Les ambitions du vitrage actif Saint-Gobain nouvelle génération révélées à l’INPI

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Un partenariat commercial (dont les termes n’ont pas été divulgués) entre l’INPI et Saint-Gobain a permis le changement de 1 400 m² de vitrages sageglass au siège de l’INPI, le plus important bâtiment en France ayant adopté cette technologie, « fleuron de nos produits de demain », souligné par Pierre-André De Chalendar, PDG de Saint-Gobain ©Fabienne Leroy
Un partenariat commercial (dont les termes n’ont pas été divulgués) entre l’INPI et Saint-Gobain a permis le changement de 1 400 m² de vitrages sageglass au siège de l’INPI, le plus important bâtiment en France ayant adopté cette technologie, « fleuron de nos produits de demain », souligné par Pierre-André De Chalendar, PDG de Saint-Gobain ©Fabienne Leroy

Quelque 1 400 m² de vitrage Sageglass équipent trois façades du siège de l’INPI à Courbevoie depuis septembre 2016. Et Saint-Gobain prévoit d’implanter une nouvelle usine en Europe d’ici 3 ans.

Ce vitrage actif à teinte variable équipe à ce jour une vingtaine de bâtiments non-résidentiels (bureaux, universités et écoles, hôpitaux) sa cible prioritaire, en Amérique du Nord, Moyen-Orient et Europe.

Outre ses partenariats avec Velux, (fenêtre de toit électrochrome) ou les vérandalistes Akena, Concept alu, Alu Rideau, cette solution trouve aujourd’hui toute sa pertinence au siège de l’INPI, une construction de 12 500 m² qui a vu le jour en 2012 à Courbevoie (92), certifiée HQE et labellisée Bepos.

« Une solution de substitution, car nos stores extérieurs automatiques étaient peu efficaces », explique-t-on au siège de l’INPI, dont les équipes ont reçu Pierre-André de Chalendar, PDG du groupe Saint-Gobain.

Améliorer les conditions de travail

Pour moduler l’apport de lumière naturelle et améliorer les conditions de travail des 550 collaborateurs, l’INPI a donc réfléchi à une solution automatique, générant peu de maintenance et surtout, des économies d’énergie. Ce vitrage limitera ainsi les besoins en éclairage artificiel et les consommations énergétiques (une réduction de 15 à 40 % estiment les responsables de Saint-Gobain).

Quelque 500 brevets protègent aujourd’hui cette technologie, qui présente la particularité de foncer ou de s’éclaircir électroniquement en fonction de la quantité de lumière reçue, tout en conservant sa transparence. La transmission lumineuse peut varier de 1 à 59 % avec 4 niveaux de réglage : teinte clair, légère, forte et sombre. Le procédé permet de gérer, soit automatiquement, soit manuellement, les apports extérieurs de lumière et de chaleur.

Commercialisé à l’échelle industrielle depuis trois ans par Saint-Gobain, le vitrage SageGlass représente l’aboutissement de recherches menées il y a plus de 20 ans sur les premiers produits actifs baptisés à l’époque des vitrages électrochromes. Le fabricant envisage aujourd’hui un déploiement de sa technologie à plus grande échelle et prévoit la construction d’une nouvelle usine en Europe d’ici 3 à 4 ans, lorsque l’usine américaine qui fabrique actuellement SageGlass aura atteint les limites de ses capacités de production.

« Les réalisations de grande dimension débutées il y a juste deux ans aux Etats-Unis vont entraîner un effet « boule de neige » », prévoit Pierre-André de Chalendar, qui relève l’accélération des prises de commandes en Europe et annonce de nouveaux grands chantiers.

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