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Issus de procédé de films ou de co-extrusion, les coloris
habillant les profilés PVC se multiplient permettant aux menuiseries de concurrencer
les autres matériaux.
Selon l’étude de marché de la fenêtre en France réalisée
par Batim Etudes et présentée par Tryba en juin dernier, « depuis 2000, le
marché de la fenêtre PVC croit en France en moyenne de 5.5% l’an.La part de marché
du PVC s’établit à 64.7%. Il s’est écoulé en 2006 plus de 8 millions de fenêtres
PVC ». Les atouts du PVC sont connus, il dispose notamment de propriétés
thermique meilleures que l’aluminium. Mais l’un de ses points faibles est le
manque de couleurs. Ainsi, le taux de pénétration du marché de la fenêtre PVC
couleur reste faible et progresse plutôt lentement. Pour autant, le nombre de
fenêtres PVC couleur a doublé en 4 ans en passant de 470 000 à 955 000. La
demande existe. Mais contrairement à l’aluminium, le PVC ne supporte pas le
passage au four. Il existe néanmoins des procédés et les fabricants de profilés se
battent sur ce terrain pour défendre leur matériau.
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Rappel
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Il existe cinq méthodes de coloration de la menuiserie
PVC :
♦ La coloration dans la masse : obtenue par incorporation de pigments colorants stables aux UV, réservée aux teintes claires
♦ La coextrusion : dépôt lors de l'extrusion du profilé PVC, d'une couche de Polyméthylmétacrylate (PMMA) sur la face extérieure
♦ Le plaxage : film collé sur le profilé avec une colle thermofusible
♦ Le laquage : dépôt au pistolet de laques de type acrylique ou polyuréthane. L'application se fait en atelier de peinture sur cadres menuisés non vitrés
♦ Le capotage : il s'agit généralement de profilés aluminium anodisés ou peints clippés extérieurement sur la menuiserie PVC
(Source UFME Union des fabricants de menuiseries extérieures)
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De la variété pour plaire au
plus grand nombre
A côté des grands classiques comme le blanc, le beige, le
chêne doré, l’offre de la menuiserie PVC s’enrichit de teintes plus
audacieuses. Ainsi, Deceuninck propose avec sa gamme « Deuctone® » des profilés aux couleurs
inspirées par la nature. Le nuancier ne compte pas moins de 37 coloris ! Plusieurs
techniques sont mises en œuvre : le thermolaquage breveté Decoroc®, sa déclinaison avec
pigmentation métallisée pour les tons métalliques (Decoroc® metallic), deux tons de
blancs teintés dans la masse, un plaxage pour les sept teintes bois et un filmé
bois « naturel » pour cinq autres coloris. Car sur le marché du
résidentiel, les plaxages imitation bois ont le vent en poupe. Veka vient de
référencer trois nouvelles couleurs, pour lesquelles le fabricant a demandé un
avis technique : un gris anthracite mat (référence RAL 7016), un gris
argent mat (référence RAL 7001) et une teinte chêne clair baptisée Winchester. Les
deux premières couleurs visent plutôt les chantiers du tertiaire (usine,
bureaux) et les établissement publics (écoles, hôpitaux). Elles rappellent les
peintures granitées aluminium et offrent un aspect de type « peau de
pêche ». Quant à la couleur Winchester, elle est destinée à l’habitation
individuelle. Son rendu reproduit les fils et nœuds du bois, l’effet pattes de
mouche.
Le plaxage est donc la grande affaire des gammistes du PVC. Pour
Dominique Boissier, directeur commercial et marketing de Créal, fabricant de
fenêtres « nos fournisseurs de profils ne conçoivent pas les plaxages, ils
travaillent avec des spécialistes, il se trouve que notre fournisseur Alphacan
a déniché un plaxeur talentueux qui produit des films aux rendus
confondants ». Créal lance une nouvelle gamme à la rentrée,
« Excellance », proposant cinq couleurs (blanc, vert, rouge, bleu,
gris) et cinq effets bois (blanc cérusé, chêne doré, chêne liège, noyer foncé,
merisier) mono ou bicolore. La volonté d’entrer sur le marché de la couleur
incite même Créal à réfléchir pour les années à venir à l’utilisation d’un
procédé de coextrusion.
Et des produits bicolores
Car c’est la technique
alternative au film, celle qui permet de teinter le profilé dès sa sortie de
l’extrusion. L’un des spécialistes, Gealan, en fait son cheval de bataille. Son
procédé, « l’acrycolor » date de 1981 et n’a pas pris une ride. La
coextrusion est basée sur la fusion de deux matriaux, le PVC blanc et le
Plexiglas. La technologie consiste à déposer une couche de verre acrylique
coloré sur la surface extérieure du profilé lors de sa fabrication. C’est la
chaleur qui va permettre aux deux matériaux de fusionner et de n’en faire
qu’un. En outre, précise le porte-parole de Gealan, « le rayonnement du
soleil est essentiellement réfléchi par la surface blanche qui se trouve sous
la couche d’Acrycolor, elle-même perméable aux rayons infrarouges. Le
réchauffement des profilés est ainsi clairement minimisé. La fenêtre PVC couleur
est quasiment insensible à l’exposition des U.V., ce qui lui confère sa
durabilité ». Quinze teintes adaptées aux particularismes régionaux
français sont ainsi disponibles, plus d’une centaines de couleurs fabriquées à
la demande pour des chantiers d’envergure. Le profil acrycolor fini est
bicolore, seule la face extérieure est colorée pour participer à la décoration
de la façade. La face intérieure est blanche. Mais en mixtant les procédés,
Gealan diversifie son offre grâce à une nouvelle unité de filmage. En déposant
un film sur la face intérieure, celle-ci se colore en harmonie ou en rupture
avec le côté extérieur, c’est selon les goûts.
L’arrivée de la couleur dans le
PVC autorise l’assemblage de menuiseries bicolores à l’instar des profilés en
aluminium. Une autre stratégie existe, mise en œuvre par Socredis qui lance un
nouveau produit mixte, avec l’aluminium à l’extérieur et le PVC à l’intérieur
pour répondre simultanément à deux problématiques : le besoin de couleur
et la recherche de la meilleure isolation thermique. A méditer !
V.M.
Crédits photos : Deceuninck - Veka - Gealan
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