Harnes (62) Volma : l’intégrateur unique

0
404
dsc_0164.jpg

Seul interlocuteur de ses clients, Volma a tout intégré sur son site d’Harnes. Ou presque. Résultat : aujourd’hui bien installé sur le marché des panneaux de porte, son outil de production lui permet de répondre à toutes les demandes.

« Nous pouvons tout faire, en usinage, en décors, et même en vitrages, c’est notre force », martèle Guy Serrure, président de Volma, concepteur-fabricant de panneaux de portes multi-matériaux. Son secret : avoir joué la carte de l’intégration au maximum. Heureusement, car il a su ainsi répondre à sa clientèle, « à 85% concernée par le marché de la rénovation puisqu’elle nous demande de couper à dimension ».

D’où une croissance maintenue à 10% en 2009, et sûrement identique en 2010, après avoir surfé depuis sa création sur le 15 à 20%. Sa devise : ne jamais dire non. « C’est notre force et notre problème ». Pour autant, Volma développe cette image là. Celle d’une société qui offre « une grande proximité, et une grande souplesse que le client apprécie, ainsi qu’une parfaite maîtrise de ses délais, grâce à une flotte logistique intégrée ».

De g. à d. : Christelle Le Goff, responsable marketing et communication, Guy Serrure, président de Volma, Franck Serrure, directeur général adjoint et directeur des ventes, Laetita Wantiez, directrice générale adjointe et directrice administrative et financière
De g. à d. : Christelle Le Goff, responsable marketing et communication, Guy Serrure, président de Volma, Franck Serrure, directeur général adjoint et directeur des ventes, Laetita Wantiez, directrice générale adjointe et directrice administrative et financière

Et c’est avec cette ligne directrice que Guy Serrure est passé de la commercialisation de joints et de mastics à la fabrication de panneaux de porte sur-mesure. Avec dans la main, la clé du succès depuis 1991, date à laquelle il créée Volma. Là, il constate que le marché des panneaux de porte est peu développé dans l’Hexagone. Alors il décide de les importer d’Angleterre.

« Pendant huit ans, nous avons connu un bon développement, grâce à de bons prix et une gamme de produits qui pouvait se commercialiser en France ». C’était les premiers pas du PVC. Le chiffre d’affaires grimpe en flèche. Alors pourquoi ne pas se lancer logiquement dans sa propre fabrication ? Chose faite dès 2000.

« Mais au bout de trois ans, nous avions triplé de volume, nous avons donc déménagé à La Bassée (62) ». Aux mêmes causes, les mêmes effets, trois ans plus tard, il faut encore changer de site pour celui actuel d’Harnes, « nous y avons multiplié par quatre notre surface d’activité qui est aujourd’hui de 16 000 m2 pour 180 collaborateurs, et un chiffre d’affaires de 18 M€ ». Désormais Volma produit 60 000 panneaux par an, et a ajouté au PVC, l’aluminium en 2006, puis le verre. Rien que du fait maison….

Vitrages haute-couture

photo_8_volma_france.jpgLe site d’Harnes a aussi permis à Guy Serrure de ne pas déroger à sa règle de l’intégration maximum. Quand le fabricant de panneaux « made in France » investit l’ancien site de Johnson Controls, c’est aussi « parce que nous nous sommes rapidement heurtés au problème du vitrage. Nous n’avons jamais été correctement livrés car nous étions trop petits ». Qu’à cela ne tienne. Harnes s’enrichit pour ses portes en verre et ses vitrages décoratifs d’une fabrication de haute couture.

Dans cet espace, les petites mains s’affairent en groupe ou parfois seules. Et la délicatesse du décor se retrouve parfois entre les mains d’hommes, mais le plus souvent confiée aux femmes. Deux lignes de découpe automatisées ont été installées, une pour le verre simple et une autre pour le verre feuilleté.

Un centre d’usinage s’occupe des formes courbes. Une fois le verre découpé, et en fonction de la commande, les opérateurs viennent chercher leur vitrage. Derrière le dédale de plaques de verre, chaque équipe est organisée selon ses travaux, et toutes les techniques de décoration sont représentées. Pour un aspect vitrail, le plomb est appliqué en suivant un gabarit puis soudé à chaque intersection.

Les verres peuvent être également sablés ou, décorés via le fusing. « La fabrication décorative est manuelle, et les verres sont ensuite assemblés pour obtenir du double vitrage », précise Guy Serrure. Afin d’obtenir des motifs en reliefs, Volma s’est aussi lancée dans la technique des verres Diamant. La résine est injectée entre un verre trempé et un moule, un procédé résistant, qui en plus arrête 99% des UV.

Pour des finitions très modernes, les vitrages sont alors mis en couleur par le procédé de Résicolor. Les pièces sont décorées à la main, dans une salle blanche, digne de n’importe quel laboratoire high-tech, « afin d’éviter que la poussière ne viennent se déposer dans la résine ». Un vrai travail de précision… L’atelier comprend aussi la fabrication des petits bois.

photo3volmafrance.jpgCôté panneaux, il y a la dernière née de la fougue de Guy Serrure : une ligne de fabrication pour l’assemblage des panneaux PVC et aluminium. Un nouvel équipement d’un million d’euros acheté l’année dernière, quand, crise oblige, peu de personnes pensaient à l’investissement.

Entièrement automatisée, cette machine permet aussi à Volma d’ajouter une autre corde à son arc : le plaxage pour ses panneaux aluminium dans toutes les références ou coloris existants chez les fabricants de film. Ainsi outillé, Volma ne s’est pas privée pour proposer plusieurs nouveautés en 2009, dont certaines ont été particulièrement remarquées à Batimat.

Comme sa gamme de panneaux aluminium à moulures rapportées, ses panneaux en verre pour portes intérieures, extérieures, et en version coulissant, en applique ou à galandage. Ont aussi fait leur apparition 54 nouveaux modèles Contemporains en PVC et en aluminium, ainsi qu’une nouvelle gamme Classique en PVC.

Autre produit également remarqué lors du dernier salon de la construction ; le panneau aluminium pour porte à ouvrant masqué. Le principe : l’ouvrant est recouvert avec la face extérieure du panneau en aluminium. D’une épaisseur de 45 à 50 mm, ce dernier offre une très bonne isolation.

S’il n’est pas question de décliner cette solution à ouvrant masqué en gamme, le but est d’informer les clients, « que nous savons le faire. Soit ils réalisent eux-mêmes l’assemblage, soit ils nous le sous-traitent », poursuit Guy Serrure. C’est une solution intermédiaire aux panneaux monoblocs, depuis longtemps dans les cartons du fabricant, mais qui n’est toutefois pas en reste côté nouveautés.

photoouverturevolmafrance.jpgVolma s’est par ailleurs efforcée, sur ce début d’année 2010, d’améliorer l’isolation thermique de ses panneaux en jouant sur la composition de ces derniers (épaisseurs, matériaux des structures, choix du vitrage…), en fonction des besoins clients.

Elle peut ainsi répondre aux nouvelles exigences thermiques en vigueur (coefficient thermique du Panneau Up permettant d’atteindre un coefficient thermique porte Ud inférieur ou égal à 1,8W/m2.K) et proposer à sa clientèle un atout majeur, l’obtention, pour le client final, d’un crédit d’impôts d’un taux de 15 %.

Au-delà de cette offre, Volma propose, en complément de gamme, des marquises au design minimaliste dans sa collection Contemporaine. Au choix, plusieurs types de bras en acier laqué ou galvanisé et une protection en polycarbonate. « Nous développons d’autres produits comme, par exemple, des produits d’habillage de fenêtre en rénovation ». Et devrait renouer avec ses premières amours, en proposant bientôt sa propre gamme de joints et mastics.

LAISSER UN COMMENTAIRE