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Le "verre
synthétique" privilégié
Pour le remplissage de la structure, plusieurs
matériaux transparents sont utilisés. Le polycarbonate est présenté souvent
comme un "verre synthétique" par les fabricants. « Il est deux
fois plus léger et surtout 250 fois plus résistant que le verre minéral à
épaisseur égale », estime Estelle Jacq. Grâce à ses qualités de
résistance aux chocs, au poids, aux intempéries (vent, neige, grêle) et aux
températures extrêmes (- 40° C à + 120° C), il est devenu le revêtement le plus
utilisé pour les abris de piscines. Le polycarbonate alvéolaire, qui comme un
double vitrage offre une isolation thermique, est utilisé en toiture sur les
abris hauts. Il recouvre souvent presque intégralement les abris bas, alors que
le polycarbonate "plein" est employé sur les parois verticales. L’intérêt
du polycarbonate réside dans sa très bonne transmission de l’énergie
calorifique du rayonnement solaire ce qui permet donc de chauffer le volume
d’air et l’eau à l’intérieur de l’abri, mais également dans son filtre anti UV
(sur 1 ou 2 faces). Il permet notamment de "bloquer" le phénomène de
photosynthèse responsable du développement des algues dans l’eau du bassin,
mais aussi de protéger le liner de la décoloration et du vieillissement.
Abrisud commercialise depuis peu un polycarbonate nouvelle génération appelé
"Cristal". Il est réalisé dans le même matériau que celui utilisé pour
les lunettes, les CD ou les DVD. « Avec son millimètre et demi d’épaisseur,
c’est un produit à la fois léger et résistant. Ces caractéristiques en font une
matière aussi sécurisante qu’esthétique », explique le fabricant. D’autres
variantes de verres synthétiques sont aussi parfois utilisées, telles que
polymétacrylate ou plus rarement le PVC. Le Makrolon, le Plexiglas, l’Altuglas
sont des marques de matériaux utilisés. Pour améliorer leur performances
esthétique et de durabilité, ces "verres synthétiques" reçoivent
différents traitements : coloration, traitement anti-UV 2 faces, traitement
no-drop (anti-goutte), traitement no-scrap (anti-rayure), traitement "easy
clean" (auto-nettoyant)....
Un marché florissant
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Le marché français des
abris de piscines explose : le nombre d’installations a bondi de 92,8 % entre
2003 et 2005. En 2005, les professionnels ont installé 16 000 nouveaux abris,
pour un chiffre d’affaires de 167 M€ . Voici quelques-uns des chiffres
révélés par la Fédération des Professionnels de la Piscine (FPP), issus des
données des principaux fabricants rassemblés au sein de sa commission
"abris de piscines". En 2003, 8 300 nouveaux abris de piscines étaient
installés en France. En 2004, ce nombre augmentait de 38,6 % pour atteindre les
11 500. En 2005, 16 000 nouvelles installations ont vu le jour soit une
augmentation de 39,1 % par rapport à 2004 (et + 92,8 % comparé aux chiffres de
2003). Aujourd’hui, environ 45 000 abris de piscines se répartissent sur le
territoire, soit 6 % des piscines enterrées existantes. Le marché français des
abris de piscines compte environ 100 intervenants : 50 fabricants et 50
revendeurs. Les 3 premières entreprises françaises représentent 41 % du marché
et les 20 premières représentent 82 % du marché. En France en 2005, 90,5 % des
abris de piscines ont été installés par des entreprises françaises.
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Le verre pour le haut de gamme
Produit
haut de gamme, les remplissages en verre sont proposés par quelques fabricants
spécialisés. Compte tenu de son poids élevé le verre est plutôt réservé aux
abris fixes. Les abris de piscines peuvent recevoir différents types de vitrage. Le
verre feuilleté ou trempé est le plus souvent préconisé d’évidentes raisons de
sécurité. « Le verre devrait systématiquement être feuilleté. En effet,
le verre trempé, bien que jusqu'à cinq fois plus résistant que le verre
standard, se brise en une multitude de petits morceaux émoussés. Le verre
feuilleté, constitué de deux éléments de verre liés par un film PVB intermédiaire
en plastique transparent, se morcelle lorsqu’il est brisé mais reste en place,
ce qui réduit le risque de blessure », souligne André Gérard, chef
produits Metalu Arciel. Le verre se retrouve principalement sur les abris à
pans. « En effet, seul ce type d’abris est vitré car pour les versions
cintrées, l’usage de verre bombé serait trop coûteux », indique André
Gérard. Pour alléger les structures, certains fabricants proposent des
combinaisons de verre et de polyuréthane. Ainsi, la société Arciel a développé
un abris composé de vitrage feuilleté 33.1 sur les parties latérales et de
plaques de polycarbonate alvéolé double de 6 à 12 mm tous les 1,20 m en
toiture. Le montage du verre est en feuillures (joint 3 lèvres). « Le
vitrage feuilleté offre une transparence et une luminosité de l’abri à vie. Il
ne se raye pas. Il est aussi beaucoup plus robuste aux chocs thermiques et plus
sécurisant que le plexiglas », explique André Gérard. De son côté, le
fabricant Renoval propose aussi une déclinaison d’abris de piscines en verre. Sa
particularité est d’utiliser un double vitrage isolant 24 mm. « Il
possède le label Cekal et offre plusieurs possibilités de performances
thermique et acoustique », indique Renoval.
Verre et condensation
L’utilisation
de verre pour des abris de piscines demande une exigence particulière au niveau
de la condensation intérieure. En effet, la présence permanente d’un fort taux
d’humidité conduit à des condensations sur la face intérieure des vitrages. L’eau
stagnante sur les margelles est un problème inhérent à tous les abris. En raison
du phénomène naturel d’évaporation, des gouttes d’eau perlent le long des
parois de l’abri et coulent sur les plages et les margelles. « Il
convient, dans ce cas, de veiller particulièrement à l’efficacité du drainage
vers l’extérieur et d’assurer l’étanchéité aux eaux de ruissellement
intérieures », précise Saint-Gobain Glass. Arciel équipe ses abris
d’une goulotte d’évacuation extérieure de condensation. De son côté, Abrisud
propose un dispositif breveté : un guide de condensation. « Plus de
80 % d’eau évaporée est ainsi récupérée », confirme le fabricant. Le
guide de condensation intercepte et précipite les gouttes d’eau dans la piscine
avant qu’elles ne retombent sur les margelles. Autre problématique posé par
l’utilisation de verre : le poids. Pour les abris escamotables, des
roulements spéciaux permettent d’alléger la charge au moment de la manœuvre. De
plus, certains fabricants équipent leurs abris de motorisation. « Une
simple clé permet de couvrir et découvrir la piscine », précise Abrisud.
S.D.
Crédits photos : Abrisud
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