Fenêtres & portes d’entrée en rénovation

0
388
men1-222.jpg

men1-222.jpgPour qu’une menuiserie soit performante, sa mise en œuvre compte autant que la qualité de sa fabrication. C’est pourquoi les industriels se mobilisent aux côtés des installateurs en proposant des systèmes adaptés au marché de la rénovation, en diffusant de l’information et en créant des écoles de formation.

En rénovation, par définition, l’installateur d’une menuiserie doit s’adapter à l’existant et à ses contraintes, d’où la multitude de cas de figures et de problématiques à résoudre. Il existe trois grands types de rénovation : la pose d’une fenêtre dans un encadrement existant (si l’état de celui-ci le permet), la dépose totale (ou réhabilitation) avec installation d’une nouvelle menuiserie complète, et enfin une variante qui consiste à conserver l’ancien dormant mais à supprimer et remplacer les pièces d’appui, souvent abîmées. La mise en oeuvre de fenêtres nécessite donc un examen préalable du support, une analyse de la ventilation possible entre le nouvel habillage et le dormant, la vérification de l’étanchéité de l’ancienne menuiserie et enfin celle des joints. La rénovation des portes pose de son côté le problème de la barre de seuil.

Des gammes conçues pour des cadres existants

Les industriels intègrent la problématique de la rénovation dans la conception même de leurs menuiseries ou tout au moins de certaines gammes en privilégiant notamment la pose frontale. C’est le cas, par exemple de Kawneer et de sa marque de fenêtres en aluminium Initial. Le fabricant « commercialise » des solutions de technique de pose, qui sont intrinsèquement liées au produit. Au lieu d’avoir recours à la méthode traditionnelle de pose en tunnel, l’industriel préconise – dans le cas où le dormant est en bon état – une pose frontale. Mieux, il intègre des ailettes au profilé pour lui permettre de prendre appui sur l’ancienne menuiserie. « La pose est facilitée et les gains de temps sont considérables, de l’ordre de 50 % » indique Bertrand Lafaye, responsable communication Kawneer. En revanche, un dormant abîmé n’autorise pas le recours à ce genre de méthode.

De son côté, K.Line, autre fabricant de menuiserie aluminium, a mis au point neuf techniques de pose, adaptées à neuf dormants différents. « La gamme dédiée à la rénovation est large car notre objectif est de proposer la solution qui s’adapte le mieux à la situation rencontrée » explique Jean-Pierre Liébot, responsable marketing et communication de K.Line. C’est un peu la botte secrète des industriels, plus leur gamme est large, plus elle leur permet de proposer un produit adapté techniquement à une contrainte. Les fabricants de portes d’entrée ont la même démarche. Ils conçoivent des produits en pensant à leur mise en œuvre. Ainsi, témoigne Pascal Métayer, directeur marketing de Samic, « nous veillons à concevoir des produits suffisamment rigides afin d’éviter les problèmes d’aplomb au niveau du cadre dormant ». Pour le reste, le fabricant prévoit des pattes de fixation adaptées, qui se clippent facilement et enfin prend en compte les réglages et propose des quincailleries permettant un réglage tridimensionnel.

Pour autant, la qualité du produit ne garantit pas l’efficacité du système. Une menuiserie mal installée pose des problèmes d’étanchéité, car elle laisse passer l’air et l’eau… Or, en cas de dysfonctionnements, industriels et installateurs se renvoient la balle, souvent au détriment des poseurs, lorsque, lors d’une vérification sur site, le fabricant s’aperçoit d’une malfaçon à l’origine du désordre.

men2-222.jpgCertification Pose
Portes & Fenêtres
 
BUREAU VERITAS
Certification
Certification Qualité Mise en oeuvre des menuiseries extérieures

Certification « pose » portes & fenêtres : un pas vers l’excellence

Les fabricants, réunis sous la houlette de l’UFME  (Union des fabricants de menuiseries extérieures), travaillent depuis le début de l’année à la mise au point d’une certification « pose » contrôlée par un organisme tiers, le Bureau Veritas. Officielle depuis le 27 mars dernier, la certification est ouverte à tous les installateurs, désireux d’afficher leur savoir-faire. Pour Philippe Macquart, le délégué général de l’UFME, cette démarche vise « à amener le niveau des poseurs à une qualité irréprochable, et ce quel que soit le matériau mis en oeuvre ». La certification qui ne concerne que les fenêtres et les portes d’entrée (considérées par les professionnels comme un élément essentiel de l’habitat et qui peut être source de désordres), il n’est pas exclu qu’elle étende son champ d’application vers les volets et les portes de garage dans les années à venir. Le dispositif s’appuie sur des audits inopinés qui permettent au bureau de contrôle de se rendre sur les chantiers vérifier que les menuiseries sont posées dans les règles de l’art. Les points de contrôle visent les principales causes de désordres, l’étanchéité et la fixation. En ligne de mire, les problèmes rencontrés dans le secteur de la rénovation. Aujourd’hui, plus de 600 entreprises ont d’ores et déjà déposé leur candidature à la certification. Toutes ne seront pas auditées au cours de la première année faute de temps et de contrôleurs. Il n’empêche le processus est lancé. Les entreprises qui recevront la certification se verront attribuer un certificat et un logo à appliquer sur leurs documents de communication et courriers de gestion. Elles seront par la suite auditées chaque année. « C’est une bonne nouvelle à la fois pour les professionnels et pour les particuliers qui pourront désormais s’adresser à un poseur certifié » conclut Philippe Macquart.

Pour en savoir plus : www.ufme.fr ; www.certificationpose.fr

Lire la suite

LAISSER UN COMMENTAIRE