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Performances des double-peau et des respirantes
Aujourd'hui, pour
améliorer la performance thermique, de nouveaux types de façades se
développent. « Avec le contexte réglementaire, la performance thermique
de la façade est un aspect incontournable .L'utilisation de verre à couches et
de doubles vitrages est aujourd'hui généralisée », explique Nelly
Philipponnat, responsable marketing d'AGC Flat Glass Europe. Et le triple
vitrage en façade ? Il est aujourd'hui très rare d'en utiliser à cause des
contraintes de coûts et de prix. « En outre, la problématique dans le tertiaire
est le confort d'été. En effet, pour une façade, on doit aussi penser au
refroidissement du bâtiment. Aussi, des doubles vitrages peu émissifs
remplissent très bien le rôle de protection contre le soleil alors que la
vocation du triple vitrage est avant tout de garder la chaleur »,
précise-t-elle.
Pour améliorer la performance de la façade, les façadiers se
tournent vers de nouvelles techniques comme la façade respirante ou
double-peau. « Même si le nombre de réalisations est faible, on en
entend de plus en plus parler », explique Laurent Lemoine. D'ailleurs,
leur conception reste très technique et se fait au cas par cas. Ces réalisations
se font le plus souvent avec une démarche HQE. « Les techniques de façade double-peau
et respirantes conduisent, peu à peu, vers ce qui sera une conception de façade
intelligente, véritable outil de gestion thermique des immeubles de bureau
», explique Jean-Pierre Loustau du cabinet d'expertise TBC.
Comme leur nom
l'indique, les façades respirantes reposent sur un système respirant. « Les
éléments de façade respirante comportent une lame d'air plutôt mince (400 mm)
entre deux vitrages, dont l'un est isolant », explique AGC. Le principe
consiste à mettre en communication, par l'intermédiaire d'un dispositif de
respiration, la lame d'air comprise entre les deux vitrages et l'atmosphère
extérieure. Autrement dit, la lame d'air permet de maintenir un coussin d'air
entre deux vitrages, sans toutefois les déformer par les variations atmosphériques. Ainsi,
ce dispositif est généralement constitué par un profilé de menuiserie encadrant
la lame d'air dans lequel est aménagé un ou plusieurs orifices.
Et comme chaque
conception est unique, ce type de réalisation fait souvent l'objet d'ATEX. C'est
aussi le cas pour les façades double-peau. Elles ont pour caractéristique de
présenter, en plus de l'enveloppe proprement dite (façade), une seconde
enveloppe vitrée placée à une certaine distance pouvant aller de quelques
centimètres à plusieurs mètres. « Elles sont constituées de deux façades
indépendantes et séparées par un large espace », précise AGC.
Le confort
thermique rencontré dans un bâtiment équipé d'une double paroi est amélioré par
rapport à un bâtiment équipé d'une façade traditionnelle. La couche d'air de la
cavité contribue à l'isolation thermique. « Il est possible d'atteindre
un coefficient U de 0,95 W/m²K », explique Olivier Delfour, chargé
d'affaire commerciale du façadier Goyer. En outre, la double paroi permet
d'enlever la sensation de surface froide des vitrages. « Le plus souvent, la
paroi extérieure est en simple vitrage tandis que la paroi intérieure est en
double vitrage », indique Olivier Delfour. En outre, il est possible de
faire cohabiter une peau en VEC ou VEA avec une autre en VEP. Pour une peau en
VEA, SFS Intec propose une solution spécialement conçue. Le système de fixation
ALW permet de réaliser des façades en verre avec des fixations spéciales qui
évitent de percer le verre. « Les panneaux de verre sont simplement glissés
dans la rainure du système ALW et fixés avec les profils d'assemblage »,
explique Laurent Larnould. Ces fixations conviennent parfaitement à un autre
type de façade : les façades photovoltaïques. « Ces fixations
permettent de ne pas percer le système photovoltaïque. Et aujourd'hui, de plus
en plus d'entreprises se mettent à ce type de façade », explique Laurent
Larnould.
Solutions photovoltaïques
La façade photovoltaïque est-elle une
solution d'avenir ? En tout cas, lors de la dernière édition du salon
Glasstec à Düsseldorf et du salon Equip'Baie de Paris, de nombreux systèmes
photovoltaïques étaient présentés par les exposants, contexte de recherche d'efficacité
énergétique oblige. Le vitrage photovoltaïque (PV) est un verre constitué de
cellules solaires capables de transformer le rayonnement du soleil en
électricité. Avantage ? Le vitrage PV s'intègre parfaitement dans les
bâtiments. « Il offre de nombreuses possibilités d'utilisation, tout en
assurant protection solaire et production d'électricité », remarque
Rodolphe Morlot, ingénieur chargé d'étude et de recherche au CSTB. Il peut être
monté en façade comme brise-soleil ou intégré dans celle-ci. Il est aussi
utilisé dans des ouvrages faisant appel aux techniques de mise en œuvre VEC et
même VEA. Il peut comporter des percements pour recevoir d'éventuelles fixations
mécaniques.
Le fabricant Kawneer commercialise une solution constructive globale
intégrant la structure façade aluminium, les doubles vitrages photovoltaïques,
les connexions électriques et la gestion de l'énergie électrique produite. L'AA110
Photovoltaïque de Kawneer permet de répondre aux projets de façades
photovoltaïques avec production et gestion d'électricité, tout en procurant une
esthétique personnalisée au bâtiment.
Des façades à fonction
Ainsi, le verre
permet de donner à la façade de nouvelles attributions autres qu'esthétiques ou
thermiques. C'est aussi le cas avec les verres autonettoyants. Leur principe
repose sur un traitement de surface appliqué à la surface du verre pour lui
donner des propriétés de catalyse et d'hydrophilie, qui permettent de réduire
la fréquence d'entretien d'un facteur 2 à 5. Aujourd'hui, le verre permet aussi
des fonctions d'animations de la façade. Ainsi AGC commercialise un verre à Leds
utilisable en façade.L e "Glassiled-Façades" est un verre feuilleté
dans lequel sont intégrées des diodes électroluminescentes de haute puissance
(RGB ou mono-couleur). Les Leds sont alimentées à travers une couche conductrice
invisible de haute performance et les câbles sont invisibles.
Ainsi, les façades
conjuguent, grâce au verre et à leur technique de mise en œuvre, des
performances thermiques et esthétiques de plus
en plus poussées.
Crédits photos : AGC Flat Glass Europe - SFS Intec - Schüco International KG
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