S1 : Des fenêtres aux couleurs régionales

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Le marché de la rénovation domine 

Le marché de la fenêtre progresse en France à un rythme annuel de près de 8% entre 2004 et 2006. Concernant les matériaux, alors que le bois recule, le PVC domine, l’aluminium et les sytèmes mixtes (bois-aluminium) enregistrent une progression significative en volume. L’ouvrant à la française perd un peu de sa suprématie, mais demeure néanmoins un "grand"classique. L’oscillo-battant – en majorité en PVC, s’affirme avec 22% des parts de marché. A noter également la percée des coulissants ou des fenêtres à galandage qui représentent 1.6 millions d’unités produites chaque année. Ici l’aluminium domine. La forme rectangulaire est prépondérante et stable : en 2006 elle représente 93% des unités produites contre 4% pour les fenêtres cintrées et 2% pour les autres formes, marginales (rond, ovale, etc.). Par ailleurs, les volets roulants intégrés équipent un quart des fenêtres produites. Le double vitrage s’efface devant le vitrage de 24 mm qui représente 83% des fenêtres. La rénovation représente 70% du marché, ce qui a pour effet de réduire l’impact réel de l’émergence de tendances sur le marché du neuf. Sur ce marché, le résidentiel (63%) l’emporte largement devant le non-résidentiel (7%).

Source : "Le marché de la fenêtre en France en 2006", Batim Etudes, pour le compte des organisations professionnelles SNFA-SNFMI-UCMP-UFPVC, juillet 2007 

Des fenêtres aux ouvrants cachés

« Douze ans après son lancement, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir implanté durablement sur le marché la fenêtre aluminium à ouvrant caché » confie Olivier Simonin, chef de produit de K•Line. Le produit est en effet devenu un standard aujourd’hui. Tous les industriels l’ont intégré dans leur offre. Le fabricant, lui, s’échine à faciliter la mise en œuvre de ses fenêtres en aluminium dans leur environnement actuel. L’habitat évolue, la menuiserie doit suivre et s’inscrire aisément dans les nouvelles façades. C’est pourquoi K•Line a présenté à Batimat trois nouveaux types de pose en respectant sa tradition de mise en œuvre par le côté intérieur de la maison. Le fabricant a travaillé de concert avec de grands industriels du Monomur terre cuite, pour proposer une solution unique et adaptable à toutes les épaisseurs de Monomur terre cuite ainsi qu’à tous les types d’occultations (bloc-baie, coffre tunnel). Son avantage ? Aucune feuillure n’est à prévoir dans la brique. La mise en œuvre s’avère ainsi identique à celle de la pose d’une fenêtre traditionnelle, simple et de l’intérieur. Deuxième innovation, la mise en œuvre sur ossature bois pour laquelle aucun pré-cadre bois ou aluminium n’est à prévoir, ni aucun retour de finition intérieur. Enfin, la mise en œuvre sur ITE (isolation thermique extérieur) : la pose au nu intérieur garantit une occultation et un contrôle solaire optimum, ainsi qu’une meilleure isolation thermique au droit du coffre du volet roulant. Ce système par fixation de face directe intègre également un retour d’isolant de 4 cm minimum préconisé par la RT 2005. Pratique, la pose du châssis côté intérieur dans le cas d’un ITE, permet d’ouvrir la menuiserie à 180° contre seulement 90° si elle était posée côté extérieur.

Design et coefficient Sw 

Avec la RT 2005, les apports de chaleur extérieur sont inclus dans le calcul de la consommation d’énergie d’un bâtiment. Le coefficient Sw, facteur solaire d’une menuiserie, s’exprime en pourcentage. Il indique la quantité d’énergie solaire, donc de chaleur, qui pénètre par la fenêtre.

En hiver, mieux vaut donc favoriser les apports de chaleur extérieure pour réduire la consommation de chauffage. Le facteur solaire de référence Sw est de 40%.

A contrario, l’été, le facteur solaire de référence Sw n’est que de 15%. Il est en effet préférable de limiter les apports de chaleur. Les blocs-baies (fenêtre plus volet roulant) ont ici une carte à jouer,  puisqu’ils répondent à cette recommandation. Les formes et le design des menuiseries ne sont pas étrangers aux performances thermiques du bâtiment.

La quête des formes

Alors que les formes varient davantage dans le secteur résidentiel, dans les bâtiments du tertiaire, la tendance est aux éléments dissimulés. D’après Franck Gautier, chef de produit chez Schüco, « les architectes recherchent des lignes pures avec des cadres aluminium plus fins ». Le nouveau châssis "Schüco AWS 60" apporte une réponse à ces exigences. Avec des masses vues fines de base, le système de fenêtres Schüco AWS 60 ouvre de nouvelles perspectives en termes d’esthétique. De nouveaux ouvrants arrondis sont disponibles en fenêtre. Les ferrures Schüco AvanTec équipant les fenêtres sont complètement dissimulées en feuillure ne laissant apparaître que la poignée dont l’esthétique aux lignes pures est en parfaite adéquation avec les tendances actuelles en termes d’architecture. En outre, les profilés à larges barrières de rupture de pont thermique offrent des niveaux d’isolation plus élevés que les séries précédentes. Schüco AWS 60 propose différents niveaux d’isolation, grâce à son système de joint central modulaire, qui peut-être simple ou à trois chambres d’isolation. Les joints de vitrage peuvent être simples ou à lèvres afin de créer des chambres d’isolation supplémentaires dans l’ouvrant. Le système Schüco AWS 60 permet donc de répondre à la fois à la RT 2005 mais aussi d’accéder aux crédits d’impôts dans le cas de rénovation de plus de deux ans. Un argument de commercialisation non négligeable et intéressant pour les contribuables… Car l’offre s’adapte également au secteur résidentiel, friand de formes plus originales, grâce à l’insertion d’une parclose. Cette pièce, élément constitutif de la fenêtre aluminium, apporte une touche finale au design de la menuiserie. Quatre versions sont disponibles : angle droit, petit angle et partie arrondie, arrondie et moulurée. Toutefois, si l’utilisateur veut bénéficier de lignes pures, il est possible d’aller plus loin dans la dissimulation de la quincaillerie. « En effet, nous lançons un système de verrouillage électrique, "Schüco Tiptonic", qui permet de supprimer la poignée de la fenêtre grâce à une commande par interrupteur ou par télécommande centralisée », commente Franck Gautier. Ces menuiseries apportent donc la sobriété recherchée par le style contemporain. Dans le secteur résidentiel, cette recherche des formes est souvent liée aux coutumes locales. En Savoie, par exemple, les fenêtres sous les toits en forme de trapèze habillent les chalets, alors que dans le Sud-Est, le cintrage et les formes arrondies dominent. Le marché du très haut de gamme, celui des maisons dites "d’architecte", est également celui des cintrages.

Des bloc-baies plus facile à monter 

Pour faciliter la mise en oeuvre de ses produits, le fabricant de bloc-baies Deprat a mis au point un coffre qui permet de réduire le nombre de pièces nécessaires à son montage. "Par exemple", explique Charles Derreumaux, responsable marketing, "la pièce d’adaptation pour les manoeuvres, qui relie l’axe d’enroulement aux joues est universelle". Ainsi, l’assembleur utilise la même pièce quelle que soit la dimension du coffre ou le système de manoeuvre choiosi, à manivelle, à sangle ou motorisé. Résultat, l’assembleur gère mieux ses stocks et l’artisan installateur gagne du temps puisqu’il utilise toujours la même pièce. En outre, la manivelle se clippe simplement sur le coffre. L’artisan peut ainsi l’installer à la fin du chantier et ne plus risquer de l’abîmer au cours des travaux. Côté esthétique, le fabricant recherche les lignes les plus fluides possibles, alliant ainsi design et simplicité de mise en oeuvre.

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