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Destiné au tertiaire et à l’habitat
Pour les verriers, ce
produit s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels. « Pour
les particuliers, choisir un verre autonettoyant se traduit par un gain de
temps libre et la réduction des charges d’entretien. La corvée des vitres
diminue puisque le verre reste propre
plus longtemps. Et lorsque le nettoyage s’avère nécessaire, il est plus
facile car la saleté s’accroche moins à la surface. Pour les professionnels,
l’utilisation de ce type de verre entraîne une baisse substantielle des dépenses
d’entretien du bâtiment. La diminution du coût global du nettoyage des vitrages
peut aller jusqu’à 50 %. Pour tous, la vision au travers du vitrage reste
excellente, même lorsqu’il pleut : la transparence du verre autonettoyant
et son aspect visuel sont comparables à ceux d’un verre classique »,
explique Martine Olivier. Autre argument développé par les verriers : le
côté écologique. L’utilisation moins fréquente de détergents favorise la
protection de l’environnement, estiment-ils. Selon les verriers, le verre
autonettoyant, grâce à ces propriétés, se développe peu à peu sur le marché de
l’habitat et des bâtiments non résidentiels, en construction neuve ou en
rénovation. « Il s’agit encore d’un marché en cours de démarrage »,
explique Martine Olivier. Ses applications sont multiples : fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées,
vérandas, fenêtres de toit, garde-corps ; mais aussi façades vitrées, serres et
verrières, vitrines, mobilier urbain. « Ce verre est devenu indispensable
pour les toits de vérandas ou les verrières inaccessibles », souligne
Philippe Grell. Autrement dit, le verre autonettoyant s’utilise dans tous les
environnements : en milieu urbain, à la
campagne, en bord de mer, dans les milieux fortement pollués comme les zones à
fort trafic routier, zones aéroportuaires, ferroviaires ou industrielles.
Eléments réglementaires
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Les verres autonettoyants comme
les verres à couches, répondent aux exigences de la classe A de la norme EN
1096 (couche en face 1). En outre, ils sont aussi concernés par le marquage CE.
La fonction autonettoyante ne fait pas encore l’objet d’une norme spécifique.
Côté mise en œuvre, un double vitrage fabriqué avec du verre autonettoyant doit
être posé conformément au DTU 39 (NF P 78-201).
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Un
verre déclinable
Il est aussi possible d’ajouter d’autres fonctions aux
vitrages autonettoyants. « Outre la propreté et la transparence,
d’autres qualités sont également demandées aujourd’hui dans les grands
bâtiments publics et immeubles à usage de bureaux. Les exigences concernant la
protection solaire, l’isolation thermique et acoustique ainsi que les besoins
en matière de sécurité caractérisent les façades vitrées. Ces exigences
concernant les bâtiments peuvent bien évidemment être associées à la fonction
autonettoyante », constate Pilkington. Aisément transformable, les
verres autonettoyants peuvent combiner plusieurs fonctions et être intégrés
dans un double vitrage ou un vitrage feuilleté. Ainsi, en combinant la couche
autonettoyante avec une couche de contrôle solaire en face 2, le vitrage
participe aussi aux économies d’énergie. Il convient particulièrement aux grands
vitrages orientés vers le sud. « Il peut également être trempé, durci, bombé ou émaillé (émail
déposé sur le côté opposé à la couche) et subir le traitement de Heat Soak Test »,
précise Saint Gobain Glass.
Une mise en oeuvre délicate dans un châssis
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« Pour la mise en oeuvre
dans un châssis, il faut aussi limiter au maximum l’utilisation de silicone
lors du montage (cales, joints gras, mastics, colles, lubrifiants, …) et éviter
tout contact direct de mastic silicone avec la couche », explique
Saint-Gobain Glass.En effet, le silicone est le pire ennemi du verre
autonettoyant.Aussi, il est préconisé d’utiliser des joints extrudés (EPDM,
TPE, PVC, ...) sans lubrifiant siliconé.« En effet, les huiles
silicones migrent et provoquent un effet de bord sur les vitrages, sur
plusieurs centimètres », explique Saint-Gobain Glass.Les joints
co-extrudés ou pré-intégrés dans les profilés PVC sont en général compatibles.Pour
les joints extrudables (mastics humides), il n’est pas conseillé d’utiliser de
mastic silicone pour réaliser l’étanchéité du vitrage car il contient des
huiles qui migrent et diminuent l’efficacité du fonctionnement du verre.Les
mastics à l’huile de lin sont aussi proscrits.« Et il est préférer les
mastics des familles MS Polymères ou Hybrid Polymer, en vérifiant leur
utilisation possible dans l’application envisagée », confirme
Saint-Gobain Glass.
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Une mise en œuvre délicate
Cependant, comme tout
vitrage, le verre autonettoyant doit faire l’objet de précautions particulières
lors de sa mise en oeuvre et de son entretien. « Il ne doit toutefois
jamais être au contact de produits contenant des silicones, ni être exposé aux
vapeurs de silicone », explique Saint-Gobain Glass. Pour le stockage,
ce type de produit, comme tout verre à couches, doit être entreposé dans un
lieu sec, bien ventilé, à l’abri des variations brutales de température et
d’humidité et à l’écart de zones confinées trop chargées en vapeurs grasses (de
type silicone). Concernant sa manipulation, ce verre doit éviter tout contact ou
frottement avec un objet dur ou pointu susceptible de dégrader la couche et le
verre. En outre, certains outils sont recommandés, comme les gants propres, non
gras, secs, sans enduction silicone et les ventouses propres, en bon état, là
aussi sans enduction de silicone. Sur le chantier, la mise en oeuvre doit respecter
quelques recommandations. Durant les phases de travaux à proximité des vitrages,
il est conseillé de protéger le côté couche avec une bâche propre pour éviter
les souillures (peinture, vernis, colle, mastic, ciment, plâtre, mortier, etc.)
et les projections de particules abrasives ou chaudes (étincelles de meulage,
de soudure, etc.). « En cas de projection de l’un de ces produits, il
faut nettoyer immédiatement la tache avec du White Spirit, avant qu’elle ne
sèche », explique Saint-Gobain Glass. Autrement dit, un verre à garder
propre.
S.D.
Le verre à effets photocatylique et hydrophile
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Décomposition des saletés organiques par la photocatalyse
Par le biais d’un processus
"photocatalytique", le revêtement appliqué au moment de la
fabrication sur ou à l’intérieur du matériau, contient du dioxyde de titane
(TiO2). Celui-ci réagit sous l’influence du rayonnement ultraviolet émanant de
la lumière naturelle du jour qui décompose et désagrège les saletés organiques.
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Disparition des saletés grâce à une surface hydrophile
Le processus se poursuit
ensuite lorsque l’eau de pluie ruisselle sur le matériau. Grâce aux propriétés
"hydrophiles" de la surface du matériau, l’humidité, au lieu de
former des gouttelettes, s’étale de manière uniforme sur toute la surface et au
fur et à mesure qu’elle s’écoule, débarrasse la surface des saletés. Par
comparaison avec un matériau conventionnel, l’eau sèche également plus
rapidement et qui plus est sans laisser de traces disgracieuses.
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Crédits photos : Pilkington - Ocean - Saint-Gobain Glass
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