VMA 285
ACTUALITÉS I Point de vue La lumière naturelle fait sa rentrée par la fenêtre Disposer d’une luminosité suffisante et d’un confort thermique optimal influe sur la capacité des élèves et étudiants à apprendre et à retenir. Le bien-être en classe se joue donc aussi côté fenêtre : les professionnels du secteur – verriers et menuisiers gammistes – innovent pour proposer de nouvelles solutions, statiques ou dynamiques. V&MA n° 285 34 I OCTOBRE - NOVEMBRE 2019 I www.verre-menuiserie.com Conçu par l’Agence d’Architecture Patrick Arotcharen à la demande du Conseil Général des Landes, le collège Aimé Césaire de Saint-Geours-de-Maremne (40) a remporté le Prix “Étudier” 2015. La façade arbore une structure bois en échelle qui se superpose aux 900 m 2 de murs-rideaux Géode conçus par Technal occupants ainsi que les écono- mies d’éclairage artificiel et de climatisation et c’est bon pour la planète » . Une autre tendance forte émerge chez AGC avec l’utilisation du verre Clearsvision : « il s’agit d’un verre haute- ment transparent, extra clair. Il contient moins d’oxyde de fer, lui donnant un aspect plus neutre. Particularité : il offre une transition lumineuse plus éle- vée qu’un verre ordinaire » , explique Valérie Vandermeulen. Du côté des vitrages dyna- miques capables de s’adapter à toutes les possibilités en tenant compte du climat local, de la saisonnalité, de l’orientation de réponses correctes en plus lors d’un test demathématiques, par rapport à ceux en inconfort par trop de chaleur. Egalement publiée en 2012, une étude américaine établit un parallèle entre la luminosité et la fluidité de la lecture orale qui s’accroît de 36 % lorsque les élèves sont exposés à une lumière de forte intensité. Directricemarketing et commu- nication d’AGC Glass France, Valérie Vandermeulen en est persuadée : « plus on laissera entrer la lumière du jour dans un bâtiment, plus cela influera L e 2 septembre dernier, 12,8 millions d’élèves ont regagné les salles de classe des 62 200 écoles françaises. Ces établissements scolaires ont-ils un impact sur leur santé et leurs performances ? Plusieurs indices portent à le croire. Un article paru dans le "British Journal of Education Research" relate les travaux menés en 2012 par des cher- cheurs finlandais dans les éco- les de leur pays. Tissant un lien entre confort thermique et exa- mens, ils remarquent que les étudiants qualifiant leur classe de "confortable" ont obtenu 4 % sur la santé des habitants » . Mais si le besoin d’apport de lumière reste vital au niveau des bâtiments, il se heurte à un phénomène physique : la limite de la quantité de lumière qui rentre dans l’habitat par rapport à la quantité de chaleur (rayons infrarouges) souhaitable. Ce rapport est de 2 : il signifie le pourcentage de lumière entrante (transmission lumineuse) divisé par la quantité de chaleur entrante (facteur solaire). Par exemple, pour 70 % de lumière accueillie, la limite physique en protection solaire sera de 35 % de chaleur entrante et pasmoins. « Sauf avec les nouvelles cou- ches dites "triple argent" de la gamme Stopray » , objecte Valérie Vandermeulen. « Les chercheurs d’AGC parviennent aujourd’hui à placer des oxydes métal- liques sur une épaisseur de l’or- dre du micron, directement sur le verre via un procédé sous vide. Cela permet d’obtenir des performances de l’ordre de 33% de facteur solaire pour une transmission lumineuse de 70%. On obtient alors une sélectivité légèrement supérieure à la limite physique de 2, qui augmente considérablement le confort des « Le vitrage Halio Clear State imaginé par AGC s’éclaircit lorsque le soleil luit moins fort et il se fonce en cas d’ensoleillement excessif. Le tout en moins de trois minutes » , souligne Valérie Vandermeulen, directrice marketing et communication d’AGC Glass France Crédit Photo :AGC -Halio International Norme EN 17.037 : l’Europe veut faire entrer la lumière naturelle à l’école et au travail Votée en décembre 2018, la norme EN 17.037 marque une grande première à l’échelle d’un continent car, au niveau européen il n’existait pas de norme sur l’éclairage naturel : c'est donc la toute première fois qu’un texte traite uniquement et en détails (62 pages) de la quantité et de la qualité de la lumière naturelle dans les bâtiments. Cette nouvelle norme définit les trois niveaux de recommandations minimales d’éclairage naturel à atteindre. Elle aborde aussi d’autres aspects du secteur, tels que l’impression subjective de clarté apportée par les vues suffisantes sur l’extérieur, le minimum d’heures d’ensoleillement direct à atteindre, le risque d’éblouissement et les protections associées et, enfin, les moyens de vérification et de contrôle à mettre en œuvre. Crédit Photo :MathieuChoiselat
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