Verre et sécurité : à chaque situation, une solution

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verre1-222.jpgRéglementation oblige, le verre et la sécurité sont deux éléments indissociables. Les vitrages étant de plus en plus présents à l’intérieur et l’extérieur des bâtiments, les solutions sont incontournables en matière de protection de la personne : du verre anti-effraction au verre anti-feu.

« Autrefois, la sécurité était une affaire de spécialistes et concernait des secteurs aux volumes réduits. Elle constitue désormais une demande incontournable pour de nombreux marchés et applications (maisons individuelles, bâtiments collectifs, privés, publics…), qui s’associe à d’autres performances des vitrages », commentait Martine Ollivier, présidente de CEKAL, en ouverture de la conférence "Réflexions autour des vitrages de sécurité", lors du salon Equip’baie en novembre 2008. Elément majeur de la construction actuelle, le verre doit en effet satisfaire à de nombreuses réglementations par rapport à la sécurité. « En outre, les technologies de fabrication, de transformation et d’assemblage permettent de conférer aux vitrages d’excellentes capacités de réponse aux contraintes de sécurité qu’exige la construction actuelle », souligne Sandrine Desgrippes, responsable des produits feu AGC.

Vitrages de sécurité : la certification CEKAL
Cette année, les fabricants de vitrages vont pouvoir intégrer dans leurs marquages, les classements de sécurité établis par CEKAL en liaison avec les normes européennes. L’organisme permet ainsi d’offrir une aide opérationnelle aux utilisateurs, qui seront mieux informés de la qualité des produits de sécurité et aux bureaux de contrôle, qui pourront plus facilement valider la conformité des ouvrages. La certification CEKAL est fondée sur la stricte conformité à la norme EN 14449, mais propose des exigences complémentaires, notamment en termes d’analyse comportementale des vitrages feuilletés, de caractérisation et de qualification des intercalaires PVB et de caractérisation et de qualification des interfaces verre-couche/PVB. L’objectif est de certifier lors de chocs la durabilité et l’efficience du collage entre un polymère et les feuilles de verre aux propriétés de surface qui peuvent être variables.

Protection des biens et des personnes

Un des aspects de la sécurité concerne la protection des biens et des personnes contre les risques de blessures, la chute d’objets en toiture et en verrière, la chute de personnes, le vandalisme et l’effraction, le tir au fusil ou à l’arme de poing. « Plus rare, la sécurité doit aujourd’hui aussi répondre à des exigences anti-explosion voire même antisismiques », constate Philippe Grell, directeur marketing du verrier Pilkington. Pour répondre aux exigences, il existe différents types de verres de sécurité. « Aujourd’hui, la solution la plus souvent préconisée est l’utilisation du verre feuilleté », indique Philippe Grell. Les vitrages feuilletés, composés de deux ou plusieurs vitrages assemblés par un ou plusieurs films de butyral de polyvinyle (PVB), maintiennent les glaces en cas de choc (tout au moins pendant un temps ou jusqu’à un niveau de charge déterminé).

« En fonction de sa composition, de son épaisseur, du nombre de composants, du nombre de films PVB,… tous les niveaux de protection peuvent être obtenus », explique Nelly Philiponnat, directrice marketing d’AGC. Mais dans certains cas particuliers, des feuilles de polycarbonate sont également inclues dans la composition. « Elles permettent d’obtenir des solutions moins épaisses et moins lourdes à niveau de performance équivalent », explique Gabriel Marly, directeur de la prescription Saint-Gobain Glass. Une verre3-222.jpgautre solution est le verre trempé thermiquement. Sa résistance mécanique et aux chocs est nettement plus élevée que le verre recuit. Son avantage majeur est la fragmentation en morceaux peu coupants et plus petits que le verre recuit en cas de bris. Il convient parfaitement pour des abribus, des cabines téléphoniques, des parois de douche, etc. Un traitement complémentaire, appelé "heat soak" peut être réalisé après l’opération de trempe. Il est conseillé de le réaliser pour tous les verres trempés de 6 mm et plus qui sont soumis à des changements réguliers de température.

Une réponse normative et réglementaire

Aujourd’hui, le choix d’un verre de sécurité est avant tout une réponse normative et réglementaire à une situation. En effet, les chocs potentiels sont de diverses natures et les niveaux de réponse des vitrages dépendent du niveau énergétique de l’impact d’une part et de la surface maximale de contact développée au cours du choc d’autre part. Par exemple, le niveau énergétique d’un impact balistique est plus élevé que celui d’un impact du corps humain lors d’une chute accidentelle ; la surface de contact entre ces deux types de chocs est également très différente. « Dans tous les cas, il est obligatoire de se reporter aux normes correspondantes », explique Philippe Grell.

Pour la protection des personnes contre les heurts, les chutes de verres et les chutes de personnes dans le vide, les vitrages feuilletés de sécurité ont des prescriptions d’emploi définies dans la norme NF P 78-201 et le DTU 39 tandis que la norme NF EN 12543 définit leur niveaux de sécurité. Pour la protection contre le vandalisme et l’effraction, il s’agit de la norme la norme EN 356. Elle classe de façon croissante les produits de sécurité de 1 à 8. Les corps de chocs (impacteurs) et les divers niveaux d’énergie d’impact associés décrits dans la norme simulent les agressions auxquelles peuvent être soumises les baies exposées. Pour la protection contre le tir au fusil ou à l’arme de poing, la norme EN 1063 établit 7 classes pour couvrir les exigences de protection.

Un acteur récent

Nouvel intervenant sur le marché français des verres de sécurité incendie, C.G.I. International a été créé en 1998 à partir du rachat de la division verre de Colebrand Group. Depuis C.G.I. International (CGII) est devenu l’un des principaux producteurs de vitrages résistants au feu. Ses produits sont surtout commercialisés au Royaume-Uni, en Irlande et en Hollande, (la moitié des ventes étant réalisée au Royaume-Uni). Son produit vedette est un verre pare- flammes Pyroguard. Doté d’une résine, ce verre existe en épaisseur de 7 mm (pare-flamme 30 minutes) ou en épaisseur de 14 mm (pare-flamme 60 minutes). « Il est facile d’utilisation : le verre se coupe sans équipement spécial. Et il est résistant aux UV, ce qui permet de l’utiliser à l’extérieur sans ajout de feuilleté », présente Christophe Guillot, Président de CGI International.  

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