Trois fabricants de verre ont commandé une étude pour mettre
en lumière la contribution du verre solaire dans la réduction des émissions de
CO2.
Saint-Gobain Glass, AGC et Pilkington se sont retrouvés à
nouveau à la même table pour une campagne de promotion du verre à isolation
renforcée (VIR). En partenariat avec GDF-Suez, les trois principaux acteurs du
marché du verre, ont commandé une étude à l’institut européen TNO, visant à
estimer la contribution du VIR de contrôle solaire dans la réduction des
émissions de CO2 en France. « Le verre solaire permet de limiter les apports
solaires dans les bâtiments et de réduire ainsi les consommations d’énergies
liées au besoin en climatisation », confie Michel Gardes, président de la
fédération des chambres syndicales de l’industrie du verre, « par
ailleurs, bien isoler thermiquement les parois vitrées avec ce type de
technologie se révèle également bénéfique sur les dépenses en chauffage ».
L’inconvénient c’est qu’en hiver, l’utilisation d’un VIR à
contrôle solaire limite aussi les apports solaires, lesquels contribuent à
réchauffer naturellement les bâtiments. C’est justement pour faire la somme des
atouts et des faiblesses de cette technologie que le VIR a commandé l’étude en question.
« En fonction des cas de figure retenus, utiliser des VIR de contrôle
solaire dans les bâtiments permettrait de réduire de 4 à 15 millions de tonnes
par an la quantité d’émission de CO2 », précise Michel Gardes.
Actuellement, les VIR solaires sont essentiellement utilisés dans les bâtiments
tertiaires et ne représentent qu’environ 10 % des installations.
Crédit photo : VIR
Légende : La pose de verre à contrôle solaire dans les
secteurs résidentiels et tertiaires pourrait limiter les émissions de gaz à
effet de serre