318 VMA
AVRIL - MAI 2025 | V&MA 318 | www.verre-menuiserie.com 65 Technique | Équipement En sortie d’atelier, les tables d’emballage de vitrages mises au point par MZR sont de plus en plus utilisées par les acteurs du double vitrage car elles o rent une meilleure ergonomie pour l’emballage individuel des doubles vitrages, surtout lorsqu’ils mesurent 2 m x 3 m. Automatiser les ateliers et respecter la maintenance Hegla France réalise les études d’implan- tation des machines avec ses clients pour leur adapter la meilleure solution, puis as- siste à l’installation du process monté par les Allemands ou par les sous-traitants. « Une installation vit entre 20 à 30 ans et elle doit fonctionner tous les jours. Nous sommes donc focalisés sur la maintenance des machines installées chez nos clients », souligne Daniel Kolopp. Hegla France met en place des pratiques pour garantir le bon fonctionnement des installations industrielles car une seule journée d’immobilisation sur une ligne de production verrière qui tourne à 3 postes engendre un manque à gagner de 40 000 €. « En 2025-2026, nous mènerons des inspections obligatoires et régulières avec nos clients pour planifier les maintenances, certaines sociétés étant un peu en déficit dans ce domaine-là. Nous voulons les accompa- gner pour les inciter à faire ce qu’il faut », an- nonce le manager France Hegla. Constatant que le marché est un peu plus tendu en ce premier semestre 2025, Daniel Kolopp anticipe un repli d’environ 15 %du CA d’Hegla France par rapport à 2024. Et il travaille avec son équipe sur de nouvelles pistes, en particulier l’automatisation du tri du vitrage isolant ( VI ) pour les fabricants de verre. Il s’agit, à la sortie de la ligne VI , de trier et stocker le verre. « Au lieu de fabriquer dans l’ordre, ce qui met des contraintes sur la ligne VI , on peut fabriquer dans le désordre, trier en sortie de ligne, ce qui permet une sou- plesse de production. Sur les nouveaux projets d’installation en France, à l’horizon de 2, 3 ou 4 ans, le tri du VI est déjà intégré dans l’implan- tation », révèle Daniel Kolopp. En France, il existe encore des sociétés très manuelles où la grosse part de la pro- duction est réalisée par un opérateur : il trempe le verre, le dépose sur un chariot, ramène le chariot de la ligne et le décharge manuellement… « Tout cela, à terme, va disparaître. Chaque fois que le matériel est amorti ou obsolète, le remplacement se fait par un automatisme. Tant que la machine amortie fonctionne, il n’y a plus de charge, seul reste le coût de l’opérateur. Et une fois la machine amortie, il n’y aura même plus d’opé- rateur à payer », analyse Daniel Kolopp. MZR met également en place des lignes d’assemblage de complexes de vitrages. Mesurant 12 m de long, elles permettent d’assembler les doubles vitrages isolants, de poser les joints et les parcloses, notam- ment pour les verres de façade. Toutes les opérations sont menées à la suite les unes des autres, les éléments de vitrage se dé- plaçant sur des convoyeurs à rouleaux et des croix de levage permettant aux opé- rateurs de fixer les accessoires en ligne. « À la demande de nos clients, MZR met au point du matériel sur mesure. Les verriers travaillent sur des investissements très lourds : certains atteignent plusieurs millions d’euros. Nous chi rons régulièrement des équipements à leur demande. Mais il arrive que le passage à l’action financière soit plus délicat… », révèle Jean-Marc Boisson. Lever et disposer les vitrages jusqu’à leur support Pour mettre en place des vitrages grands et lourds sur les sites di ciles d’accès, les miroitiers recourent régulièrement aux compétences et aux équipements des entreprises de levage (ou levageurs). Mais, pour prévenir les accidents sur les chantiers, l’Union française des Miroitiers rappelle les bonnes pratiques à respecter… Les missions du levageur sont claires. Il lui incombe de réceptionner et de véri- fier les vitrages et leur conditionnement (bon maintien des barres), puis de trans- porter les vitrages jusqu’au chantier. C’est également lui qui gère les probléma- tiques d’accès depuis la voie publique, y compris les procédures administratives éventuelles. Le levageur définit avec le miroitier le matériel de levage et de manutention le plus adapté en fonction des particularités du chantier (accès, dimension et poids du vitrage, altitude, etc.). Quant au miroitier, il communique les données essentielles à l’entreprise de levage : dimensions, composition et poids du vitrage, ainsi que le lieu de pose. Il doit préciser au levageur la nature de certains composants, notamment lorsque cela peut avoir une incidence à la manipulation. Par exemple, les verres revêtus d’une couche sur une des faces externes (couche dite “autonettoyante” ou “antibuée”) peuvent nécessiter des précautions particulières… Point crucial : la coordination doit être parfaite avec l’équipe de pose durant le le- vage afin que le travail s’e ectue en toute sécurité. Une fois le vitrage mis en posi- tion face au support, le miroitier installa- teur procède au calage, à l’aménagement final des feuillures… et guide le levageur jusqu’à la mise en place du vitrage dans son support. Lorsque le miroitier procède à la mise en place des dispositifs de main- tien du vitrage (serreurs, parcloses), la mis- sion du levageur s’achève. Des chariots et des robots pour transporter et poser le verre sur les chantiers Pour la manutention des vitrages sur le chantier ou dans l’usine, RBB a mis au point Pour mettre en place des vitrages grands et lourds sur les sites difficiles d’accès, les miroitiers recourent régulièrement aux compétences et aux équipements des entreprises de levage (ou levageurs). Point crucial rappelé par l’Union Française des Miroitiers : la coordination doit être parfaite avec l’équipe de pose pendant le levage pour une totale sécurité ©UnionFrançaisedesMiroitiers -D.R.
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