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Mesure
phare de la campagne électorale, la réforme des heures supplémentaires est
maintenant connue.Le chef d’entreprise devra bien évaluer l’opportunité de
mettre en œuvre ce système.
La réforme des heures supplémentaires se résume en
quelques affirmations :
♦ La loi avait créé un système dérogatoire pour les
entreprises de 20 salariés au plus : de la 36ème à la 39ème
H : + 10 % jusqu’au 31/12/08. Par anticipation , le gouvernement met fin à
ce système. Désormais, pour toutes les entreprises, les taux seront les suivants
à compter du 1er octobre 2007 : de la 36ème à la 43ème
H : + 25 %, au-delà de la 43ème H : + 50 %.
♦ L’exonération
s’appliquera sur la rémunération horaire normale de l’heure supplémentaire ou
complémentaire ainsi que sur sa majoration dans la limite des taux
conventionnels sous réserve d’un plafond : 25 ou 50 % de majoration pour les 8 premières heures supplémentaires et
pour les heures supplémentaires suivantes, 25 % pour les heures complémentaires
accomplies par les salariés à temps partiel. Elle concernera les cotisations
salariales URSSAF, la CSG CRDS, la cotisation patronale d’assurance chômage…
soit un montant d’environ 21.50 % de réduction. En revanche, ladite réduction ne
devrait pas concerner les cotisations de prévoyance complémentaire et de
retraite supplémentaire. Reste enfin à savoir si cette réduction sera cumulable
avec les hypothèses de taux réduits ou d’assiettes forfaitaires… Sur ce point,
un décret est attendu.
♦ De leur côté, les entreprises bénéficieront d’une
exonération de charges fiscales modulée selon leurs effectifs. Ce montant doit
être fixé par décret. D’après les informations transmises par les services du
ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, ce montant pourrait être
de 1.5 € dans les entreprises d’au plus vingt salariés et de 0.5 € dans les
autres entreprises. Cette réduction forfaitaire sera cumulable avec la réduction
générale des cotisations patronales dite Fillon, ZFU, contrats aidés… Reste que
dans tous les cas de figure, les chefs d’entreprise doivent évaluer
l’opportunité de mettre en œuvre ce système d’exonération. En effet, les 106
URSSAF veillent… et ce, d’autant qu’un décret du 11 avril 2007 vient d’augmenter
leurs prérogatives. Rappelons ainsi que les « réductions Fillon » ont
engendré 40% des redressements URSSAF en 2005. Le système d’exonération voté par
le Parlement risque fort d’engendrer les mêmes conséquences. En un mot, et afin
d’éviter toute mauvaise surprise suite à un contrôle de cotisations sociales,
une réflexion s’impose quant à l’intérêt de bénéficier de ce système… Un homme
averti en vaut deux.
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Attention, l’Urssaf
veille !
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La loi fixe quatre limites
drastiques que les organismes de recouvrement seront chargés de vérifier :
l’employeur doit avoir respecté les dispositions légales et conventionnelles
relatives à la durée du travail ; dans le cadre d’un contrat à temps
plein, si un élément de rémunération est supprimé, il faudra qu’un délai de
douze mois s’écoule avant que ne puissent être versés des salaires majorés au
titre d’un temps supplémentaire travaillé ; dans le cadre du contrat à
temps partiel, le septième alinéa de l’article L. 212-4-3 du Code du travail
prévoit que lorsque, pendant une période de douze semaines consécutives ou pendant
douze semaines au cours d’une période de quinze semaines, l’horaire moyen
réellement effectué par un salarié a dépassé de deux heures au moins par
semaine ( ou de l’équivalent mensuel de cette durée) l’horaire prévu dans son
contrat, celui-ci est modifié par l’ajout à l’horaire antérieurement fixé de la
différence entre cet horaire et l’horaire moyen réellement effectué, sauf opposition
du salarié intéressé.S’il s’avère que l’horaire contractuel n’a pas été ajusté,
l’exonération sera inapplicable aux heures supplémentaires que l’on peut dire
fictives, à savoir qui résulteraient de l’abaissement par une entreprise, après
le 1er octobre 2007 de la durée hebdomadaire du travail, de manière
à diminuer artificiellement le nombre d’heures habituellement travaillées dans
le cadre de l’horaire collectif de travail, au profit de la création de
nouvelles heures supplémentaires, qui leur reviendraient moins cher.
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