Socredis : l’esprit d’indépendance

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portrait5-217.jpgSociété familiale et indépendante, Socredis est spécialisée dans l’extrusion du PVC et a fait le choix de maîtriser tout le processus en interne. Depuis plus de 20 ans, l’entreprise dirigée par son créateur Bernard Blot, PDG, et son fils Richard, directeur général, continue d’évoluer, d’investir, de s’agrandir et d’innover.

L’activité principale de Socredis est la transformation des matières plastiques, ses 2 sous-activités sont l’extrusion des profilés (95 % de l’activité) et l’injection plastique, d’où sortent toutes les pièces portrait1-217.jpgcomplémentaires aux produits fabriqués. « Au début de Socredis, quand il y avait besoin de pièce à injecter, on sous-traitait… Rapidement, M. Blot a installé une unité d’injection complète, aujourd’hui c’est un département de Socredis avec une dizaine de presses à injecter, qui travaillent exclusivement pour Socredis en interne, en complémentarité des profilés fabriqués en extrusion. Nous avons par exemple une gamme de clôture, pour laquelle nous fabriquons les profilés mais aussi les pièces injectées associées – embout de poteau, par exemple -, dans une optique et une volonté de maîtriser tout le processus… », précise Yann Marchand, adjoint à la direction de la société..

Comme beaucoup d’autres, au départ, Socredis a commencé "petit", avec une extrudeuse et une production majoritairement axée sur des profilés "à façon", suivant la demande de profilés spécifiques des clients. « Et puis, avec l’explosion du marché du PVC, la société s’est développée, assez rapidement, pour arriver aujourd’hui à extruder des gammes complètes destinées au monde de l’habitat », indique M. Marchand. Pour concrétiser l’ambition de maîtriser l’ensemble de la chaîne en toute autonomie, Socredis a rapidement intégré l’étape de la fabrication de la matière première, c’est-à-dire le "compoundage", où la fabrication du compound, « nous achetons les matières premières et derrière, nous fabriquons nous-mêmes nos granulés qui deviennent la matière de base pour extruder », souligne Yann Marchand. Cette autonomie a elle aussi demandé d’importants investissements, elle permet à Socredis de développer ses propres matières, homologuées par le CSTB pour la plupart. « C’est effectivement un investissement permanent en termes d’équipements et aussi en R&D sur les nouvelles matières, les coloris ou pour de nouvelles applications. La société a également ajouté l’activité plaxage (procédé consistant à coller un film imitation bois par exemple, sur les profilés PVC) il y a quelques années, essentiellement pour maîtriser la qualité, les délais et les coûts de fabrication », confirme M. Marchand.

Peu après le démarrage, une unité de fabrication des outillages d’extrusion a aussi été intégrée. « En extrusion, il faut une filière et des conformateurs. Là où certains extrudeurs sous-traitent à des sociétés de mécanique spécialisées, Socredis a fait le choix d’intégrer cette activité à l’interne », précise M. Marchand. L’intégration de l’outillage, dans un atelier qui compte une douzaine de personnes, a nécessité des investissements lourds et un équipement continuellement renouvelé, « mais cela nous permet d’être très réactifs pour sortir tout l’outillage nécessaire, dans le cadre de nos produits », ajoute Yann Marchand. La société fabrique en interne 50 à 80 outillages par an, pour les gammes de produits qui évoluent, et également pour des activités marginales, « qui représentent des petits volumes et une moindre part du chiffre d’affaires, mais qui correspondent à ce que faisait la société à ses tous débuts, des profilés à façon qui sortent totalement de nos gammes standards, comme par exemple des outils de PLV, des présentoirs ou encore produits très spécifiques », conclu M. Marchand.

Parmi ses dernières nouveautés, la société vient de lancer une nouvelle gamme de profilés innovants : « Socredis a en effet conçu une gamme de menuiserie mixte aluminium/PVC "SymbioLine" ; c’est un portrait4-217.jpgconcept breveté qui permet d’amener de la couleur aux menuiseries, de retrouver la finesse des profilés de l’aluminium et d’avoir un coefficient d’isolation thermique le meilleur possible. C’est l’idée de réunir les avantages des deux matériaux et de faire un profilé monobloc novateur dans les qualités, les caractéristiques qu’il apporte et dans sa conception. Le PVC est de plus à base de stabilisant calcium-zinc, exempt de plomb », précise M. Marchand. Depuis le début de l’année 2008, toutes les gammes de menuiseries produites par Socredis basculent sur du calcium-zinc et la nouvelle gamme est dès le début fabriquée avec ce procédé. Pour accueillir cette dernière, Socredis vient de poser la 1ère pierre d’une extension de 5 000 m², qui vient s’ajouter aux 11 800 m² couverts, un agrandissement essentiellement destiné au stockage. Le lancement de SymbioLine a été l’occasion d’une campagne de communication attrayante basée sur le thème du mariage (des deux matériaux), et la nouvelle gamme s’est vue dotée d’un site internet dédié (www.pourlemeilleur.net ). « Cette politique "offensive" de communication est assez récente, c’est le 1er produit autour duquel s’organise une communication de ce genre. Nous allons aussi participer pour la 2ème fois au salon Equip’Baie avec toutes les nouveautés », indique Yann Marchand. La société travaille aussi à la refonte complète de son site Internet. Les autres projets de Socredis, idéalement prêts pour le salon de novembre : un coulissant dans la gamme SymbioLine, « pour répondre à la demande de nos clients, qui souhaitent des baies coulissantes issues du même procédé », ajoute M. Marchand. Les clients et prospects concernés par la nouvelle gamme, ont répondu très favorablement, « elle a aussi l’avantage de se fabriquer exactement comme une menuiserie PVC traditionnelle… à la différence près que, désormais, les menuisiers n’intègreront plus le renfort en acier nécessaire pour l’inertie des fenêtres ; c’est l’aluminium de l’extérieur qui assure ce renforcement. Le cadre aluminium, tout en étant fabriqué de façon habituelle, bénéficie d’améliorations techniques qui diminue le temps d’assemblage. C’est en fin de production qu’on vient réunir les 2 cadres. Cela ne nécessite pas d’investissement supplémentaire ni de modifications particulières, un aspect économique important », précise Yann Marchand. L’entreprise se prépare aussi à produire des ouvrants 70 mm pour la fin de cette année et, pour 2009, une nouvelle gamme de coffres de volets roulants…

Socredis emploie 123 personnes (dont 5 au bureau d’études), dispose de 35 lignes de production et rayonne sur tout le territoire. Elle exporte une petite partie de sa fabrication vers l’Irlande et la Slovénie. Entreprise familiale, avec un centre de décisions à l’interne, elle tient à son statut d’indépendance et affiche sa volonté de maîtriser les choses de bout en bout. Avec des maîtres-mots : qualité, réactivité et proximité.

C.J.

Crédits photos : Socredis 

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