Strasbourg (67) : Les Rives de l’Etoile : 750 châssis en PVC blanc et anthracite

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chantier1-212.jpgLes Rives de l’Etoile, situées à Strasbourg, représentent un chantier de poids aux multiples problématiques : nombre impressionnant de châssis, performances acoustiques et phoniques exigées, profilés blancs et anthracites imposés par les Bâtiments de France. Un véritable défi pour l’entreprise de fabrication de pose de menuiseries.

« Nous posons 750 châssis en PVC », présente Pascal Gross, cogérant de l’entreprise Gross. Cette entreprise alsacienne de fabrication et de pose de menuiseries intervient sur un chantier de poids, Les Rives de l’Etoile, situé dans la ZAC de l’Etoile à Strasbourg. Il s’agit d’un quartier en pleine rénovation. « Les Rives de l’Etoile, est sans doute le plus grand projet urbanistique de la dernière décennie », souligne Pascal Gross.

chantier3-212.jpgSur cinq étages

Une des réhabilitations est un ensemble d’immeubles haut de 5 étages. Il a la particularité de reposer sur une superstructure. Il s’agit en réalité d’une dalle composée d’un sous-sol avec un parking et d’un rez-de-chaussée divisé en commerces et supermarché. « Le rez-de-chaussée sera sur deux niveaux », souligne Pascal Gross. Sur cette structure, cinq immeubles dont trois de bureaux et cinq de logements sont construits. « Au total, 160 appartements voient le jour.Nous intervenons sur quatre des cinq immeubles de logements », indique M. Gross. La société de pose n’a pu prendre l’ensemble des immeubles de logements pour une question de délai. « Ce cinquième immeuble est destiné à des logements sociaux tandis que les quatre autres seront de l’accession à la propriété. Nous posons en totalité chantier5-212.jpgdes menuiseries PVC », explique Pascal Gross. Cette solution a été conditionnée par des exigences phoniques et thermiques. « Le chantier a demandé des réponses techniques très performantes », signale le cogérant.

Soumis aux réglementations phoniques et thermiques

D’un point de vue acoustique, le projet a été soumis à la réglementation phonique. En effet, l’ensemble est situé près d’une route classée catégorie 2. « Ce qui signifie une protection acoustique accrue », indique Pascal Gross. Les dispositions sur l’isolation acoustique concernent les constructions et les extensions de bâtiments existants prévus dans des secteurs bruyants. Celles-ci s’appliquent aux bâtiments d’habitation, établissements d’enseignement, aux bâtiments de santé, de soins et d’action sociale et bâtiments d’hébergement à caractère touristique. Le promoteur Spiral a donc eu l’obligation de prendre en compte le bruit, par une protection phonique des constructions en fonction de leur exposition sonore. Ils ont prévu la valeur d’isolement acoustique des façades, comprise entre 30 et 45 dB, de manière à ce que les niveaux de bruits résiduels intérieurs ne dépassent pas 35 dB de jour et 30 dB de nuit. Ainsi, les parties situées au plus près de la voie rentrent dans la catégorie 2 – une des plus élevée, c’est-à-dire une catégorie d’isolement minimal de 42 dB. Pour les autres parties plus éloignées de la route, l’isolement acoustique correspond à des catégories 4 soit 35 dB ou 5 soit 30 dB. En plus de ces obligations acoustiques, le traitement thermique des façades a aussi retenu une attention particulière. « Des vitrages faiblement émissifs ont été demandés. En effet, le coefficient thermique des menuiseries est de 1,57 W/m².K pour correspondre à la réglementation thermique », souligne Pascal Gross.

Un chantier soumis à la réglementation du bruit

chantier2-212.jpg« Le chantier est soumis à la réglementation du bruit. En effet, les immeubles sont à proximité d’une voie de catégorie 2 », indique Pascal Gross, cogérant de l’entreprise Gross. La mise en œuvre de la loi 92-1444 relative à la lutte contre le bruit, et les décrets et arrêtés qui en découlent, ont de multiples répercussions dans le domaine de la construction. Elle impose notamment une obligation pour les préfets de classer les voies de transports terrestres (circulation routière ou ferroviaire) en fonction de leur niveau de bruit et une réglementation pour le logement neuf, applicable depuis le 1er janvier 1996. Ce dernier point exige un isolement minimal en façade de 30 dB et des isolements de 35, 38, 42 ou 45 dB, selon l’exposition des façades au bruit des transports terrestres. 

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