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Le
Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement impose cinq
niveaux du label « HPE 2005 », pour attester de la performance énergétique
des constructions neuves. Le nouveau référentiel complète la démarche
HQE. Faisons le point.
La Haute Qualité Environnementale (HQE) est une démarche
qui vise à maîtriser les impacts d’une opération de la construction ou de la
réhabilitation des bâtiments sur l’environnement. L’association HQE, en charge
de piloter le programme, a défini 14 cibles organisées autour de plusieurs
thèmes : la « maîtrise des impacts sur l’environnement
extérieur » (éco-construction – cibles 1 à 3 et Eco-gestion – cibles 4 à
7) et la « création d’un environnement intérieur sain et
confortable » (Confort – cibles 8 et 11 – et Santé – cibles 12 et 14). Des
cibles que les professionnels adaptent à leur métier. Par exemple, l’Association
Aluminium Architecture a publié un dossier pour expliquer comment les façades
et les fenêtres en aluminium répondent aux exigences de la HQE. Ainsi, à la
cible 4 qui aborde la question de la gestion de l’énergie, les professionnels
répondent que, même si les profilés aluminium à rupture de pont thermique
affichent un coefficient de déperdition plus mauvais que les profilés PVC, ils
atteignent de bons résultats lorsqu’ils sont associés à des vitrages
performants. « Car », précise Jean-Louis Marchand, le délégué général
du Syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités
associées (SNFA), « comme l’aluminium favorise les profilés fins, les
gains en apport énergétiques grâce à la baie vitrée sont plus importants, les
menuisiers doivent donc faire le bilan entre ces deux données ». Les
solutions sont à mettre en œuvre au cas par cas en fonction de la nature de la
construction, de son orientation, de sa situation géographique et climatique.
Les
économies d’énergie en ligne de mire
Alors que le label HQE traite de
performances énergétiques, un arrêté ministériel, daté du 8 mai 2007, vient de
définir de nouvelles exigences réglementaires via cinq niveaux de haute
performance énergétique (HPE) qui correspondent à des baisses de consommation
par rapport à la RT 2005. Ainsi, le premier niveau, le label HQE 2005 correspond
à une consommation conventionnelle d’énergie au moins inférieure à 10% par
rapport à la référence définie par le RT 2005. Le second niveau, THPE 2005 (très
haute performance énergétique) correspond à une baisse de 20%. Le label HPE EnR
2005 est accordé si la consommation conventionnelle de chauffage ayant pour
origine un générateur utilisant la biomasse est supérieure à 50% ou lorsque le
système de chauffage est relié à un réseau de chaleur alimenté à plus de 60% par
des énergies renouvelables. Le quatrième niveau, le label THPE EnR est délivré
si la consommation et inférieure au moins de 30% par rapport au seuil de
référence, et si le bâtiment utilise une source d’énergie renouvelable
(panneaux solaires, pompe à chaleur par exemple). Enfin, BBC 2005 (bâtiment
basse consommation énergétique) correspond
à la réglementation prévue en 2050 pour réduire les émissions de gaz à
effet de serre par quatre, soit une consommation issue de la référence
initiale. Ce dernier niveau, BBC, coïncide avec les objectifs de l’association Effinergie®, qui
regroupe autour de ses fondateurs, le CSTB, l’AJENA (association énergie et
environnement en Franche Comté), l’Agence régionale
« Rhônalpénergie-Environnement », la Caisse des Dépôts et
Consignations, le CEFIIM (Centre d’études, de formations, d’informations et
d’innovations méditerranéen), le Groupe Banque populaire et le Collectif
« Isolons la terre contre le CO2 ».
L’objectif est clair : la
consommation maximale d’énergie pour une maison est fixée à 50 kW/m²/an.
« Pour l’atteindre, les solutions sont connues », précise Christophe
Bonnavent, directeur général de Cequami, l’organisme certificateur de la marque
NF Maison Individuelle, en charge de la certification Effinergie®,
« il faut orienter les maisons et leurs ouvertures vers le Sud, minimiser le
nombre d’ouvertures au Nord, privilégier les concepts compacts, renforcer la
lutte contre la perméabilité à l’air, etc. ». La filière des menuiseries
aluminium et PVC a donc sa carte à jouer !
Les nouveaux labels seront
attribués aux entreprises qui en font la demande – et prendre les frais de
procédure en charge, à la suite d’audits portant sur les compétences des salariés
et leur maîtrise technique. Les premières attributions devraient intervenir
avant la fin de l’année 2007.
V.M.
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