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L’Association des Industries de Produits de Construction (AIMCC)
a rendu public un document faisant état de ses propositions, afin de renforcer
le contrôle de la réglementation construction, dans le cadre d’une réflexion
entamée par le ministère de l’équipement
« Les résultats des campagnes
annuelles de contrôle de l’application des règles de construction dans les
régions de France, confirment la persistance d’un taux anormalement élevé d’infractions. L’amélioration
de ces résultats nécessitera une prise de conscience de l’ensemble des acteurs
pour parvenir à une meilleure maîtrise de la qualité de la construction »,
ainsi se résume la position de l’état, au travers des divers DRE, DDE ou encore
des CETE (centre d’études techniques de l’équipement) chargés entre autres
d’effectuer les contrôles en question sur les chantiers.
Dans cette optique,
l’AIMCC propose de faire évoluer le respect de la réglementation, donc de mieux
la contrôler, dans le but de prévenir les risques et assurer la sécurité des
personnes. Ce contrôle porte sur 2 principaux éléments : l’application des
règles de construction et d’urbanisme (nationales) et la conformité des
produits (normes européennes, par exemple le marquage CE). L’association
interpelle l’état et suggère de mettre davantage de moyens en œuvre, humains et
financiers, afin de pallier aux diverses difficultés de contrôle sur le
terrain ; les organismes régionaux, qui relaient l’état, manquent de
moyens pour effectuer lesdits contrôles et exercer un pouvoir de sanction. L’AIMCC
propose à l’état de s’impliquer davantage (avec son aide) dans la diffusion des
mesures de conformité et des sanctions prévues en cas de non conformité.
Selon
divers résultats de campagnes de contrôles effectuées dans des régions de
France, la plupart des rubriques contrôlées relèvent des taux de non conformité
trop élevés, souvent supérieurs à 15% pur certains ; notamment concernant
l’accessibilité, les portes automatiques de garage, l’aération des logements,
le RT 2005 dans son ensemble, etc. Dernièrement, les changements de
réglementation concernant l’application de la RT 2005, ont provoqué des
contrôles initiatiques et informatifs et n’ont pas donné lieu à l’établissement
de procès verbaux en cas d’infraction constatée. Outre le fait que les
non-conformités ruinent les efforts de certains et donnent une image négative
des professionnels, il s’agit bien évidemment d’une question de sécurité et de
danger pour les utilisateurs finaux. Concernant la conformité des ouvrages,
l’association indique qu’il serait intéressant d’avoir « un processus
global d’attestation de conformité des ouvrages, sous la forme d’une unique
attestation de conformité, générale, qui impliquerait le constructeur et le
propriétaire. Cette attestation générale serait une synthèse des rubriques
essentielles. L’AIMCC propose que l’attestation soit dans un 1er
temps d’ordre incitatif et volontaire et également destinée aux constructions
neuves ». Elle permettrait d’inciter au respect de la réglementation,
d’assurer une surveillance plus efficace de l’application des règlements et de
maîtriser les coûts du dispositif. L’attestation générale de conformité se
diviserait en 2 parties : une partie certification d’ouvrage, de type
Qualibat, qui sert de support à la présomption de conformité ; et la
certification d’acteur, type Qualibat, qui « noterait d’une mention
spéciale » les entreprises acceptant le principe d’un contrôle sur le
chantier. L’association fait également état, dans la 2ème partie de
son rapport de propositions, de la conformité des produits et de la
surveillance du marché qui apparaît comme très insuffisante. Suite à des
contrôles effectués, il est ressorti que de nombreux produits, venant
« d’au-delà de la communauté européenne » et circulant en France, ne
portent pas le marquage CE et ne sont par conformes aux normes européennes. Il
convient donc, selon l’AIMCC, de mettre en place un système de surveillance,
qui « pourrait s’appuyer sur le prélèvement de produits par sondage ». Ces
prélèvements seraient à l’initiative de l’Administration et pourraient s’opérer
sur les chantiers ou chez les distributeurs. Les prélèvements de produits
seraient effectués à différents moments de la construction et seraient, selon
‘l’AIMCC « la meilleure probabilité que le produit prélevé soit celui qui sera
réellement mis en œuvre ». Ce système national pourrit fonctionner à partir
d’un fonds alimenté par cotisations d’industriels et d’autres acteurs
concernés. En résumé, l’AIMCC souhaiterait que le contrôle de conformité des
produits (aux spécifications du marquage CE) soit davantage lié aux ouvrages et
puisse contribuer à leur conformité, car le respect de la réglementation – qui
entraîne une meilleure qualité de construction, est dans l’intérêt de tous.
C.J.
Crédits photos : Direction régionale de l'équipement Pays de Loire
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