Ouvrage vitré, ouvert vers
l’extérieur, la véranda, si elle baigne la maison de lumière représente aussi
un point sensible à l’effraction. Tour d’horizon des mesures prises par les
industriels et des recommandations faites aux installateurs.
Trouvant ses
origines en Inde et en Extrême-Orient, la véranda est une pièce dont les parois
sont largement vitrées. « La question de la sécurité des biens à
l’intérieur de la maison ne se pose que lorsque la véranda correspond à une
pièce ouverte vers l’habitation, et non lorsqu’elle représente un espace
complémentaire, ajouté à l’habitat, lui-même fermé par des volets »
remarque Guy Aubertin, chef de produit chez Technal. Dans le premier cas, si un
malfaiteur s’introduit dans la véranda, il a accès à l’ensemble de la maison. Dans
le second, il ne pénètre que dans la pièce véranda.
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Des règles professionnelles bientôt mises à jour
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En l’absence de DTU, les
artisans installateurs de vérandas en aluminium sont invités à consulter et à
respecter les règles professionnelles éditées par le SNFA (Syndicat national de
la construction des denêtres, façades et activités associées). Le document,
élaboré sous la responsabilité du Comitec, par une commission technique
composée des fabricants et des concepteurs gammistes de la section
« vérandas » du SNFA est téléchargeable sur le site Internet du
Syndicat (www.snfa.fr). Il comporte deux
parties, les règles de définition du projet et les règles de réalisation. Une
nouvelle version devrait être publiée début 2009. « Le texte datant de
2004 va être complété », commente Nicolas Loppin, délégué technique du
SNFA, « après quatre années de pratique, il sera ainsi enrichi par les
retours d’expérience ». Des annexes sont ajoutées, notamment en ce qui
concerne la sécurité électrique compte tenu du développement de produits comme
l’insertion de panneaux photovoltaïques. Une autre annexe liste des
recommandations de mise en œuvre de panneaux opaques sur les toitures de
vérandas.
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Des profilés renforcés
« La
sécurisation d’une véranda passe par le renforcement de deux éléments :
les façades pour lesquelles il existe des normes et des tests de résistance à
l’effraction et la toiture, sans normes. Or, il semble plus logique de casser un
coulissant plutôt que de s’attaquer aux panneaux de toiture » explique
Thierry Thomas, chef de produit de Schüco. En théorie, il est possible de
dévisser les panneaux de toiture, mais dans la pratique l’exercice semble
périlleux et risque de demander trop de temps au cambrioleur. Le fabricant
sécurise néanmoins les toitures en proposant des capots vissés par des vis
inaccessibles, rendant l’ouvrage indémontable. Autre piste, le remplissage. « Depuis
un an, nous augmentons l’épaisseur du remplissage des structures jusqu’à 87 mm,
ce qui permet d’augmenter également les dimensions des feuillures »,
annonce Aimeric Reinert, directeur du bureau d’études de Profils Systèmes®. Les
gammistes renforcent les éléments composant la façade : les profilés et
les vitrages. La norme EN 16-27 régit les produits de construction résistant à
l’effraction. Suivant ses dispositions, les gammistes font tester les
coulissants et les parties fixes. Ainsi les chicanes en PVC sont renforcées par
des pièces en aluminium, l’assemblage entre les montants et les traverses sont
sécurisés par une pièce mécanique spécifique. Le choix des vitrages se porte
vers des produits retardateurs d’effractions via des feuilletés de type 44.2
par exemple. Parmi les produits récents, Bekaert Specialty Films LLC a annoncé
en juillet la commercialisation du film 8 Mil LX70 pour vitrages de Solar Gard® qui
combinent protection solaire et qualités de sécurité. Le film composé à 100% de
polyester optique clair métallisé par pulvérisation, laminé à l’aide d’adhésifs
spéciaux et protégé par un revêtement durable maintient ensemble les débris de
la vitre, protégeant ainsi des effractions et des dommages sur les personnes et
les biens. Il répond également aux normes les plus strictes du film pour
vitrages de sécurité, comme les taux d’impact, la résilience, la résistance à
la rupture et les tests de perforation. Assembler des produits ne suffit pas. « En
tant que fabricants, nous testons les profilés, l’artisan qui conçoit la
véranda est invité à suivre les recommandations du Centre national de
prévention et de protection (CNPP) » ajoute Thierry Thomas. Car cet
organisme, reconnu par les compagnies d’assurance, délivre les certifications
A2P pour les produits et les services de mise en œuvre. En obtenant l’agrément,
le logo peut être apposé sur les documents et utiliser la sécurité comme un
argument commercial. En outre, prévient Nicols Dumoulin, directeur industriel de
Vie & Véranda, « l’installateur doit tenir compte de la configuration
dans laquelle la véranda s’inscrit. Par exemple, lorsque l’ouvrage est
positionné en hauteur, il faut respecter la norme qui s’applique aux
garde-corps ». Dans ce cas, il peut être opportun d’élever un muret.
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S’équiper d’un logiciel d’aide à la mise en œuvre…
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MRS Services édite une gamme de logiciels de menuiserie
baptisé « Cover ». le produit spécifique aux vérandas permet de
calculer le dimensionnement de l’ouvrage. Cover propose de construire la
véranda librement, à partir d’un plan au sol ou à partir de formes paramétriques.
Il n’y a plus qu’à choisir les profils et à concevoir les châssis. Une
bibliothèque de projets permet de choisir les modèles et les coloris.
Gestion de projets, calculs du prix, devis, documents de
production, coupes, images de synthèses, transfert vers machines à commande
numérique : le logiciel permet de mener le projet de A à Z.
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