Les professionnels de la menuiserie extérieure tirent l’alarme…
Dans le cadre de la loi de finance
rectificative pour 2009 à l'Assemblée Nationale, un amendement a été adopté,
modifiant très sensiblement pour 2010 les dispositions de l'article relatif au crédit
d'impôt développement durable.
Une volte-face inattendue et illogique
dénoncée par plusieurs organismes, dont notamment la FFB, Pôle Fenêtre, UFME,
SNEP, SNFA, SNFPSA, dans un contexte économique où l'activité des travaux de
bâtiment est essentiellement soutenue par la rénovation énergétique. Selon les
organisations professionnelles, l'impact négatif du nouvel amendement sur
l'emploi pour des dizaines de milliers d'entreprises (fabricants et
installateurs), réparties sur tout le territoire, risque d'être catastrophique.
Les nouvelles dispositions prévoient :
- la diminution du taux du crédit d'impôt de
25 à 15% pour les parois vitrées (fenêtres, vitrages, volets isolants) et les
chaudières à condensation ;
- la suppression de la majoration de taux à
40% applicable aux matériaux d'isolation, parois vitrées, parois opaques,
chaudières à condensation, appareils de régulation de chauffage dans des
logements construits antérieurement au 1er janvier 1977 et dans les
2 ans d'une transaction.
Dans le communiqué commun, les organisations
expriment leurs inquiétudes et « craignent que le ménage français
reporte son choix sur un prix et non plus sur un produit performant, qui lui
aurait permis de diminuer sa facture énergétique. La réduction drastique qu'impose
le gouvernement est un pari risqué qui amènera à court terme une économie
financière, mais qui peut durablement affecter les économies d'énergie et toute
une filière d'entreprises aujourd'hui dynamique. Pourtant, le crédit d'impôts
développement durable a été redéfini dans la loi de finance 2009 jusqu'à 2012.
Il permet d'inciter à la réalisation de travaux qui génèrent des économies
d'énergie massives et immédiates. Depuis de nombreux mois, les organisations
syndicales, conscientes de l'effort consenti par le gouvernement à travers le
crédit d'impôts, n'ont eu de cesse de proposer des solutions simples permettant
d'apprécier et surtout de maîtriser l'enveloppe budgétaire. Aucune écoute des
différents ministères ! ».