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Handicap : remise en cause de l'accessibilité universelle ?
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Le parlement a adopté une proposition de loi UMP visant à améliorer le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et contenant une mesure très contestée sur l'accessibilité.
Le Sénat a voté conforme, c'est-à-dire dans les mêmes termes que
l'Assemblée nationale, en deuxième lecture cette proposition de loi,
rendant son adoption définitive.
La majorité UMP et Union centriste a voté pour ainsi que le RDSE (à
majorité PRG).La gauche PS, CRC-SPG (communiste et parti de gauche) a
voté contre, tout en soulignant des avancées sur les MDPH car elle
"remet en cause le principe de l'accessibilité universel".
Un article de ce texte a en effet soulevé un tollé parmi les
associations de personnes handicapées dont l'Association des paralysés
de France (APF). Il vise à assouplir l'une des exigences de la loi du 11
février 2005 : l'accessibilité à 100% des bâtiments neufs aux personnes
handicapées à l'horizon 2015.
Il prévoit la possibilité de "mesures de substitution" en cas
d'impossibilité technique du fait de l'implantation du bâtiment, de
l'activité qui y est exercée ou de sa destination.
La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot a expliqué qu'il ne
s'agissait "à aucun moment, d'exonérer un promoteur de ses obligations"
et qu'il "s'agit de mesures de substitution quand le promoteur sera en
face de contraintes techniques insurmontables".
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