer les anciennes menuiseries dans des contenants dédiés (bennes ou chevalets) et de les ranger verticalement sans casse de vitrage pour les sécuriser durant le trajet et optimiser le coût du transport. Près de 8 millions de menuiseries sont déposées en France chaque année. « Pour absorber ce volume, il faut répondre au besoin demécanisation et d'industrialisation du démantèlement qui est aujourd'hui encore très manuel ou artisanal », souligne Ludivine Menez. En moyenne, 90 % du poids d’une menuiserie vitrée sont constitués d’éléments recyclables – verre, aluminium, PVC, acier… – ou valorisables, comme le bois. Historiquement, seul le cadre des menuiseries était valorisé. Désormais, l'e ort porte sur le verre, dont le taux de recyclage est passé de 3 % à environ 12 % en deux ans. L'objectif fixé par les pouvoirs publics est d'atteindre 18 % fin 2027. Environ 100 sites de démantèlement ont été créés en France. Ils assurent la séparation propre du cadre (alu, bois, PVC) et du vitrage pour éviter toute impureté (scories) dans le calcin avant son retour en four de verrerie. Selon Rami Jabbour, les flux collectés par Valobat restent majoritairement destinés à des exutoires et verriers français, garantissant une boucle d'économie circulaire nationale. Mais comment les matériaux des cadres de menuiseries collectés se répartissent-ils ? « Le gisement actuel reste majo- ritairement composé de bois car les fenêtres déposées aujourd'hui datent souvent d'avant les années 1980. Le PVC représente environ 25 à 26 % des volumes, mais une inversion des proportions est attendue d'ici dix ans suite à la massification de la pose de menuiseries en PVC à la fin des années 1980. Le cas de l'aluminium est complexe : sa forte valeur marchande fait qu'il échappe souvent aux circuits de traçabilité classiques pour être revendu sur d'autres marchés, parfois à l'export », détaille Maelenn Rougié. Hormis les métaux, la majorité des déchets du bâtiment a une valeur négative. « Le coût de collecte et de traitement est supérieur au prix de revente de la matière, d'où la nécessité de l'écocontribution pour équilibrer le modèle », explique Rami Jabbour. Valoriser le bois issu des anciennes menuiseries Traités lors de la fabrication, les éléments en bois provenant de menuiseries extérieures sont de classe B. Leur valorisation repose sur l’intérêt de la matière : le bois est alors utilisé en éléments de parquet, de mobilier ou bien broyé pour constituer des panneaux. Le bois issu du recyclage a également un intérêt énergétique : il peut servir comme combustible de substitution. Dans son usine pionnière et durable, certifiée ISO 9001, 14001 et 50001, labellisée VinylPlus depuis 2018 et quatre fois médaillée d’or EcoVadis, le site de Rehau figure parmi le plus exemplaire enmatière de développement durable. Le déploiement de ses innovations technologiques, de matériaux avancés,de services intégrés et de réflexion profonde sur samission,confirme la volonté écoresponsable de Rehau Window Solutions de guider le secteur du second œuvre vers un avenir fort en performances, en personnalisation, durabilité et digitalisation. « Morhange incarne une industrie qui a su se réinventer sans renier ses racines. Depuis six décennies, nous innovons, recyclons,optimisons et avançons ensemble vers une industrie plus durable », a déclaré Emmanuel Mayer , directeur de l’usine Rehau France, lors des 60 ans de l’entreprise française en 2025. Avec aujourd’hui ses 23 lignes d’extrusion, ses 4 lignes de plaxage, une capacité de production annuelle de 24 000 t et un engagement environnemental historique, Rehau France incarne l’excellence industrielle à la française au sein d’un groupe allemand très investi en développement durable et R&D. Avec son partenaire Paprec, Groupe familial créé en 1994 par Jean-Luc Petithuguenin , qui compte aujourd’hui plus de 12 500 collaborateurs, il ne fait aucun doute que les déchets sont devenus les matières premières du 21 e siècle. La demande grandissante de PVC recyclé donne aux deux acteurs Rehau-Paprec les moyens d’agir au lieu de subir. Pour Maxime Boileau , directeur marketing-communication & prescription chez Rehau division Window Solutions France,« l’action engagée est de longue haleine et la tâche n’est pas aussi simple malgré son évidence, mais les résistances affûtent les arguments »...et l’amplitude des moyens donnés par Rehau à la cause donne exemple pour renverser les archétypes obsolètes d’une croissance épuisant les ressources de la planète,où concilier industrie et écoresponsabilité s’avère un nouveau modèle économiquement viable et productif. La renaissance d’un nouveau produit suit un parcours rigoureusement balisé pour un PVC recyclé aux mêmes atouts et performances qu’à l’origine. Rehau, un acteur emblématique du recyclage et de l’écoconception Tout le process rigoureux de collecte, stockage, broyage, dépollution, tri optique, purification et d’extrusion ou micronisation, fiabilise une recette de granulés réinjectés dans la fabrication de nouvelles menuiseries en PVC coextrudé tout aussi qualitatives ©Rehau/Paprec

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