Les fiches pathologies de l’AQC 100% dématérialisées

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Les fiches pathologies de l’AQC 100% dématérialisées

Les fiches pathologies de l’AQC 100% dématérialisées

Alors que sort la 5eme édition du classeur des fiches pathologies du bâtiment, l’agence qualité construction annonce la création d’une application mobile pour smartphone et tablette.

 

Ce sont déjà les documents les plus consultés sur le site de l’AQC et de la SMA-BTP. Les fiches pathologies du bâtiment qui existent depuis 1995 grâce au partenariat entre l’AQC et la fondation Excellence de la SMA-BTP, sont mises à jour et enrichies régulièrement.

 

Mises en ligne depuis 2003, elles passent un nouveau cap en se rendant accessibles via une application mobile pour smartphone et tablette. Une évolution nécessaire pour toucher de nouvelles cibles, notamment les jeunes. Mais pas seulement.

 

« De plus en plus d’entrepreneurs et d’architecte sont équipés d’outils mobiles, confie Gérard Laurent, président de la fondation Excellence. En ayant accès de n’importe aux fiches, ils gagnent en crédibilité technique. De plus, ils ont accès instantanément aux mises à jour et l’information circule plus vite. »

 

Eviter les pathologies « sérielles »

 

Voilà de quoi prévenir les pathologies « sérielles », bête noire des assureurs. Philippe Philipparie, expert Socabat. Ce dernier a fait part de son expérience en matière d’isolation thermique par l’extérieur (ITE).

 

« Nous avons vécu une pathologie sérielle avec le développement des plaques de polystyrène (PSE). Elles étaient collées sur façade, revêtues d’un sous enduit armé d’un treillis de verre sur lequel on appliquait ensuite un RPE. Le CSTB a délivré les Avis Techniques aux fabricants alors qu’il n’y avait aucune consigne de préparation du support… »

 

Décollement du PSE, fissuration du sous enduit, infiltration d’eau, cloquage, dégradation du RPE… les litiges se sont multipliés. « Les analyses du CSTB se sont révélées tardives, déplore l’expert. Mais elles ont mis en évidence les défaillances des industriels.

 

Les procédés ont été mis en cause mais tardivement. Les assureurs des entreprises ayant assuré la mise en œuvre avaient déjà été contraints de régler les litiges. « A l’époque, l’AQC n’existait pas, aucune procédure d’alerte n’avait donc pu être lancée, précise l’expert.

 

Un contenu accessible sans connexion

 

D’où l’intérêt d’avoir aujourd’hui accès aux 70 pathologies recensées par l’AQC. Six nouvelles fiches ont été crées concernant notamment les PAC, la VMC ou encore les pierres attachées. L’application mobile offre en temps réel aux utilisateurs toutes les mises à jour.

 

Afin de permettre une consultation dans tous les cas de figure, le contenu est même accessible sans accès au réseau comme cela peut se produire dans le secteur du BTP (zone isolée, intervention en sous-sol…).

 

Un partenariat a également été engagé avec le réseau du CCCA-BTP afin de mettre à disposition des formateurs les fiches pathologies pour sensibiliser les jeunes dès leur apprentissage.

 

Source : batirama.com / Céline Jappé

 

Vers une multiplication des pathologies des VMC

 

Olivier Sidler, dirigeant d’Enertech craint une multiplication des litiges concernant les systèmes de VMC. « Le secteur est totalement sinistré. Les VMC hygro B ne sont pas aux normes concernant la qualité de l’air intérieur car le débit est supérieur à celui exigé.

 

Plusieurs causes ont été constatées : les réseaux ne sont absolument pas étanches à l’air, il n’y a pas de réglages des pressostats à l’entrée des caissons et souvent les sondes ne sont même par raccordées… On voit aussi beaucoup de bouches autoréglables sur des VMC hygro… »

 

Concernant la double flux, l’expert estime que les systèmes sont performants en tertiaire. En revanche, il pointe du doigt le secteur de l’habitat. « Je crois n’en n’avoir jamais vu une fonctionner normalement en logement. Le plus souvent les débits sont mal réglés.

 

J’ai constaté des variations de 1 à 4 en 9 mois à cause d’un filtre pas nettoyé. Avec une VMC double flux, il faut impérativement changer les filtres tous les 4 mois ! » Ces défauts de mise en œuvre et de maintenance ne permettent pas aux équipements d’être à la hauteur des performances thermiques annoncées.

 

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