S1 : Le point sur la protection solaire extérieure

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Brise-soleil : orientable ou pas

Un bâtiment qui abrite une salle informatique au rez-de-chaussée se voit, par exemple, proposer un brise-soleil permanent aux lames denses qui sécurisent le site autant qu’il le protège des rayons du soleil. technique3-216.jpgÀ l’inverse, des bureaux au troisième étage seront équipés de lames plus fines et orientables, afin de permettre aux utilisateurs de piloter la protection selon leurs envies. Le choix se porte avant tout sur la dimension des lames, qui garantit une plus ou moins bonne tenue au vent. Selon la complexité du chantier, un fabricant qui produit les stores sur-mesure comme Clelial, propose des modèles orientables dont les lames ne s’empilent pas. En version orientable, l’utilisateur prend les commandes du BSO ou programme un automatisme afin de gérer l’orientation des lames. Un autre critère de choix peut être la facilité de la mise en œuvre.Renson a pris le parti de livrer du prêt-à-poser à ses clients. « La protection solaire qui permet de baisser la température intérieure et de maîtriser la luminosité est aujourd’hui incontournable pour maîtriser les coûts d’énergie en évitant le recours à l’air conditionné » explique Arlette Blaché-Merle, responsable prescripteurs France de Renson. C’est pourquoi le fabricant mise sur plusieurs types de brise-soleil afin de couvrir tous les besoins des clients finaux. Le brise-soleil extérieur permanent, ("Sunclips" horizontal ou en casquettes de Renson) étudié et dimensionné de façon à éviter les apports solaires en été, tout en assurant une clarté optimale, permet d’ajuster la portée de l’ombre sur la fenêtre. Le brise-soleil architectural (type "Icarus" fixe ou orientable chez Renson) marque davantage la façade. En version fixe, il doit être dimensionné (pas de lame, inclinaison des lames) afin de trouver le bon compromis entre la protection solaire et la clarté du bâtiment.technique4-217.jpg

Enfin, la maniabilité du système peut faire la différence pour vos clients.T.I.R Technologies se distingue avec le lancement d’un BSO autoporteur : la manipulation du store s’effectue grâce à un système de coulisses à l’extrémité des lames, en associant la facilité d’utilisation d’un volet roulant à une orientation plus précise de la protection. Le mécanisme de tirage se fait à l’intérieur des coulisses, l’absence d’échelles entre les lames optimise l’utilisation quotidienne du BSO, manœuvré par un moteur 220 V. Car le choix du produit fini s’opère également en fonction du mode de traction souhaité : mécanique ou automatique. Somfy, par exemple, équipe des BSO d’une télécommande pour orienter les lames de quelques millimètres seulement.

Demain, une nouvelle génération de produits devraient s’imposer : les BSO équipés de capteurs solaires. « Nous essayons de développer des lames dotées de cellules photovoltaïques afin de collecter l’énergie » témoigne Yves Hérault, gérant d’Apimex. Tout un programme qui permettra de réconcilier protection solaire et énergie gratuite pour équiper des bâtiments économes.

V.M.

Crédits photos : Renson – Soliso – Apimex – Dickson 

3 QUESTIONS A :

Gérard Diruy, vice-président du Syndicat National de la Fermeture, de la Protection Solaire et des Profession Associées (SNFPSA), section installateurs de fermeture et de protection solaire

vma : Comment le SNFPSA se compose-t-il, quel est son rôle ?

GD : Notre syndicat fédère l’ensemble des acteurs composant la filière, puisqu’il regroupe des industriels, des fournisseurs de composants, des automaticiens et des installateurs. Il est fortement engagé dans la promotion des produits de protection solaire, en adéquation avec la RT 2005 et l’énergie durable. Nous avons notamment travaillé, avec la FFB, au développement du label NF Service Bâtiment chez les installateurs, puisqu’il était déjà bien implanté chez les fabricants. Les artisans qui souhaitent recevoir ce label s’engagent dans une démarche qualité en matière de satisfaction client. Un parcours adapté aux très petites entreprises est prévu, avec des modules plus légers que ceux des PME

vma : Existe-t-il des formations pour exercer cette activité ?

GD : En l’absence d’un CAP, nous venons de créer un CQP (certificat de qualification professionnelle), mention protection solaire. Une première session a eu lieu, d’autres sont en cours. Cette formation s’adresse à des métalliers, serruriers, menuisiers, électriciens qui souhaitent se lancer dans l’activité d’installation de protections solaires. 

vma : Quels sont vos projets pour 2008 ?

GD : La promotion de la protection solaire, en tant que niche non négligeable dans un environnement sensibilisé aux problématiques liées au développement durable. Nous travaillons également sur le traitement des déchets. Nous sommes en effet producteurs de déchets sur les chantiers (et notamment de déchets électriques) et nous souhaitons, avec l’ensemble de la filière, mettre en place une démarche de traitement des déchets efficace.

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