De nouveaux labels hautes performances énergétiques

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enquete-213.jpgLe Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement impose cinq niveaux du label « HPE 2005 », pour attester de la performance énergétique des constructions neuves. Le nouveau référentiel complète la démarche HQE. Faisons le point.

La Haute Qualité Environnementale (HQE) est une démarche qui vise à maîtriser les impacts d’une opération de la construction ou de la réhabilitation des bâtiments sur l’environnement. L’association HQE, en charge de piloter le programme, a défini 14 cibles organisées autour de plusieurs thèmes : la « maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur » (éco-construction – cibles 1 à 3 et Eco-gestion – cibles 4 à 7) et la « création d’un environnement intérieur sain et confortable » (Confort – cibles 8 et 11 – et Santé – cibles 12 et 14). Des cibles que les professionnels adaptent à leur métier. Par exemple, l’Association Aluminium Architecture a publié un dossier pour expliquer comment les façades et les fenêtres en aluminium répondent aux exigences de la HQE. Ainsi, à la cible 4 qui aborde la question de la gestion de l’énergie, les professionnels répondent que, même si les profilés aluminium à rupture de pont thermique affichent un coefficient de déperdition plus mauvais que les profilés PVC, ils atteignent de bons résultats lorsqu’ils sont associés à des vitrages performants. « Car », précise Jean-Louis Marchand, le délégué général du Syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités associées (SNFA), « comme l’aluminium favorise les profilés fins, les gains en apport énergétiques grâce à la baie vitrée sont plus importants, les menuisiers doivent donc faire le bilan entre ces deux données ». Les solutions sont à mettre en œuvre au cas par cas en fonction de la nature de la construction, de son orientation, de sa situation géographique et climatique.

Les économies d’énergie en ligne de mire

Alors que le label HQE traite de performances énergétiques, un arrêté ministériel, daté du 8 mai 2007, vient de définir de nouvelles exigences réglementaires via cinq niveaux de haute performance énergétique (HPE) qui correspondent à des baisses de consommation par rapport à la RT 2005. Ainsi, le premier niveau, le label HQE 2005 correspond à une consommation conventionnelle d’énergie au moins inférieure à 10% par rapport à la référence définie par le RT 2005. Le second niveau, THPE 2005 (très haute performance énergétique) correspond à une baisse de 20%. Le label HPE EnR 2005 est accordé si la consommation conventionnelle de chauffage ayant pour origine un générateur utilisant la biomasse est supérieure à 50% ou lorsque le système de chauffage est relié à un réseau de chaleur alimenté à plus de 60% par des énergies renouvelables. Le quatrième niveau, le label THPE EnR est délivré si la consommation et inférieure au moins de 30% par rapport au seuil de référence, et si le bâtiment utilise une source d’énergie renouvelable (panneaux solaires, pompe à chaleur par exemple). Enfin, BBC 2005 (bâtiment basse consommation énergétique) correspond  à la réglementation prévue en 2050 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par quatre, soit une consommation issue de la référence initiale. Ce dernier niveau, BBC, coïncide avec les objectifs de l’association Effinergie®, qui regroupe autour de ses fondateurs, le CSTB, l’AJENA (association énergie et environnement en Franche Comté), l’Agence régionale « Rhônalpénergie-Environnement », la Caisse des Dépôts et Consignations, le CEFIIM (Centre d’études, de formations, d’informations et d’innovations méditerranéen), le Groupe Banque populaire et le Collectif « Isolons la terre contre le CO2 ».

L’objectif est clair : la consommation maximale d’énergie pour une maison est fixée à 50 kW/m²/an.  « Pour l’atteindre, les solutions sont connues », précise Christophe Bonnavent, directeur général de Cequami, l’organisme certificateur de la marque NF Maison Individuelle, en charge de la certification Effinergie®, « il faut orienter les maisons et leurs ouvertures vers le Sud, minimiser le nombre d’ouvertures au Nord, privilégier les concepts compacts, renforcer la lutte contre la perméabilité à l’air, etc. ». La filière des menuiseries aluminium et PVC a donc sa carte à jouer !

Les nouveaux labels seront attribués aux entreprises qui en font la demande – et prendre les frais de procédure en charge, à la suite d’audits portant sur les compétences des salariés et leur maîtrise technique. Les premières attributions devraient intervenir avant la fin de l’année 2007.

V.M.

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