l’UFME vent debout contre la suppression du crédit d’impôt

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(De gauche à droite) Patrick Bouvet, président de l‘UFME ; Chantal Sergent, présidente de la commission technique ; Ludivine Menez, déléguée technique et Philippe Macquart, délégué général ©UFME
(De gauche à droite) Patrick Bouvet, président de l‘UFME ; Chantal Sergent, présidente de la commission technique ; Ludivine Menez, déléguée technique et Philippe Macquart, délégué général ©UFME

Les dispositions du projet de budget 2018 n’apaisent pas les craintes des professionnels de la fenêtre qui ne décolèrent pas depuis les déclarations de Nicolas Hulot pour qui le remplacement des fenêtres, portes et volets constitue un mauvais rapport « coût/bénéfice » en termes énergétiques.

Car, si le prêt à taux zéro (PTZ) est prorogé jusqu’au 31 décembre 2021, le crédit d’impôt, dont bénéficient les fenêtres, volets isolants et portes d’entrée, vit ses derniers mois. « Le taux du crédit d’impôt sur les parois vitrées vient de passer en 24 heures de 30 à 15 % », confirme Philippe Macquart, délégué général de l’Union des Fabricants de Menuiseries (UFME). « Et ceci, jusqu’au 27 mars 2018 ; ensuite, il sera purement et simplement supprimé ! ».

Outre la perturbation globale du marché, l’inquiétude de l’UFME concerne la gestion des commandes et de l’installation des produits jusqu’à la fin de 2017. Mais aussi, l’impact sur les 130/140 000 emplois de la filière qui pourrait être amputés de 20 à 23 000 postes dès la première année.

Des déclarations inadmissibles

Mais surtout, ce que les professionnels au sein de l’UFME réfutent, c’est le dénigrement dont ils s’estiment victimes. « Dire que les performances thermiques des fenêtres ne sont pas à la hauteur est inadmissible ! », tonne Patrick Bouvet, président de l’UFME.

« Depuis des années, tous les acteurs du marché, verriers, concepteurs gammistes, fabricants, poseurs, ont énormément travaillé pour proposer des fenêtres énergiquement performantes. Savez-vous qu’aujourd’hui les fenêtres laissent passer cinq fois moins d’énergie qu’il y a trente ans ? On ne peut pas laisser dire des contre-vérités techniques et thermiques : les fenêtres participent à la réduction de l’utilisation des énergies fossiles ».

Et les études le prouvent. Ainsi, les simulations réalisées par le cabinet Pouget (selon la méthode Th-B-C-E de la RT 2012) démontrent que le seul remplacement des fenêtres assure des gains économiques de chauffage pouvant atteindre 27 %. Il contribue également à une économie d’énergie pouvant aller jusqu’à 60 kWh/m²/an.

Concrètement, le changement des fenêtres permet d’économiser, en moyenne (*), 2,5 tankers (en équivalent pétrole), 150 millions d’€ (en équivalent pouvoir d’achat), 1 257 000 tonnes (en rejet de CO2).

Pas mal pour « les mauvais élèves renvoyés au fond de la classe ! ».

(*) Estimations sur la base des résultats OPEN 2015 : 1 212 000 logements rénovés entre 2012 et 2014, un gain de 0.4 Mtep

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