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La France s’est engagé à diviser par 4 ses émissions de
GES (gaz à effet de serre) d’ici 2050. Impossible d’atteindre l’objectif sans
réglementer aussi le parc existant, qui représente environ 3 milliards de m²
(30 millions de logements), soit quasiment les 2/3 des bâtiments. La
Réglementation Thermique des Bâtiments Existants commence à s’imposer, premier
volet en novembre dernier, suite en avril prochain.
La RT sur l’Existant a été créée
pour se mettre en conformité avec les directives européennes (principalement la
directive 2002-91-CE) et pour maîtriser l’offre, la dépendance et la demande
énergétique à satisfaire. Elle a pour but d’imposer des règles de performances
énergétiques dans le cadre de travaux d’amélioration, de rénovation dans
l’habitat existant. Dite « élément par élément », cette RT sur
l’Existant s’appuie sur le décret du 3 mai dernier et fixe des niveaux de
performances minimales pour tous les composants de l’enveloppe remplacés ou
installés, depuis le 1er novembre dernier. Elle concerne tous les
cas de rénovation « légère » ; - de 1 000 m² ou + de 1 000 m²
dont le coût des travaux est < 25 % de la valeur du bâtiment. Le chapitre II du décret est
consacré à l’enveloppe du bâtiment/parois vitrées et concerne – à quelques
exceptions près, les « fenêtres, portes-fenêtres et
façades-rideaux ».
En résumé : Le coefficient de transmission thermique
Uw (exprimé en W/m².K) de ces éléments doit être inférieur ou égal comme
suit :
Type d'ouverture
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Uw maximal
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Ouvrants à menuiserie coulissante
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2.6
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Autres cas
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2.3
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A noter : le décret ajoute une mention spéciale pour
les menuiseries métalliques qui ont une valeur de 2.4, jusqu’au 30 juin 2008
(2.3 ensuite).
Lorsque la fenêtre, porte-fenêtre ou la façade-rideau est munie
d’une fermeture, le coefficient Ujn est pris en compte et doit être, lui aussi,
inférieur ou égal à :
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Type d'ouverture
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Uw maximal
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Ouvrants à menuiserie coulissante
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2.6
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Autres cas
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2.3
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Idem
pour les menuiseries métalliques (2.4 jusqu’au 30 juin 2008).
Dans l’article 9 du chapitre II
qui nous intéresse, il est spécifiquement précisé que, dans tous les cas,
« le coefficient Ug du vitrage de la fenêtre, de la porte-fenêtre ou de la
façade-rideau doit être inférieur à 2 W/m².K ». Selon l’article 12,
« les fenêtres de toit installées ou remplacées doivent être munies de
protection solaires mobiles conduisant à un facteur solaire de 0.15 » et
l’article 14 stipule que « les coffres de volets roulants devront afficher
un coefficient de transmission thermique inférieur ou égal à 3 W/m².K ».
L’article 10 fait état de l’épaisseur de la lame d’air/de gaz, selon le type de
menuiserie et le type de fermeture.
A compter du 1er avril
2008, la RT sur l’Existant va concerner tous les bâtiments de plus de 1 000 m²
engagés dans des travaux de rénovation « lourde » (coût de la
rénovation supérieur à 25% du coût du bâtiment). La réglementation prévoit,
pour l’instant des « obligations globales de performances énergétiques
renforcées ; les maîtres d’ouvrages devront réaliser une étude comparative
de l’intérêt des différentes sources d’énergie ». Les termes de ce volet
de la RT sur l’Existant sont encore à l’étude ; les calculs, effectués
après travaux, afin d’estimer la consommation d’énergie, devraient être basés
sur ceux de la RT 2005.
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La réglementation thermique sur l'existant s'applique à tous les bâtiments existants, saufs les cas spécifiques des constructions :
• Les constructions n'utilisant pas d'énergie pour réguler la température
• Les constructions provisoires (moins de 2 ans)
• Les constructions de surface inférieure à 50 m²
• Les constructions agricoles, industrielles...
• Les constructions à usage de culte
• Les constructions classées monuments historiques
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Evénement à saluer, car premier en son genre en France,
cette RT sur l’Existant a pour objectif
de mettre en avant les produits et technologies les plus performants. Elle
semble toutefois encore un peu « timide » aux yeux de certains, qui ont
vu des limites dans le décret et son application… L’article 16, notamment,
stipule que les « exigences de cette réglementation peuvent ne pas être
satisfaites quand les travaux de remplacement font suite à des actes de
vandalisme, de casse, de catastrophe naturelle… » On aurait pu penser que,
justement, c’était là une opportunité intéressante (logique ?) d’intégrer
des éléments performants, le remplacement étant inévitable… D’autre part,
certains soulignent aussi le manque de mesure ‘contraignante » ; en
effet, le non-respect de ces mesures n’entraîne apparemment aucune sanction et
les contrôles seront sans doute difficiles à mettre en place, notamment auprès
des particuliers. La RT sur l’Existant sera respectée si chacun se sent
responsable et partie prenante dans ce processus d’économie d’énergie et
surtout a les moyens de la mettre en œuvre.
C.J.
Sources : Ministère du logement ; Journal Officiel ; www.rt-existant.com ; les amis de la terre ; l'Ademe ; décret du 3 mai 07 complet téléchargeable sur www.legifrance.gouv.fr (NOR : SOCU0751906A)
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