Marché des Vérandas en France

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©Renoval
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MSI Reports, société d’études de marché indépendante basée à Lyon, a récemment publié l’édition 2016 de son étude sur le marché français des vérandas. Cette étude, réalisée sur la base d’entretiens téléphoniques avec des professionnels du secteur (gammistes, fabricants de vérandas prêtes-à-poser, concepteurs-fabricants-installateurs locaux, fabricants de matériaux de toiture) fait le point sur l’évolution des ventes de vérandas au cours de ces 10 dernières années (2006-2016) et dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques du marché actuel (répartition des ventes par type de toiture, par type de matériau de remplissage en toiture, par coloris RAL, par secteur utilisateur, surface moyenne etc.). Elle comprend par ailleurs une analyse détaillée de la structure concurrentielle et des facteurs impactant le marché.
Le marché français des vérandas (tous matériaux confondus) est estimé par MSI Reports entre 70 000 et 75 000 unités pour 2015, en recul de 6% par rapport à 2014, et de près de 15% par rapport à son point haut de 2011. Les vérandas à toiture épine comptent pour un peu plus de 50% de ce total, contre 40% pour les vérandas à toiture tubulaire et 8% pour les modèles à toiture plate.

  • La surface moyenne ressort à environ 20 m² (environ 18 m² chez les pré-fabricateurs nationaux, et environ 22 m² chez les concepteurs-fabricants-installateurs locaux).

 

  • En termes de coloris, les gris (en tête desquels le gris anthracite RAL 7016), le blanc pur (RAL 9010, 9016…) et les dérivés du blanc (ivoire/beige clair 1015, 1013, etc.) représentent à eux seuls environ trois-quarts des réalisations. Au côté de ces coloris phares, seuls les marrons/bruns voire le noir et le rouge basque parviennent à générer des volumes « significatifs ». Ensuite, les pourcentages déclarés deviennent rapidement epsilonesques.

 

  • Le marché français de la véranda a connu un développement soutenu au cours de la dernière décennie, progressant d’environ 30% entre 2006 et 2011. En revanche, au vue des données recueillies par MSI Reports auprès des principaux opérateurs du marché, on constate un recul marqué des ventes ces dernières années (depuis le second semestre 2011 environ). Cette tendance défavorable se confirme à nouveau en 2015 (-6%), de manière plus ou moins prononcée selon les acteurs interrogés. La plupart d’entre eux déclarent une baisse (parfois à deux chiffres) de leur volume d’affaires pour 2015.

 

  • En revanche, pour 2016, la tendance apparaît plus favorable : au premier semestre, la plupart des acteurs interrogés par MSI Reports déclarent une augmentation (assez franche) de leur volume d’affaires. Il convient toutefois de remarquer que cette progression constitue pour partie le contrecoup à la hausse d’un 1er semestre 2015 « difficile ». Les fabricants et gammistes affichent en outre une grande prudence pour le second semestre 2016, ainsi que pour 2017, à l’approche des élections présidentielles (qui devraient logiquement générer de l’attentisme), tandis que plusieurs freins conjoncturels et structurels produisent toujours leurs effets (conjoncture économique morose, pression fiscale prégnante, faiblesse de la rentabilité des produits d’épargne, baisse des prix de l’immobilier ancien dans de nombreux territoires ruraux, prorogation du CITE à 30%, concurrence de la pergola aluminium sur le segment de l’entrée de gamme, etc.).

 

  • On ne parlera toutefois pas d’un véritable retournement du marché, mais plutôt d’un « développement interrompu ». Les différents acteurs de la filière peuvent en effet compter sur de puissants moteurs de croissance :
    • parallèlement à une amélioration de l’offre (en termes d’habitabilité, de confort thermique…), l’image et la fonction de la véranda ont évolué : celle-ci est aujourd’hui envisagée comme une véritable extension de la maison, dont on peut profiter tout au long de l’année (au même titre qu’une extension maçonnée)
    • une pénétration croissante dans la moitié sud du pays (où le taux d’équipement en véranda est historiquement plus faible que dans la moitié nord)
    • le développement des ventes de vérandas à toiture plate (ou « imitation toiture plate »)
    • le développement (embryonnaire) de la demande de remplacement (de vérandas installées dans les années 80 ou 90). Cette activité représente à l’heure actuelle près de 5% du nombre total de chantiers réalisés par les vérandalistes. Ce marché du remplacement devrait logiquement prendre de l’ampleur dans les années à venir, les premières vérandas installées ayant aujourd’hui plus de 30 ans

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