Les Tours jumelles pourront voir le jour à la Défense

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Le conseil d’Etat a rejeté les recours des groupes Axa et Allianz visant le permis de construire des Tours Hermitage, un projet pharaonique de tours jumelles culminant à 320 m à La Défense.

Les deux géants des assurances contestaient le permis de construire de ces tours jumelles, délivré par le maire de Courbevoie (Hauts-de-Seine), et qui implique la démolition de bâtiments dont ils sont copropriétaires.

En avril 2017, le projet des Tours Hermitage, porté par le promoteur russe Emin Iskenderov, avait déjà reçu l’approbation d’une partie du voisinage qui bloquait jusqu’alors le chantier. « La décision du Conseil d’Etat est une étape très importante qui confirme notre planning de livraison des Tours pour les Jeux Olympiques d’été de 2024 à Paris », a indiqué M. Iskenderov.

« Le groupe Hermitage a signé avec les partenaires financiers le 13 juillet », a ajouté le promoteur, précisant qu’il dévoilera ce partenariat à la rentrée lors d’une conférence de presse. « La date de début des travaux devrait être définie à la rentrée, mais toujours avec l’objectif de livraison début de 2024 », a-t-il complété.

Des dizaines de procédures judiciaires contre l’opération immobilière

Lancée en 2007, l’opération immobilière s’est depuis longuement enlisée dans des dizaines de procédures devant plusieurs juridictions civiles et administratives. Les premiers travaux de démolition n’ont toujours pas débuté pour faire sortir de terre le « plus haut immeuble jamais construit en Europe occidental » d’après son promoteur.

Un certain nombre de locataires des immeubles voués à la destruction en cas d’aboutissement du projet résistent toujours et refusent de quitter leurs appartements. C’est le cas notamment de quelques habitants de la résidence Les Damiers. Il y a un an, 19 locataires refusaient toujours de quitter leurs logements sur les quelque 250 que compte le bâtiment.

Les tours jumelles Hermitage, dessinées par l’architecte star des buildings Norman Foster, doivent culminer, dalle comprise, à 320 mètres – soit 4 mètres de moins que la tour Eiffel – sur les bords de Seine à côté de quatre nouveaux bâtiments de taille plus modeste. Le coût de ce premier complexe en France associant résidences de luxe, bureaux, hôtels et commerces est estimé à 2,8 milliards d’euros.

Source : batirama.com

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