S1 : PVC, aluminium : performances thermiques, la course à l’innovation

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Les industriels en ordre de marche

prospec1-219.jpg« Nous sommes prêts pour 2009 » annonce Jacques Guérin, le directeur technique de Deceuninck, « malgré les seuils relevés pour obtenir le crédit d’impôt, les profilés PVC sont ok ». Le fabricant a fait évoluer ses menuiseries en passant de trois à cinq chambres.  Attention, le nombre de chambres n’améliore pas le Uw de la fenêtre, mais le coefficient thermique du profilé (Ufi). En 2009, chez Deceuninck, le Uw sera à 1,3. « Nous obtenons même un Uw de 1,2 avec du triple vitrage et 1,1 en ajoutant un volet roulant » explique Jacques Guérin. « D’ailleurs, aujourd’hui, les performances des nouveaux vitrages évitent le recours au triple vitrage qui a l’inconvénient de diminuer l’apport solaire à cause de l’embuage » ajoute-t-il.

Les économies futures sont à rechercher du côté des vitrages, qui affichent des coefficients 1,0 ! Un avis que partage Jean-Claude Morin, chef de produit d’Alphacan, qui confirme « plus la lame d’air est importante, plus le double vitrage est performant ». Pour autant, Chez Socredis, Yann Marchand, directeur adjoint, évoque « les atouts des menuiseries mixtes qui permettent de bénéficier des performances du PVC et de l’esthétique de l’aluminium ». Et, poursuit Nicolas Dupoyet, directeur commercial de Technoform Bautec, « il ne faut pas oublier de tenir compte de l’exposition du bâtiment ». Pour lui, « les fenêtres aluminium à rupture de pont thermique sont extrêmement bien adaptées aux climats français car elles associent une très bonne performance énergétique Uw d’une part avec d’autre part un apport d’énergie solaire Sw particulièrement important ». Par contre, l’amélioration de l’isolation associée à une diminution du facteur solaire n’engendre pas ou peu de gain de consommation selon la zone climatique. Il convient donc de choisir la solution en fonction du secteur géographique concerné, et de l’ensoleillement potentiel, ainsi qu’en fonction de l’exposition des façades. Par exemple, orientée Sud une fenêtre de Uw inférieur ou égal à 1,8 et de Sw supérieur ou égal à 0,4 produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme et devient un véritable capteur naturel. Associée à un volet, elle améliore encore son isolation la nuit, l’hiver. Et grâce à la protection extérieure, elle permet la maîtrise des apports pendant l’été. L’augmentation de la surface des fenêtres contribue donc à la baisse de la consommation d’énergie.

Plus que les performances intrinsèques des matériaux, c’est leur association, ainsi que la pertinence de l’assemblage selon la situation du chantier qui renforce l’isolation et la performance thermique. Enfin, le dernier critère est la qualité de la mise en œuvre. Chaque menuiserie possède son DTU, les préconisations en matière d’installation et de fixation sont à suivre à la lettre. Car en cas de défaut de pose, l’étanchéité du système est remise en cause et la performance thermique avec !

Rappel

 

Uw : coefficient de transmission thermique de la fenêtre qui traduit sa  capacité à conserver la température intérieure, ce coefficient devient U j/n avec un volet isolant
Sw : facteur solaire de la fenêtre qui traduit sa capacité à transmettre la  chaleur d’origine solaire à l’intérieur, on distingue un Sw hiver et été (prise en compte d’une protection solaire)
Tlw : facteur de transmission lumineuse de la fenêtre vitrée qui traduit sa capacité à transmettre la lumière naturelle à l’intérieur.

 

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