S2 : Strasbourg (67) : Les Rives de l’Etoile : 750 châssis en PVC blanc et anthracite

0
247
chantier9-212.jpg

Du PVC blanc et anthracite

Mais les performances acoustiques et thermiques ne sont pas les seules problématiques du chantier. Le projet a été soumis aux Bâtiments de France. « En effet c’était une ancienne partie d’un port qui est classé.Les immeubles vétustes ont été détruits. Mais les Bâtiments de France ont demandé que les nouvelles façades respectent les anciennes », explique Pascal Gross. Autrement dit la contrainte est de reproduire un aspect ancien. « Au niveau des menuiseries, cette exigence s’est traduite par l’emploi de profilés blancs et, surtout, gris. Alterner ces deux couleurs est indispensable pour reprendre l’homogénéité du lieu », explique Pascal Gross. Pour le gris anthracite, le profilé utilisé est un filmé Renolit numéro 7016 de la palette RAL. « D’une épaisseur de 0,2 mm, le film Rénolit est conçu pour résister aux intempéries les plus extrêmes ainsi qu’aux ultra-violets », indique Kömmerling.Colorisés, les châssis ont donc reçu des renforts. « Ils sont dotés de renforts en acier 15/10e pour résister aux dilatations dues a à la chaleur », explique Pascal Gross. En effet, les profilés de couleurs attirent plus facilement le soleil.

Huit verrières de 5 x 5 mètres

chantier9-212.jpgLe chantier accueille également d’autres réalisations verrières. Chacun des quatre bâtiments possède deux ensembles verriers de 5 x 5 m. « Nous posons donc au total huit verrières », signale Pascal Gross. Elles sont composées d’un verre extérieur de 6 mm et d’un intérieur de 4 mm. La partie extérieure est d’aspect réfléchissant. Il s’agit d’un verre à couche Saint-Gobain Glass Antelio. « Au-delà de sa fonction principale de contrôle solaire, ce verre est apprécié pour ses qualités esthétiques, avec ses couleurs et ses images de réflexion discrètes. La couche qui s’intègre ainsi complètement au verre confère aux vitrages leurs qualités esthétiques et leurs propriétés de contrôle solaire », explique le fabricant. Le verre de quatre mm est un Planitherm de Saint-Gobain Glass qui permet une isolation thermique renforcée. « Pour ces verrières, il n’y a pas eu, comme pour les ouvertures, d’exigence acoustique », remarque Pascal Gross. Elles sont composées de profilés PVC Kömmerling qui divisent la surface en 5 parties d’un mètre de large et la hauteur en trois. Pour des raisons esthétiques, les profilés sont filmés gris anthracite comme certaines menuiseries des logements.

Le chantier du Medef de Strasbourg

chantier4-212.jpgL’entreprise a aussi à son actif le chantier du nouveau siège du Medef d’Alsace. Elle a posé 600 m2 de châssis. Les profilés utilisés sont de la marque Kömmerling. Ils sont gris anthracite et sont associés à des vitrages faiblement émissifs. Les menuiseries constituent des trames horizontales. Au rez-de-chaussée, des vitrages anti-effraction ont été posés. Réceptionné à la mi-septembre, ce chantier a un budget de 75 000 €.

Une avance minutieuse

Pour la pose, l’entreprise de fabrication et de pose de menuiseries Gross a relevé un véritable défi. « C’est un chantier gigantesque pour une société de notre taille. Nous avons 28 salariés. En réalité, notre structure chantier8-212.jpgse révèle être un atout », reconnaît Pascal Gross. En effet, ce chantier demande beaucoup de flexibilité, notamment pour l’approvisionnement. L’entreprise a mis en place une logistique performante. Elle travaille en flux tendus. « Comme ce chantier est important, il n’y a pas de place pour stocker. D’ailleurs, cela évite la casse », précise Pascal Gross. L’approvisionnement est donc quotidien. Et l’entreprise doit faire preuve d’une grande organisation, puisqu’une centaine de tailles différentes de châssis est posée. « Plus le chantier est grand, plus l’approvisionnement est difficile à gérer. Aussi, nous fabriquons le jour d’avant pour poser le lendemain en fonction de l’avancement du chantier et des différents corps de métier. L’avantage est que nous n’avons pas besoin d’emballer pour stocker sur le chantier. Par contre, nous devons faire plus attention à la manutention. Nous sommes capables d’alterner rapidement grande série de menuiseries et de petites séries de deux. De plus, comme ce sont des logements pour l’accession à la propriété, chaque futur occupant a customisé ses portes et ses fenêtres, avec ou sans volets électriques », explique Pascal Gross. Avec cette organisation, l’entreprise pose en moyenne entre 15 et 20 châssis par jour. Pour le chantier, l’entreprise emploie deux équipes de poseurs, une de trois et une de 2 qui sont renforcées par de l’intérim. « En fonction de l’avancement, c’est l’équipe de 2 ou 3 personnes qui intervient. L’avance est minutieuse. Pour les parties fixes, nous posons d’abord les cadres, le vitrage n’est mis que 8 jours après. Par contre, les vitrages des ouvrants sont assemblés en usine ». Si l’entreprise est au maximum de sa production et de sa capacité de pose, elle a réussi à poursuivre d’autres chantiers malgré cette réalisation exceptionnelle. Le chantier des Rives de l’Etoile a commencé mi-juillet. « Mais la partie négociation a débuté fin 2006, alors que le gros œuvre de la superstructure était en cours de construction. Ensuite nous sommes passés à la phase d’étude de février à mars Comme nous fabriquons nos menuiseries, la production a été lancée en juin. Pour la pose, nous ne sous-traitons jamais ». La fin du chantier est prévue en novembre 2007.

S.D

Crédits photos : Bik architecture – René Burgmann/Kömmerling

Lire la suite

LAISSER UN COMMENTAIRE