Le point sur la protection solaire extérieure

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technique1-216.jpgLes techniques "passives" de refroidissement des bâtiments via l’installation de stores extérieurs ou de brise-soleil, devraient rencontrer une bonne audience auprès des donneurs d’ordre, soucieux de maîtriser les dépenses d’énergie.

On ne protège pas du soleil un réfectoire qui fonctionne de 11 h 30 à 14 heures de la même façon qu’une bibliothèque ouverte jusqu’à 19 heures, ni comme une maison individuelle. Les équipements choisis sont différents selon la nature du bâtiment, l’activité qui s’y déroule et les usages qu’elle induit. « C’est pourquoi », explique Georges Wenger, directeur de Clelial Color, « appliquer un raisonnement solaire à un bâtiment revient à prendre en compte son implantation, son organisation et son dimensionnement ». Il est par exemple important de considérer ce qui se passe derrière les fenêtres, car la solution à mettre en œuvre diffère selon les besoins et les horaires d’utilisation. Stores extérieurs, brise-soleil ou brise-soleil orientable (BSO) dotés de lames empilables ou non, les systèmes sont nombreux, les gammes proposées par les fabricants étendues. Le marché est en croissance. Vincent Baudelet, chef de marché store de Dickson, annonce : « en 2007 le marché du store a enregistré une croissance de plus de 5 %, succédant à deux années plutôt molles 2005 et 2006, après 2004, l’année où les ventes ont explosé suivant l’effet canicule ». Plusieurs facteurs jouent en la faveur de la protection solaire extérieure. Dans le secteur résidentiel, les espaces se réduisent, et les ménages font de leur jardin ou de leur terrasse une nouvelle pièce à vivre, qu’ils équipent donc comme telle. Dans le secteur tertiaire, la RT 2005 joue un rôle dynamisant.Les architectes intègrent la performance thermique dans leur réflexion. Résultat : en construction comme en rénovation, on cherche à réguler les apports thermiques et solaires afin de diminuer le besoin de climatisation.

Des stores "dans le vent"technique2-216.jpg

Côté store, une autre préoccupation pourrait bien porter le marché cette année : l’interdiction de fumer dans les cafés et restaurants. Cette nouvelle donne oblige les professionnels à prévoir un espace "fumeur" à l’extérieur. Une manne pour les fabricants et installateurs de stores extérieurs, à condition de pouvoir proposer des produits de grande dimension. C’est le cas de Soliso avec son "Velum Neptune". Il permet de créer un abris de 5 à12 mètres de large pour une avancée de 8 mètres. Et si ces dimensions s’avèrent insuffisantes, il est possible d’en installer plusieurs, joints bout à bout. « La toile, "précontrain 502", signée Ferrari, est en une seule pièce, parfaitement tendue grâce à un vérin à gaz » précise Christophe Taillandier, chef de produit Soliso. L’eau s’écoule par deux gouttières latérales et un chéneau frontal, l’évacuation finale étant rendue possible via un poteau en aluminium. En option, l’abri peut être équipé de fermetures latérales et frontales.

Une nouvelle norme en projet 

Lors de l’installation d’un store, il faut se reporter à la norme 13.659 sur les stores vénitiens extérieurs. mais ce texte est remis en cause par des fabricants qui contestent des résultats peu rationnels. Aussi le CSTB, la FNSPSA et quelques industriels européens travaillent ensemble à la mise en forme d’une nouvelle norme. Il s’agit de proposer une nouvelle méthode d’essai, afin de calculer la tenue au vent des produits. A suivre…

D’une façon générale, la nature des toiles des stores diffère selon l’application. Ainsi, dans le tertiaire, les toiles techniques en fibre de verre enduit de type "Sunscrenn®" de Mermet ou "Sunworker®" de Dickson répondent aux contraintes de facteur solaire dictées par la RT 2005. « Nous améliorons sans cesse ces produits » commente Christophe Taillandier « par exemple, en proposant une face aluminisée, nous obtenons une meilleure protection solaire ». Les gammes s’étoffent et des toiles bicolores, double face, vernies et donc plus imperméables apparaissent sur le marché. Les toiles dédiées au secteur résidentiel soignent leur fonction décorative. Les toiles sunsilk SNC (autonettoyantes) de Markilux s’inspirent de motifs naturels, chez Dickson les stores s’habillent également d’aspects naturels imitant le lin ou le chanvre par exemple.Techniquement, chez Dickson, les toiles de la collection Orchestra sont testées puis classées selon leur indice UPF (Ultraviolet Protection factor) qui renseigne sur le niveau de protection qu’elles sont capables de fournir. Trois indices sont disponibles : UPF 12+ pour une bonne protection avec 90 % des UV filtrés, UPF 30+ pour une haute protection avec 95 % des UV filtrés et enfin UPF 50+ pour une protection totale avec 100 % des UV filtrés. Variable selon le coloris choisi, le taux d’UV transmis n’excède jamais 10 %.

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