VMA 323

FÉVRIER - MARS 2026 | V&MA 323 | www.verre-menuiserie.com 114 Dossier | Verre Transmission lumineuse versus facteur solaire « Dans un scénario climatique qui pourrait atteindre + 4 °C dès 2050, le confort d’été n’est plus un sujet de confort marginal, mais un impératif de conception. Les choix réalisés, en rénovation comme en construction neuve, sont désormais déterminants pour le bien-être des occupants, la maîtrise des consommations et la durabilité des bâtiments », estime Géraldine Caro. D’où le développement des vitrages de contrôle solaire qui assurent une double fonction : conserver la chaleur en hiver et filtrer le rayonnement solaire lors des épisodes de forte chaleur. « Cette performance repose sur un traitement breveté, constitué d’un empilement de couches nanométriques appliquées sur le vitrage », explique-t-elle. Pour des baies vitrées fortement exposées, Saint-Gobain Glass préconise une solution comme Eclaz ® Sun qui isole en hiver tout en réduisant jusqu’à deux tiers les apports de chaleur en été, avec à la clé un gain moyen de 3 à 5 °C à l’intérieur, sans compromis sur la transparence, promet l’industriel. Di érents niveaux de protection solaire répondent aux di érents besoins. Dans le tertiaire, où les surfaces vitrées dépassent fréquemment 50 % de la façade, des solutions à très haute sélectivité sont privilégiées. La gamme Cool-Lite , et notamment Cool-Lite Xtreme 51/23 , illustre cette approche : 51 % de transmission lumineuse associée à un facteur solaire très bas, pour un équilibre optimal entre lumière naturelle et protection contre la surchau e. Les vitrages Stopray d’AGC o rent toute une gamme de transmissions lumineuses et de contrôles solaires pour un coe cient de transmission thermique (Ug) de 1.0 W/(m².K). « Cette collection permet d’adapter l’o re aux besoins des façades en fonction de leur orientation, de leur région climatique et de l’utilisation du bâtiment qu’elles habillent. Le choix de la meilleure combinaison de performances opto-énergétiques se fait avec l’aide du service technique d’AGC. Les verres Stopray entrent parfaitement dans les exigences de la réglementation RE2020 en matière d’empreinte carbone réduite (disponible sur verre bas carbone d’AGC Low-Carbon Glass) et de contrôle de l’apport de lumière et de chaleur provenant du soleil. Enfin, ils satisfont l’esthétisme des projets architecturaux grâce à une palette d’aspects du plus neutre au plus réfléchissant. On les retrouve dans les façades des bâtiments tertiaires principalement, là où les surfaces vitrées sont importantes et la gestion de l’énergie est un enjeu crucial », commente Valérie Vandermeulen. Quelle est l’actualité de Cekal et comment la marque évolue-t-elle ? Notre organisation interne évolue.J’ai été réélue présidente aumois d’avril 2025 et j’ai souhaité souligner le rôle d’une équipe soudée, efficace, notamment en proposant à Jérôme Carrié de devenir délégué général et d’offrir une place renforcée à Marie-Laure Ainoux, nommée secrétaire générale, car elle gère la communication, les événements en collaboration avec un free-lance, etc. Nous avions précédemment recruté un jeune délégué technique qui est parti pour des raisons personnelles, et nous avons tiré les leçons de cette expérience fort intéressante que nous avons décidé de renouveler.Aumois de novembre dernier, c’est donc Mathieu Huntingdon qui nous a rejoint au poste de délégué technique.Il est rattaché à la secrétaire générale.Nous disposons ainsi d’une équipe structurée, très impliquée et prête pour aborder les défis des prochaines années. Cekal a plus de 35 ans et bénéficie d’une bonne image de marque. D’ailleurs, elle se développe à l’étranger. Nous ne prospectons pas, mais nous recevons des demandes de centres issus par exemple des pays du Mahgreb ou d’Allemagne. Ils souhaitent être certifiés, soit pour importer en France, soit pour disposer d’une certification reconnue dans leur propre pays. Cekal organise chaque année des rencontres régionales, quel bilan en tirez-vous ? Ces rencontres de proximitéme sont chères. Elles suscitent un véritable intérêt et nous permettent de rencontrer des interlocuteurs que nous ne verrions pas autrement, l’année dernière deux-tiers des participants étaient issus des rangs de centres de production certifiés (directeurs,responsables de production, responsables qualité, technico-commerciaux...) et un tiers était des représentants de fabricants de constituants. Nous poursuivons ces rencontres en 2026 à Nancy, Bordeaux, Lyon et au Mans. Le programme précis n’est pas encore établi.Traditionnellement, ces journées se déroulent en deux parties : le matin, nous abordons les actualités techniques de Cekal et l’après-midi, nous échangeons autour d’un thème. En 2025, nous avions choisi le nouveau Réglement Produits de Construction 2024 (RPC) comme fil rouge... Quels sont, selon vous, les grandes tendances enmatière d’innovation dans le secteur du vitrage isolant ? Deux tendances se dessinent nettement : le développement du warm edge se confirme. Et nous enregistrons des demandes des centres pour la qualification du vitrage feuilleté rigide, avec intercalaire en PVB, pour lequel nous avons créé un référentiel avec nos partenaires. Sur ce sujet, nous faisons appel à des OMV (Organismes de Mesure et Vérification) pour nous aider. Nelly Philipponat , présidente de Cekal, organisme de certification des vitrages ©Cekal questions à 3 (suite p. 117)

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