S1 : Une peau extérieure en verre feuilleté marbre

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600 m² de façade ventilée

Mais cette façade n’est pas la seule caractéristique du bâtiment. Côté Est, la médiathèque se dote d’une peau2-211.jpgfaçade ventilée. Sa superficie est de 600 m². Elle est composée d’un double vitrage intérieur et d’un vitrage extérieur. Ce procédé répond là aussi à des impératifs de réglementations thermique et phonique. Le principe consiste à mettre en communication par l’intermédiaire d’un dispositif de respiration la lame d’air comprise entre les deux vitrages et l’atmosphère extérieure. Autrement dit, la lame d’air maintient un coussin d’air entre deux vitrages sans toutefois les déformer par les variations atmosphériques. Pour la médiathèque de Béziers, la circulation d’air se fit dans un vide entre les deux vitrages, de 30 cm d’épaisseur. Des stores à lamelles sont intégrés à la façade ventilée. « Nous avons assemblé des blocs préfabriqués par la maison mère en Allemagne c’est à dire des morceaux de façade ventilée », explique Stéphane Bedel. Ils ont été assemblés comme un puzzle. Ils ont des dimensions de 3 m x 45 m et ont été amenés par transports exceptionnels. En effet, chaque bloc pèse plus de 3 tonnes. « Cela a été compliqué. Les blocs verticaux de grande hauteur ont du être transportés à l’horizontale. Plusieurs convois ont été nécessaires », souligne Patrick Debray.

Vitrages à couche

Pour les façades, excepté celle en feuilleté marbre, un verre Interpane a été choisi. « Il a été utilisé en peau4-211.jpgdouble vitrage avec une lame d’argon de 16 mm dans différentes dimensions comme du 1 156 mm x 2 527 mm ou du 1 476 x 2 716 mm, précise Noberto De Sa.Il s’agit du verre Ipasol. « C’est un vitrage spécifique à couche tendre consacré aux projets architecturaux les plus contemporains », souligne Interpane. Ce vitrage est performant en termes d’isolation, de gestion des apports solaires, et de transparence optimisée. « Doté de couches ultra-sélectives, il permet de contourner la difficulté peau5-211.jpgd’édifier des façades de verre sans que l’intérieur du bâtiment soit pénalisé par des températures autant excessives qu’incontrôlables », souligne le fabricant. En réalité, ce verre permet de gagner sur deux plans : d’une part les calories neutralisées, d’autre part les calories retenues. « Dans le premier cas, le thermique », indique Interpane. Sur ce chantier, différents produits de la gamme ont été choisis. Ainsi, on trouve de l’Ipasol neutre 73/39. Ce vitrage à couches tendres optimisées  pour performances une transmission lumineuse de 73 % et un facteur solaie de 42 % d’après la norme EN 410. Le coefficient de transmission thermique (Ug) est de 1.1 W/m².K. « et pour les parties les moins exposées à la chaleur, de l’Ipasol neutre 60/31 a été mis en œuvre », précise Noberto De Sa. Ses performances ont pour caractéristiques un coefficient de transmission thermique de 1.1 W/m².K (selon EN 673), une transmission lumineuse de 60 % (selon EN 410) et un facteur solaire de 33 % (selon EN 410). « Ce vitrage à couches tendres est d’un aspect très légèrement bleuté, pour donner une définition plus précise gris-bleuté », indique Interpane. Ainsi, les différents verres ont été choisis en fonction des façades et de leur exposition ou orientation.

Une construction HQE

« Pour cette construction, la façade ventilée, la paroi double-peau et l’emploi de verre à couches étaient indispensables », indique Patrick Debray. En plus de répondre à la RT 2000, -le projet a été déposé en 2003 -, le chantier est classé haute qualité environnementale (HQE). « Cette démarche demande une peau6-211.jpgmaîtrise des impacts du bâtiment sur l’environnement extérieur et aussi la création d’un environnement intérieur confortable et sain. C’est le premier chantier de ce type dans la région », explique Patrick Debray. En effet, la démarche HQE sollicite les différents acteurs du projet et du chantier. Ils doivent répondre à des cibles : confort, éco-construction, écogestion… « Pour ce chantier, la cible concernant l’éco-construction repose sur les façades vitrées performantes thermiquement qu assurent une bonne isolation. La façade double peau à l’Ouest et la façade ventilée à l’Est ont été réalisées avec des menuiseries métalliques à rupture de ponts thermiques pour une meilleure gestion de l’énergie », souligne Patrick Debray. Le confort hygrothermique s’articule autour d’un bâtiment confortable en été et en hiver, grâce à la performance de son enveloppe : inertie, isolation, protections solaires des vitrages (stores relevables à lames orientables, pierre translucide, stores intérieurs textiles) et des types de vitrages adaptés selon l’orientation de la façade. Mais aussi grâce au choix des systèmes de chauffage, ventilation et rafraîchissement : limitation du recours à la climatisation par rafraîchissement naturel (puit provençal, surventilation nocturne), poutres froides en plafond, détecteurs de présence permettant d’ajuster la ventilation à l’occupation. Le confort visuel donne un accès à la lumière du jour.« Les façades vitrées valorisent la lumière naturelle. La forme des locaux et des surfaces vitrées est optimisée.Un système de gradation automatique de l’éclairage en fonction de la luminosité extérieure sera installé », explique Patrick Debray. En outre, une des cibles de l’écoconstruction était de faire un chantier à faible nuisance. « Nous avons dû prévoir une gestion, un tri et une valorisation des déchets de chantier. Ceci demande un travail supplémentaire, d’autant qu’il faut remplir des bordereaux de suivi de déchets. Le triage des déchets de colle et de silicone a posé le plus de problème car ils ne sont pas recyclables. Nous avons dû les isoler dans des containers », explique Norberto De Sa. La livraison de la médithèque est prévue à la fin de l’année 2007.

S.D.

Crédits photos : Sébastien Drouet

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