Début
octobre, le chef de l'état a déclaré souhaiter mettre 2 milliards d'euros
« à la disposition des PME et des entreprises intermédiaires, pour
renforcer leurs fonds propres ». Ces sommes devraient alimenter une gamme
de produits gérés pour moitié par le Fonds d'investissement stratégique (FSI),
et pour l'autre moitié par Oseo. Le FSI devrait financer à hauteur de 100 M€ un
nouveau fonds de consolidation des entreprises pour les PME les plus
fragilisées par la crise, et devrait également injecter 300 M€ dans les fonds
régionaux de capital risque, ainsi que 300 autres millions au financement de
quasi fonds propres sous forme d'obligations convertibles. De son côté, Oseo
devrait réserver 1 milliard d'euros sous la forme de prêts participatifs
(longue durée). Le président a également confirmé la prolongation de
l'exonération de charges patronales dans les entreprises de moins de dix
salariés.
Le président de la commission des
finances du Sénat, a présenté le 3 juin, une demande de clarification sur la
gouvernance et la gestion des caisses de congés payés du bâtiment et des
travaux publics. Créé en 1937, ce régime spécifique est aujourd'hui administré
par 32 caisses qui ont collecté (sur l'exercice 2007-2008), 6,09 milliards
d'euros de cotisations patronales et versé 6,01 milliards d'euros de
prestations de congés payés. Le niveau des réserves a atteint 777 millions
d'euros en 2008, dont 243 millions d'euros de « réserve statutaire »
et 534 millions d'euros de fonds disponibles. Cette trésorerie (réserve et fonds
de roulement) fait l'objet de placements financiers qui ont produit un revenu
de 134 millions d'euros l'an dernier.
Selon
un récent communiqué du ministère du logement, les chiffres concernant la
construction de logements à la fin septembre 2008, montrent une nette
dégradation de l’activité, tout en restant à des niveaux historiquement élevés. Le
nombre de mises en chantier au cours des douze derniers mois est de 385 000
logements ; soit – 11,8 % par rapport aux douze mois précédents, baisse
plus marquée dans le logement individuel (- 13,4 %) que dans le collectif (- 8,8
%). Afin de favoriser la construction des logements, le gouvernement met en
œuvre un programme, qui repose sur quatre actions : lancement d’un programme
d’acquisition en vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) de 30 000 logements,
prioritairement dans les zones où la demande est la plus forte, avec une forte
mobilisation des organismes HLM ; augmentation de 20 000 à 30 000 du nombre
d’opérations financées en Pass-Foncier, avec extension de ce dispositif au
logement collectif ; mobilisation des terrains de l’état et des établissements
publics pour dégager du foncier ; augmentation du plafond du prêt
d’accession sociale (PAS) au niveau du prêt à taux zéro, afin de faciliter
l’octroi de prêts immobiliers par les banques. Un comité de pilotage réunissant
les fédérations professionnelles est mis en place au niveau national sous
l’égide du ministère du logement et de la ville ainsi que des équipes de suivi
au niveau local, sous la direction des préfets.
Parmi les
mesures phares du plan de soutien aux PME, le chef de l’état a proposé
l’exonération de taxe professionnelle (TP) pour tous les nouveaux investissements
industriels jusqu’en 2010. Le plafond de la taxe
professionnelle est actuellement fixé à 3,5 % de la valeur ajoutée ; elle
sert à financer le budget des communes, des départements et des régions, ainsi
que les chambres de commerce et d’industrie. Le président a prévu d’accélérer le
remboursement du crédit impôt recherche, destiné à doper l’innovation des
entreprises, et a également annoncé l’apport de garanties supplémentaires
accordées aux assureurs de crédit pour qu’ils continuent d’apporter aux
entreprises les assurances nécessaires à l’obtention de financements
indispensables à la poursuite de leur activité.
Au cours du troisième trimestre 2008, 11 400
entreprises ont dû déposer le bilan, soit 17.2% de plus que lors du 3ème
trimestre 2007, selon une étude menée par Altares, qui précise que les deux
tiers de ces défaillances (67 %) sont des liquidations directes : 7 694
liquidations judiciaires, et 3 680 redressements judiciaires et 162 procédures
de sauvegarde (contre 121 à la même période de l’an passé). L’augmentation des
défaillances est de 26 % pour les entreprise de 10 à 19 salariés ; de 40 % pour
celles de 20 à 49 salariés ; de 59% pour celles de 50 à 99 salariés ; et de 80
% pour celles de plus de 100 salariés. Selon l’étude, le phénomène touche
l’ensemble des secteurs d’activités, notamment l’industrie, qui enregistre un
taux de défaillances de 23 % sur le 3ème trimestre.