NF DTU 39 – Travaux de vitrerie-miroiterie

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Domaine d’application

Le NF DTU 39 “Travaux de vitrerie-miroiterie” donne les spécifications de mise en œuvre pour des travaux :

  • de miroiterie ;
  • d’installation de produits verriers ;

exécutés sur chantier pour tous types de bâtiments, qu’il s’agisse de travaux neufs, de rénovation, de réhabilitation ou d’entretien, en France y compris DOM.

Il s’applique aux vitrages :

  • qui assurent le clos et le couvert, mis en œuvre avec une inclinaison minimale de 5° par rapport à l’horizontale ;
  • intérieurs de toute inclinaison ;
  • isolants comportant des petits bois ou croisillons.

Le NF DTU 39 ne traite pas de la mise en œuvre de nombreux ouvrages, tels que :

  • vitrages :
    • isolants bombés ;
    • entièrement organiques ;
    • isolants thermiques chauffants ;
    • isolants thermiques constitués de plus de deux lames de gaz ou avec stores incorporés ;
    • comportant un film adhésif sur une ou plusieurs faces ;
    • chromogéniques ;
    • respirants ;
    • suspendus ;
    • etc. ;
  • installations en verre trempé ;
  • serres horticoles ne recevant pas du public ;
  • cloisons amovibles et démontables ;
  • dalles de plancher et marches d’escalier en verre ;
  • etc.

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle d’octobre 2006, dont les parties P4 et P5 ont été amendées en juillet 2012.

Matériaux visés

Les exigences que doivent respecter les matériaux nécessaires à la mise en œuvre des ouvrages visés dans le paragraphe ci-avant (produits verriers, mastics, obturateurs, cales, systèmes de fixations, etc.) sont précisées dans la partie 1-2 “Critères généraux de choix des matériaux” du NF DTU 39.

Mise en œuvre : l’essentiel

Conception
Afin de bien concevoir l’ouvrage, l’entrepreneur doit avoir préalablement les informations suivantes :

  • la nature du vitrage ainsi que ses performances requises (acoustique, sécurité, etc.) ;
  • les sollicitations climatiques et thermiques susceptibles d’intervenir (les parties 3 et 4 du NF DTU 39 sont des mémentos d’aide aux calculs de ces contraintes) ;
  • la nature des menuiseries recevant le vitrage ainsi que la nature du calfeutrement ;
  • la destination de l’ouvrage ;
  • les évènements naturels exceptionnels.

Les parties 3 et 4 du NF DTU 39 permettent également de déterminer :

  • l’épaisseur du vitrage ;
  • la composition du vitrage ;
  • les risques de casse thermique.

Le choix de la garniture d’étanchéité se fera selon la situation de la construction et l’alignement de ce dernier vis-à-vis du nu de la façade.

Les supports de vitrages admissibles sont :

  • les supports neufs en bois, métalliques ou en matériaux de synthèse répondant à leurs normes respectives, à condition d’être propres, secs et sans porosité excessive par rapport à la garniture d’étanchéité définie ;
  • les supports existants à condition de ne plus avoir de trace de garniture d’étanchéité précédente et d’être propres et secs.

Les traverses basse et intermédiaire, si présentes, doivent pouvoir supporter les charges de poids, de vent ou de neige. Il en est de même pour les montants, exception faite de la résistance au poids.

Avant mise en œuvre du vitrage, des cales doivent être mises en place. Il peut s’agir de cales :

  • d’assise : obligatoires (à l’exception de certains cas données dans le NF DTU), elles transmettent le poids du vitrage au châssis et répartissent les efforts sur les organes de rotation et de fixation ;
  • périphériques : elles permettent d’éviter le déplacement du vitrage dans son plan. Elles peuvent également éviter un contact éventuel entre le vitrage et le châssis. On dit alors que les cales périphériques sont de sécurité ;
  • de solidarisation : elles permettent de limiter les effets de sollicitations au niveau du plan de la menuiserie lors des manutentions et du fonctionnement ;
  • latérales : leur rôle est de transmettre au châssis les sollicitations perpendiculaires au plan du vitrage.

Leurs dimensions dépendent de la fonction des cales et du type de châssis employé.

Mise en œuvre

Lors de la mise en œuvre d’un vitrage, une attention doit être portée sur le bon positionnement de ses faces. En particulier, aucun contact ne doit avoir lieu entre le verre et une partie métallique ou minérale. Un matériau d’interposition compatible doit être mis en place.

Les systèmes d’étanchéité doivent être mis en œuvre à une température supérieure à 5°C, exception faite des profilés extrudés en caoutchouc et thermoplastiques.
Des prescriptions particulières seront à suivre selon le type de feuillure de l’ouvrage (ouverte, fermée par un dispositif continu, en forme de U, etc.), le type de vitrage (incliné, simple ou isolant), etc.

Dans certains cas, des stabilisateurs (éléments en verre simple recuit ou feuilleté recuit) pourront être nécessaires pour le maintien des bords verticaux des vitrages. Dans ce cas, ils seront constitués d’une pièce verrière continue d’une hauteur comprise entre 2 cm et 6 m et pris en feuillure haute et basse.
La partie 5 du NF DTU 39 constitue un mémento donnant des prescriptions complémentaires concernant les parois vitrées qui jouent un rôle dans la protection des personnes.

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 39. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le DTU disponible auprès de l’Afnor ou du CSTB.

Source : batirama.com

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