Depuis
ler Juin, une réglementation européenne rend obligatoire l’enregistrement ou le
pré-enregistrement des substances chimiques (environ 30 000) fabriquées ou
importées dans l’union Européenne, dans des volumes dépassant une tonne par an. Elle
concerne tous les secteurs industriels y compris le verre, le PVC, l’aluminium…
Le
13 Décembre 2006, le Parlement Européen a adopté le règlement européen relatif
aux substances chimiques, mieux connu sous le nom de REACH. Il vise à la
suppression dans l’Union Européenne des substances chimiques les plus
dangereuses. Mais depuis le 1er juin, cette réglementation est passée
à l’étape suivante. Obligatoires, l’enregistrement ou le pré-enregistrement des
substances chimiques fabriquées ou
importées dans l’Union Européenne a commencé. En effet, les délais de dépôt des
dossiers sont espacés selon la dangerosité et la quantité de substance produite
ou importée si la substance a été pré-enregistrée entre le 1er juin
et le 1er décembre 2008. Et ces démarches concernent toutes les
entreprises c’est-à-dire toutes celles qui achètent, importent ou encore
produisent des substances chimiques ou des préparations. Autrement dit, verrier,
extrudeurs… sont directement soumis à cet enregistrement Et fait
important : le renversement de la charge de la preuve.C’est à l’entreprise
– et non plus aux autorités publiques, de démontrer que les substances peuvent
être fabriquées, importées ou utilisées sans risque.
Renversement de la charge
de la preuve
Ainsi, il appartient à l’industriel de démontrer que la substance
utilisée est sans danger pour l’homme et la nature. Elle oblige les producteurs
et importateurs à faire des études sur les risques liés à la santé humaine et à
l’environnement des molécules chimiques avant leur mise sur le marché ou leur
utilisation. Cependant, « en général l’enregistrement des substances est
une responsabilité du fabricant ou de l’importateur, et donc pas de
l’utilisateur en aval. Néanmoins, au cas il ne souhaite pas communiquer
l’utilisation de la substance à son fournisseur, l’enregistrement devient la
responsabilité de l’utilisateur en aval », explique Glass for Europe,
l’association européenne des producteurs de verre, sur son site internet.
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En résumé
REACH concerne :
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♦ les substances chimiques en tant que telles : méthanol, métaux, ammoniac...
♦ les substances contenues dans des préparations, c'est-à-dire un mélange ou une solution composé(e) de deux substances ou plus : colle, peinture, ciment, encre...
♦ les substances contenues dans des articles* (objets, produits finis) : plomb dans les batteries, teinture dans les vêtements, colorants dans les cartouches d'encre, parfums dans les déodorants...
*Un article « est un objet auquel sont donnés,
au cours du processus de fabrication, une forme, une surface ou un dessin
particuliers qui sont plus déterminants pour sa fonction que sa composition
chimique ».
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De
nombreuses conséquences
Dans tous les cas, la mise en œuvre de cette
réglementation européenne a forcément des conséquences pour de nombreuses
activités. « Dans les domaines techniques et économiques, certaines
substances risquant de disparître », indique le CERFAV, le Centre Européen
de Recherches et Formation aux Arts Verriers. Conséquence, certains industriels
devront reformuler et changer de « process ». Par exemple, trioxyde de
diarsenic (agent de décoloration et d’affinage du verre) selon une première
liste établie par les Etats membres est considéré comme « extrêmement
préoccupant ».
En outre, le texte de REACH étant complexe, un service
d’information nommé le « Helpdesk national », est mis à la
disposition des entreprises françaises, en particulier des PME (http://www.berpc.fr/reach-info). Sa
mission est de les guider pour leur permettre de se conformer à leurs
obligations règlementaires.
S.D.
Crédit Visuel : ECHA, CE
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