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Aujourd’hui, les verrières et les toits de verre sont
des solutions architecturales largement déclinées. Mais leur conception et leur
mise en œuvre nécessitent la prise en compte de nombreux facteurs.
« De
nos jours, le verre s’utilise non seulement pour les murs mais également pour
le toit », explique Pilkington. En effet, l’utilisation du verre en
toiture crée des puits de lumière et introduit ainsi de la lumière au cœur d’un
bâtiment. « Le rejet, par les concepteurs contemporains des formes
pleines, lourdes et massives au profit de structures légères, aériennes et
transparentes, voilà quelques-unes des raisons du vif succès rencontré par les
structures verres/métal en construction à vocation industrielle ou urbaine »,
indique Korichi Boubaya, gérant d’ATEP, spécialiste des Verrières et Ossatures
du préfabriqué au sur-mesure. Mais les verrières et les toits de verre ne sont
pas seulement utilisés pour le tertiaire. Ils trouvent un intérêt grandissant dans
les habitations, grâce aux architectes et aux verres de plus en plus
performants. « Du fait du coût élevé actuel du m² dans l’habitation, de
nombreuses personnes envisagent d’utiliser les pièces sous la toiture pour
augmenter la surface habitable de la maison. L’espace sous les toits peut être
transformé de manière exceptionnelle et cela passe inévitablement par
l’utilisation de vitrages pour dispenser de la lumière. Le verre peut apporter
beaucoup de bienfaits et différents éléments doivent être pris en considération
lors de l’installation de toitures ou de verrières », constate
Pilkington.
Une conception exigeante
Le choix du verre mais aussi de la
structure, qu’elle soit à rupture de pont thermique avec chevrons épines ou
chevrons tubulaires, ainsi que les matériaux de remplissage employés, dépendent
de nombreux éléments. « Si la stabilité, la résistance mécanique et
l’esthétique architecturale ont une grande importance dans ce genre de
constructions, d’autres facteurs sont pour le moins aussi essentiels comme la
maîtrise des niveaux d’éclairement, de l’éblouissement, de l’étanchéité, de la
condensation, du drainage de très importantes quantités d’eau de ruissellement,
de la ventilation naturelle ou assistée, de l’isolation et du maintien
thermique, de l’acoustique, des moyens de prévention d’incendie et
d’automaticité d’évacuation des surchauffes ou des fumées en cas de sinistre »,
explique Franck Taffet, responsable produits Wicona. En matière de mise en
oeuvre de verrière et toit de verre, la référence est le DTU 39. « Les
épaisseurs ou les dimensions maximales sont définies en fonction de différents
paramètres, région, altitude, forme de la toiture, force du vent, neige... et
sont calculées conformément au DTU 39 », indique Bertrand Lafaye,
responsable marketing et communication Kawneer. En outre, un des points
importants dans la conception d’un toit de verre est son inclinaison. « Pour
éviter toute stagnation de l’eau, une pente minimale de 5° par rapport à
l’horizontale est prévue par le DTU 39 », souligne Alain Amans,
responsable support technique Technal. Et dans le cas des verrières à faible
pente, pour l’appréciation du risque de rétention d’eau, il doit être tenu
compte des éventuelles déformations de l’ossature primaire et des déformations
des composants verriers sous poids propre et charge de neige non pondérée. Cette
règle se traduit par différentes solutions techniques. « Par exemple,
plus la pente est faible, plus les traverses doivent être fines pour qu’il y
ait un minimum de retenues d’eau », explique Alain Amans. En outre,
l’étanchéité doit être irréprochable. « Cela passe par la mise en œuvre
de joints insensibles aux variations atmosphériques et au vieillissement. Obligatoirement
posé en continu sur le verre, leur canal interne assure le drainage intégral
des éventuelles eaux d’infiltration », explique Franck Taffet.
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Un double vitrage
pré-équipé d’une protection solaire pour toitures vitrées.
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« Veralam
est un double vitrage pré-équipé d’une protection solaire à lames orientables
pour toitures vitrées », présente la société Veralam.Ce vitrage
composé d’un verre à isolation thermique renforcée à l’extérieur, et d’un verre
feuilleté 44/2 à l’intérieur est destiné tout particulièrement aux toitures
vitrées, quelle que soit leur inclinaison, comme celles des vérandas, des
pergolas, des verrières de bâtiments administratifs ou industriels.Dans ce
vitrage isolant, un store électrique est intégré.Ce store est composé de lames
orientables en aluminium, qui offrent une protection solaire maîtrisée, allant
progressivement de l’ombre à la lumière du jour.Ce vitrage assure un meilleur
confort visuel.Grâce à la transparence du verre et à la conception de ses lames
de store pivotantes, Veralam permet de capter et réorienter la lumière du jour
vers certaines zones tout en protégeant du soleil.On obtient une luminosité
régulière et confortable grâce à la réorientation de la lumière, technique dite
du "daylighting" conçue et étudiée par les ingénieurs de Veralam.En
outre, « Veralam obtient une excellente qualité réfléchissante et un
facteur de protection solaire élevé, limitant très efficacement la quantité de
chaleur pouvant traverser le vitrage », explique la société.
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Protection
des personnes
Un des autres points majeurs pour les verrières est la protection. C’est
principalement la protection des personnes contre les heurts, les chutes de
verres et les chutes de personnes dans le vide. Les prescriptions d’emploi sont
définies dans la norme NF P 78-201 - DTU 39. « Contre les risques de
blessures en cas de chute de morceaux de verre, sont concernés les vitrages
placés, en permanence, en position horizontale ou inclinée de plus de 5° par
rapport a la verticale, lorsqu’ils sont situés à l’aplomb d’une zone d’activité »,
indique Saint-Gobain Glass. En effet, les verrières et les toits de verre
doivent aussi assurer une protection contre les accidents. « Lorsque le
verre est utilisé en plafond, les normes en vigueur doivent être respectées
pour assurer la protection en cas d’impact accidentel », indique
Pilkington. L’emplacement et la dimension du verre déterminent la classe de
résistance à l’impact devant être utilisée. Le verre doit répondre à la norme NF
EN 12600 Classe 2 ou 1 pour la plupart des emplacements. « D’autres
éléments doivent être pris en compte si le verre doit protéger en cas de
changement de niveau, comme pour les balcons extérieurs ou les cages d’escalier »,
précise Pilkington.
En outre, une verrière doit aussi prévenir la chute des
personnes. « Et sont considérés comme concourant à la sécurité contre la
chute des personnes, les vitrages de certaines parois inclinées (verrières)
pour lesquelles, selon le DIUO (Document d’Intervention Ultérieure sur
l’Ouvrage), soit en raison de leur constitution soit de par la constitution de
l’ouvrage, il n’est ni prévu ni envisageable de mettre en place des éléments de
protection permettant de supprimer les risques de chute d’un intervenant lors
des opérations d’exploitation ultérieure (nettoyage, entretien, réparation) »,
précise Saint-Gobain Glass. Issu de la loi n° 93-1418 du 31/12/93 et du décret
94-1159 du 26/12/94, le code du travail impose, lors de la conception d’une
nouvelle construction, d’intégrer les interventions ultérieures des ouvriers
chargés par exemple de l’entretien, pour protéger leur sécurité et leur santé. Dès
lors que les activités d’intervention, de maintenance ou de nettoyage seront
menées sans qu’il existe de disposition permettant la suppression du risque de
chute de personne, il convient de réaliser un essai auprès du CSTB et du CEBTP
sur la configuration mécanique la plus défavorable du vitrage associé au
support réellement utilisé. Sans procédure de test normalisé, la valeur de 1 200
Joules a été prise comme base pour évaluer la résistance que devaient atteindre
les éléments de toiture. « L’aptitude à la fonction est validée,
lorsque, une minute après l’impact, il est constaté que le vitrage est toujours
en situation, sans avoir été traversé et qu’il n’y a pas de chute de bris
réputés dangereux », indique Saint-Gobain Glass. La réalisation de cet
essai ne dispense pas le personnel occupé sur les toitures de prendre les dispositions
imposées par l’article 159 du IX du décret 65.48 du 08/01/1965 : prévoir
échafaudages, plates-formes, planchers ou échelles permettant de ne pas prendre
appui directement sur le verre. Pour répondre à ces exigences de protection,
l’utilisation de verre de sécurité est incontournable.
Du côté des verriers,
depuis juillet 1997, la prescription du verre feuilleté avec PVB est
systématique. « Lorsqu’on définit le type de verre utilisé en toiture,
le composant intérieur du vitrage isolant est aujourd’hui dans la majorité
préconisé en verre feuilleté pour protéger des chutes éventuelles de verre »,
souligne Nelly Philipponnat, responsable marketing chez AGC Flat Glass Europe. En
outre, le verre utilisé en toit doit aussi protéger contre le vandalisme. « En
utilisant du verre feuilleté qui reste en place à l’impact, la maison est
protégée contre les attaques délibérées comme le vandalisme ou les intrusions »,
explique Pilkington. Le verre feuilleté est disponible en diverses épaisseurs
selon le niveau de résistance à l'impact. La résistance à l’effraction du verre
est liée aussi à la qualité et à la performance du châssis, celui-ci doit être
conçu avec un système de verrouillage qui offre une protection maximale.
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